Culture
25 Novembre 2025
La révolte de 1875 reprend vie sur les planches
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La pièce Les Émeutiers du Théâtre populaire d’Acadie, écrite par Sylvio Boudreau et inspirée des événements tragiques survenus à Caraquet en 1875, sera présentée au Théâtre l’Escaouette de Moncton les 4 et 5 décembre prochains.
Michel C. Belliveau
Le Moniteur Acadien
L’année 2025 marque le 150e anniversaire des émeutes de Caraquet, un moment déterminant dans la lutte des Acadiens pour une éducation en français. Ces événements ont cristallisé l’opposition farouche à la Loi des écoles communes de 1871, qui instaurait un système scolaire public et non confessionnel.
La pièce plonge le public au cœur de cette réforme controversée et invite à réfléchir à ses impacts sur la communauté et à la responsabilité collective de préserver ce qui nous définit. Les Émeutiers met en lumière les tensions sociales de l’époque, autant du côté des hommes impliqués dans les émeutes que de celui des femmes qui ont soutenu la communauté pendant l’emprisonnement des leurs.
La mise en scène de cette œuvre historique est signée Allain Roy. La distribution réunit des artistes professionnels, dont Gabriel-Vincent Deslauriers, Émile Dugas, Zacharie Cassista Landry, Tony Murray et Claire Normand.
En entrevue téléphonique, le comédien Zacharie Cassista Landry nous a confié sa fierté d’incarner Sinaï Paulin. Diplômé en art dramatique de l’Université de Moncton, il a également joué pendant huit saisons au Pays de la Sagouine.
À l’heure où la langue française demeure fragilisée, cette pièce rappelle la détermination des Acadiens de l’époque et la force d’une communauté unie pour défendre ses droits et préserver son héritage.
Les Émeutiers est à voir lors de son passage dans notre région du Sud-Est, un rendez-vous théâtral incontournable pour mieux comprendre notre histoire.
Contexte sociopolitique
En 1871, le gouvernement de George E. King présente un projet de loi à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, la Common School Act. Cette loi vise à réformer le système d'éducation publique. Le projet de loi est adopté le 5 mai 1871.
Appuyés par les Irlandais de la province, quelques députés et le clergé, les habitants protestent et demandent un réseau d'écoles catholiques. Ils se révoltent contre les partisans de la loi et les marchands anglais. Cela dégénère en des émeutes à Caraquet. La police intervient avec l'aide d'une milice et de l'armée. Il y a deux morts le 27 janvier 1875: John Gifford, un milicien de 22 ans venu de Newcastle, et Louis Mailloux, 17 ans.
Michel C. Belliveau
Le Moniteur Acadien
L’année 2025 marque le 150e anniversaire des émeutes de Caraquet, un moment déterminant dans la lutte des Acadiens pour une éducation en français. Ces événements ont cristallisé l’opposition farouche à la Loi des écoles communes de 1871, qui instaurait un système scolaire public et non confessionnel.
La pièce plonge le public au cœur de cette réforme controversée et invite à réfléchir à ses impacts sur la communauté et à la responsabilité collective de préserver ce qui nous définit. Les Émeutiers met en lumière les tensions sociales de l’époque, autant du côté des hommes impliqués dans les émeutes que de celui des femmes qui ont soutenu la communauté pendant l’emprisonnement des leurs.
La mise en scène de cette œuvre historique est signée Allain Roy. La distribution réunit des artistes professionnels, dont Gabriel-Vincent Deslauriers, Émile Dugas, Zacharie Cassista Landry, Tony Murray et Claire Normand.
En entrevue téléphonique, le comédien Zacharie Cassista Landry nous a confié sa fierté d’incarner Sinaï Paulin. Diplômé en art dramatique de l’Université de Moncton, il a également joué pendant huit saisons au Pays de la Sagouine.
À l’heure où la langue française demeure fragilisée, cette pièce rappelle la détermination des Acadiens de l’époque et la force d’une communauté unie pour défendre ses droits et préserver son héritage.
Les Émeutiers est à voir lors de son passage dans notre région du Sud-Est, un rendez-vous théâtral incontournable pour mieux comprendre notre histoire.
Contexte sociopolitique
En 1871, le gouvernement de George E. King présente un projet de loi à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, la Common School Act. Cette loi vise à réformer le système d'éducation publique. Le projet de loi est adopté le 5 mai 1871.
Appuyés par les Irlandais de la province, quelques députés et le clergé, les habitants protestent et demandent un réseau d'écoles catholiques. Ils se révoltent contre les partisans de la loi et les marchands anglais. Cela dégénère en des émeutes à Caraquet. La police intervient avec l'aide d'une milice et de l'armée. Il y a deux morts le 27 janvier 1875: John Gifford, un milicien de 22 ans venu de Newcastle, et Louis Mailloux, 17 ans.
