Fondation du Collège Saint-Joseph - Cinq personnalités honorées à Memramcook
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Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
La Fondation du Collège Saint-Joseph inc. a honoré cinq personnalités dimanche au Monument Lefebvre, à Memramcook, lors de sa 13e cérémonie de reconnaissance des anciens et anciennes de renom du Collège et de l’Université Saint-Joseph ainsi que du Collège Notre-Dame-d’Acadie.
Marie-Hélène Allain, artiste et sculptrice; Léonard Goguen, professeur; Gérald Gosselin, enseignant et acteur; Michel Richard, administrateur au Collège de Dieppe; et Jean-Guy Robichaud, administrateur et entraîneur sportif dans la Péninsule acadienne, ont reçu leur certificat de reconnaissance devant leurs proches et des personnes honorées lors de cérémonies précédentes.
Reconnue pour ses sculptures sur pierre, Marie-Hélène Allain voit dans ce matériau un complice de sa démarche lente et rêveuse. Passionnée par l’enseignement, elle aime transmettre ses connaissances et s’exprimer par les arts visuels. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections au Canada, aux États-Unis et en Europe. Sa démarche vise à donner vie à la matière inerte et à explorer la symbolique de la pierre en l’associant à d’autres matériaux.
Les joueurs et le personnel de soutien de l’équipe de hockey de l’Université Saint-Joseph des années 1958 à 1963 ont été honorés dimanche au Monument Lefebvre. Certaines personnes étaient absentes. Les joueurs étaient Roch Archambault, Gustave Belzile, Donald E. Cormier, Keith Coughlan, Rosaire Couturier, Oscar Duguay, Roger Fournier, Eugène Gene Gaudet, Louis-Arthur Gaudet, Oscar Gaudet, Alfred LeBlanc, Donald à Éric LeBlanc, Normand à Antoine LeBlanc et Raoul Thériault. Le personnel de soutien comprenait Gesner Boudreau, Roger DeMontigny, Fernand Arsenault, Robert Gaudet, Roland Gendron, Eugène à Cliffé (Gene) LeBlanc et Jean J. Gaudet. (Photo : Normand A. Léger)
« Je tiens à remercier la Fondation pour cette reconnaissance, a déclaré Marie-Hélène Allain, originaire de Sainte-Marie-de-Kent. Je dois aussi souligner les personnes éducateurs et éducatrices qui ont lutté au début pour l’éducation et ceux qui ont encore du pain sur la planche aujourd’hui. Merci à ceux qui sont venus célébrer avec moi. »
Né à Saint-Paul-de-Kent, Gérald Gosselin est le 11e enfant de sa famille. Son arrière-grand-père Charles a été le premier à enseigner en français au niveau collégial dans la province. Gérald Gosselin a consacré de nombreuses années à l’enseignement et a dirigé l’école de Saint-Paul-de-Kent. Également acteur, il a été nommé meilleur acteur-comédien du Nouveau-Brunswick en 1954. Il a fondé l’Association des familles Gosselin du Nouveau-Brunswick en 1994. Doué pour la musique, il joue encore aux quilles à 94 ans et vient de publier un livre sur la famille Gosselin de Sweeneyville.
« Merci pour cet honneur. Je suis content de ceci », a déclaré Gérald Gosselin, 94 ans.
Originaire de Cocagne, Léonard Goguen a enseigné la psychologie à l’Université de Moncton. Il est revenu en Acadie en 1973, au moment de la création de la Faculté des sciences de l’éducation, et a passé 30 ans à l’Université de Moncton. Il a contribué au développement de l’enfance, à l’éducation des enfants exceptionnels, à l’adaptation scolaire, à l’intégration et à l’inclusion scolaires ainsi qu’à l’éducation des élèves surdoués. Il a également siégé au sein de nombreux organismes.
