Opinion
5 Avril 2023
L’Acadie doit beaucoup à l’ordre secret
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Rendons à César ce qui appartient à César! Il faut louer le leadership et l’initiative de monsieur Luc J. Doucet, président du Club Richelieu Moncton-Dieppe. Grâce à lui, le film « L’ordre secret » du cinéaste Phil Comeau a été vu et apprécié par au moins quinze cents élèves de deux écoles, Mathieu-Martin et l’Odyssée.
En parlant de leadership, il faut d’abord reconnaître plusieurs hommes acadiens du passé qui ont travaillé dans le silence et dans le secret pour améliorer le sort peu enviable de notre peuple. Ils ont fondé une société appelée l’Ordre de Jacques-Cartier.
Quand cette société a mis un terme à cette bienfaisante entreprise, il y a de cela une soixantaine d’années, la documentation fut précieusement et heureusement conservée. C’est alors que le cinéaste acadien, Phil Comeau, en a profité pour réaliser ce magnifique film.
Si l’Acadie d’aujourd’hui profite d’une plus grande justice et d’une égalité en éducation, en politique et dans plusieurs autres domaines, il faut donner une bonne partie du crédit à nos ancêtres engagés dans cette cause de justice sociale.
Par la suite, le regretté Louis J. Robichaud, qui a été premier ministre de notre province entre 1960 à 1970, s’est largement inspiré de l’esprit et de l’œuvre de La Patente en mettant en marche le programme de chances égales.
Aujourd’hui, dans toutes les régions acadiennes, nous avons des écoles modernes, un système de taxation plus juste, notre propre université, un réseau de collèges communautaires, une province officiellement bilingue qui permet à nos francophones d’y travailler car autrefois les postes étaient surtout comblés par nos compatriotes. Nous profitons d’un quotidien francophone, d’un hebdomadaire, d’un système de santé que nous dirigeons, d’une institution financière qui nous sert bien. Nous avons des écrivains et des artistes de très grande qualité.
En conclusion, j’espère maintenant que tous les élèves du secondaire de notre province aient l’occasion de voir eux aussi le film de Phil Comeau.
Alcide F. LeBlanc
Moncton
