Le CACD fête son 15e anniversaire et lance une saison 2026-27 haute en couleurs
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Jeudi 4 juin, le Centre des arts et de la culture de Dieppe a dévoilé sa programmation pour la saison 2026-2027.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Selon Fernande Paulin, présidente du conseil d’administration de l’institution culturelle, « Le centre est aujourd'hui un véritable parcours culturel où les artistes créent, où le public se rencontre et où les communautés se rassemblent. La saison que nous vous dévoilons aujourd'hui reflète cette évolution. Elle témoigne de notre volonté de proposer une œuvre culturelle diversifiée, accessible et rassemblée, tout en continuant à soutenir les artistes d'ici et à faire rayonner la richesse de la culture acadienne et francophone. »
Le spectacle d’ouverture aura lieu vendredi 11 septembre à 19h30. C’est au duo formé par Isabelle Cyr et Yves Marchand que reviendra l’honneur d’ouvrir en musique le bal que Jacques Surette viendra conclure le 24 juin 2027.
Entre-temps, plusieurs têtes d’affiche se succéderont sur les planches de la salle La Caserne. Parmi celles-ci, Lina Boudreau présentera Noël Lounge vendredi 4 décembre, puis ce sera au tour du jeune prodige Mathias Goguen pour une soirée de conte et de musique samedi 23 janvier.
Sur le flanc humoristique, Jean-François Mercier lancera un « avis d’ébullition » le 24 septembre et, dans un spectacle sans tabou ni gêne sur la parentalité, Gabrielle Caron viendra raconter le 19 février qu’elle a fait « deux humains ».
Séverine Fox
La directrice générale Séverine Fox souligne la présence de piliers récurrents dans cette programmation, parmi lesquels le Pays de la Sagouine, la Ligue d’improvisation et l’Ensemble de jazz de l’Université de Moncton. Elle pointe également certaines nouveautés qui l’ont impressionnée.
« Caroline Raynaud (le 8 mars 2027), c’est un gros coup de cœur que j’ai eu et qui, avec son spectacle « Le téton tardif », livre de façon ironique et dramatique son angoisse de devenir mère. Il y aura aussi, le 28 avril, un théâtre immersif qui s’appelle Hudu pour le jeune public et le public neurodivergent. »
15 ans, 15 artistes
Mme Fox rappelle que le CACD n’abrite pas qu’une salle de spectacle ; c’est aussi un lieu d’exposition et de création plurielle tout au long de l’année.
Une exposition spéciale est consacrée au 15e anniversaire de l’institution, et 15 artistes ont chacun offert une œuvre mise aux enchères dans le cadre d’un encan silencieux. Celui-ci a lieu en ligne (www.32auctions.com/EncanSilencieuxCACD) et prendra fin jeudi 11 juin.
« Notre partenaire Daniel Chiasson, de la galerie Art-Artiste, nous a fait le cadeau de surprise de nous offrir une exposition. C'est un concept binaire avec 15 artistes représentatifs de ce que vous pouvez voir dans sa galerie, c'est-à-dire qu'il y a 15 œuvres différentes et 15 expressions particulières », ajoute Séverine Fox.
« Cette maison est un espace de création quasiment à ciel ouvert, poursuit-elle. On ne présente pas que seulement des artistes, mais on leur donne aussi les moyens ici de créer à Dieppe. » La directrice générale de ce hub créatif cite notamment des ateliers de sculpture, d’introduction à la céramique, de photographie et d’écriture (slam/poésie).
Il est possible d’adhérer au CACD pour 45 $ par an. La carte de membre offre accès à des avantages notables dont des préventes exclusives et des rabais sur les spectacles, mais aussi chez les partenaires comme le Café Zyriab, l’Atelier Tony et le Marché des fermiers de Dieppe.
Madeleine, la véritable Évangéline ?
Le dévoilement de la programmation s’est conclu sur une prestation musicale du chanteur néo-écossais Trevor Murphy, dont le nom de scène est Sluice et que nous avons présenté dans notre édition du 26 novembre dernier.
Trevor Murphy
Le 29 avril 2027, Sluice se produira sur la scène de La Caserne pour raconter en musique des histoires acadiennes de la Nouvelle-Écosse. Une authentique héroïne de la Déportation, qui n’est pas fictive comme Évangéline, sera mise à l’honneur. Son nom : Madeleine d’Entremont. Elle a échappé à la Déportation à deux reprises et vivait dans le secteur de Pubnico qui s’appelait alors Pombcoup.
« C’est une histoire qui m’a beaucoup touché. Je voulais vraiment trouver des histoires de chez nous que j'aurais voulu savoir en grandissant qui m'auraient été accroché un petit peu pour être plus fier de la place où j'ai grandi (Par-en-bas, NDLR) », a-t-il dit au public présent.
La programmation complète peut être consultée en ligne à l’adresse centredesartsdieppe.ca.
