Opinion
3 Avril 2023
Vitalité nous appartient?
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Le 29 mars dernier, Gérald Richard (fiduciaire) et Dre France Desrosiers (direction générale), deux employés du ministre de la Santé, nous annonçaient la publication du rapport trimestriel sous le titre « Vitalité, un réseau qui nous appartient ». Juste le titre nous préoccupe puisqu’il est erroné. Le 15 juillet 2022, le premier ministre, par le biais de son ministre de la Santé, a mis fin au mandat des membres élus et nommés du Conseil d’administration et celui-ci a été remplacé par un fonctionnaire-fiduciaire. Le réseau a ainsi été placé sous tutelle. Dire qu’il nous appartient, c’est loin de vérité!
Dans la section Expérience-Employé, on semble nous dire que le nombre de nouveaux employés est plus grand que celui des départs. Le vice-président, Frederic Finn, a affirmé le contraire pour les infirmier(ère)s immatriculé(e)s lors des « Journées de réflexions prospectives sur la santé en français ». De plus, avoir des offres acceptées ne signifie pas que ces personnes sont en poste.
Le rapport ne parle nullement de l’augmentation démesurée du nombre de personnes au sein de « l’équipe de leadership » et ne publie pas l’organigramme des postes de directions. Là, la bureaucratie a augmenté sensiblement. Plus l’organigramme grossit, plus on s’éloigne des patientes et patients!
Dre Desrosiers vante la note obtenue lors de l’évaluation par Agrément Canada. Elle parle de la conformité globale de 95.4% et de 100% dans 4 secteurs dont la Gouvernance. Dre Desrosiers nous confirme que le premier ministre n’avait aucune raison valable de mettre fin aux mandats des membres du Conseil d’administration, de mettre le réseau sous tutelle et de nommer Gérald Richard!
Ce rapport ne peut pas et ne doit pas être considéré comme un exercice de transparence. Le réseau nous appartiendra (la communauté linguistique acadienne et francophone) seulement lorsque nous en aurons la gestion et la gouvernance comme nous y avons droit.
Jacques Verge
Dieppe
