Opinion
21 Mars 2023
Célébrons notre fierté sans oublier les défis
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Depuis 1989, soit depuis 33 ans, dans notre province, nous célébrons une semaine spéciale au cours de laquelle notre langue et notre culture françaises prennent une plus grande valeur car ces deux éléments nous unissent, nous distinguent et nous enrichissent.
Dans le passé, les élèves ne pouvaient pas profiter de manuels de classes en français, le personnel enseignant n’avait pas non plus la compétence que l’on note de nos jours. Nos écoles n’avaient pas de belles et grandes bibliothèques, ni de laboratoires ou de gymnases modernes ainsi que de nombreux autres avantages éducatifs.
De nos jours, de plus en plus, certaines communautés diminuent en population alors que dans d’autres, c’est le contraire. On accueille un peu partout des nouveaux arrivants qui ne parlent pas encore notre langue. Évidemment, cela exige de l’accommodement pédagogique et du travail supplémentaire.
Il y a d’autres facteurs à mentionner. Est-ce que les élèves, avec leurs outils technologiques, communiquent surtout en anglais avec leurs amis?
Est-ce que l’affichage dans nos villes et communautés représente la réalité linguistique du milieu? Cette seule et simple question mérite d’être posée car elle neutralise les efforts de nos enseignants qui s’évertuent à motiver les jeunes à bien valoriser la langue française.
Les familles reçoivent-elles surtout les revues, les hebdos ou les journaux écrits en français appuyant ainsi le travail du personnel scolaire? Est-ce que les médias, au foyer, comme la radio ou la télévision, sont surtout utilisés en faveur de notre langue?
Terminons cette courte lettre. Pas si longtemps passé, les francophones de notre province représentaient à peu près 34 pour cent de la population totale. Actuellement, elle atteint à peine les 30 pour cent. Comment y remédier? Certains pensent qu’il faut encourager l’immigration. A-t-on pensé à une autre idée, soit celle de faire plus d’enfants?
À tous et à toutes, bonne semaine de fierté française sans oublier les nombreux défis.
Alcide F. LeBlanc
Moncton
