Culture
2 Mai 2023
Paul André Babin expose à Miramichi jusqu’au 5 juin
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Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Paul André Babin, artiste de Shediac Cape, expose ses plus récentes peintures à la Galerie ARTcadienne du Carrefour Beausoleil de Miramichi. Intitulé Plasticose, l’exposition est constituée de dix tableaux grand format créés avec des peintures, de la résine et des bouchons de liège recycler.
M. Babin a ajouté des bouchons synthétiques nouvelle génération, qui représentent un modificateur génétique. L’ingestion de déchets plastique cause chez des oiseaux marins une nouvelle maladie qui est maintenant décrite pour la toute première fois dans la littérature scientifique, la plasticose.
«J’étais au courant depuis longtemps que les océans étaient bourrés de plastiques et que ceux-ci se décomposaient en fines particules. Alors, quand j’ai lu que les scientifiques avaient donné le nom de «plasticose» à cette maladie détectée chez les puffins à pieds pâles, je n’étais pas surpris. Cela veut certainement dire que le plastique est présent dans les poissons que nous mangeons», s’inquiète l’artiste.
Il ajoute que les particules de plastiques ne sont pas présentes que dans les océans, mais aussi dans les cours d’eau douce. Elles contaminent même l’atmosphère, se retrouvent dans l’air que les gens respirent. Seulement 9% du plastique produit à l’échelle mondiale est recyclé, avance Paul André Babin. En tant qu’artiste, il espère sensibiliser le public et l’inciter à recycler et à réduire ses achats de produits emballés.
«En créant des œuvres visuelles qui persistent dans le temps, cela donne l’occasion aux artistes d’expliquer leurs démarches et de sensibiliser les gens à cette réalité», dit-il.
Le vernissage a eu lieu vendredi 28 avril. L’exposition se poursuit au Carrefour Beausoleil jusqu’au 5 juin. Elle fait suite à l’exposition Privi-Liège qui a eu lieu en novembre et décembre 2022 à Saint-Jean. En attendant de poser ses toiles ailleurs, Paul André Babin poursuit son travail sur des œuvres de cette série. Chez lui, au cœur d’un écosystème fragilisé par les changements climatiques, c’est pensif qu’il contemple son environnement naturel en mutation.
«La tempête post-tropicale Dorian en 2019 fut pour moi l’événement déclencheur car mon sous-sol a été inondé. Quand ça nous touche personnellement on ne peut pas ignorer et être sensibilisé à la cause. Je remarque aussi qu’il y a moins d’insectes et d’oiseaux. Ça crée un vide dans ma cour en campagne», déplore-t-il.