« Merci aux professeurs passionnés que nous avons eus, a souligné Léonard Goguen. Nos professeurs nous ont fait confiance et ont dit que nous pouvions étudier et faire une différence. Le père Blanchard était passionné de l’histoire et parlait du Moyen Âge et nous donnait l’impression qu’il était là. Ils voyaient du potentiel dans nous et je n’étais pas toujours convaincu de ce qu’il disait. Un merci aux collègues qui sont ici. »
Natif de Richibucto, Michel Richard a été le premier directeur du Collège communautaire de Dieppe, fondé au début des années 1980. Il a aussi enseigné les métiers à l’école Clément-Cormier de Grand-Bouctouche de 1972 à 1977. Chargé de concevoir, de structurer et de mettre sur pied un établissement collégial francophone dans le sud-est de la province, il a contribué à l’ouverture du CCNB-Dieppe. La région ne comptait alors aucun collège francophone. Ce projet a représenté son plus grand défi en raison des oppositions qu’il a suscitées.
« Permettez-moi d’exprimer ma sincère appréciation envers la Fondation, a déclaré Michel Richard. J’ai consacré toute ma carrière au développement de l’enseignement professionnel, du niveau secondaire jusqu’au niveau collégial. L’enseignement technique et professionnel était presque inexistant avant l’arrivée des polyvalentes. Mon mandat de développer des programmes d’études professionnelles en français a mené à la mise en œuvre de plus de 20 programmes d’études en français pour le secondaire, et le deuxième cycle. Ces programmes ont permis aux élèves francophones de la province d’avoir accès à une formation technique et professionnelle dans leur langue. »
Lors de la 13e cérémonie de reconnaissance des anciens et anciennes de renom du Collège Notre-Dame-d’Acadie ainsi que du Collège et de l’Université Saint-Joseph, on voit, de gauche à droite : Jean Gaudet, président de la Fondation; Marie-Hélène Allain, artiste et sculptrice; Léonard Goguen, professeur; Gérald Gosselin, enseignant et auteur; Michel Richard, administrateur au Collège de Dieppe; Jean-Guy Robichaud, administrateur et entraîneur sportif; et Mgr André Richard, de la Fondation. (Photo : Normand A. Léger)
Jean-Guy Robichaud a contribué à l’organisation des sports et au développement de l’éducation physique dans la Péninsule acadienne. Natif de Shippagan, il a surtout vécu à Caraquet. Il a mis sur pied des équipes de baseball et de hockey et en a entraîné certaines. Actif au volleyball, il a notamment eu pour élève l’olympien Marc Albert. Ses équipes féminines de volleyball ont remporté plusieurs championnats. Il s’est aussi engagé dans le sport à l’échelle provinciale et a obtenu des certifications d’entraîneur.
« J’ai été engagé dans le baseball, le hockey et le volleyball et je n’ai jamais regretté de m’être impliqué, a raconté Jean-Guy Robichaud. C’était comme un devoir communautaire. C’est Léonard Gaudet qui m’a dit ceci, comme ministre des sports, tu es correct, en d’autres mots, tu fais bien. Tu devrais penser à devenir enseignant en éducation physique. Ce n’était pas très connu dans la région. À ma première école, le directeur ne savait pas ce que c’était l’éducation physique. Des personnes m’ont influencé dans la vie, comme mon père, le docteur John Maher et d’autres à l’Université du Nouveau-Brunswick. J’ai eu la chance d’apprendre des professionnels. Le sport s’étudie, s’apprend et cela s’enseigne. J’ai toujours fait cela. J’ai voulu transmettre mes connaissances aux autres. »
Après la cérémonie, les personnes présentes ont partagé un goûter au café du Monument Lefebvre.
La cérémonie a également permis de rendre hommage aux joueurs et au personnel de soutien de l’équipe de hockey de l’Université Saint-Joseph des années 1958 à 1963. Certaines personnes étaient absentes. Les joueurs étaient Roch Archambault, Gustave Belzile, Donald E. Cormier, Keith Coughlan, Rosaire Couturier, Oscar Duguay, Roger Fournier, Eugène Gene Gaudet, Louis-Arthur Gaudet, Oscar Gaudet, Alfred LeBlanc, Donald à Éric LeBlanc, Normand à Antoine LeBlanc et Raoul Thériault. Le personnel de soutien comprenait Gesner Boudreau, Roger DeMontigny, Fernand Arsenault, Robert Gaudet, Roland Gendron, Eugène à Cliffé (Gene) LeBlanc et Jean J. Gaudet.
