Valores : un projet d’atténuation de l’érosion riveraine à Bouctouche
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La Ville de Grand-Bouctouche s’est associée à l’Institut Valores, un institut de recherche sur les zones côtières, pour poursuivre son projet d’atténuation de l’érosion riveraine. Le public avait été invité à l’activité communautaire de protection des berges qui a eu lieu le 3 septembre, le long de la rive près de la passerelle Dr Paul-Émile-Leblanc à Bouctouche.
Jean-Paul LeBlanc
Le Moniteur Acadien
Jean-Claude Babineau, maire adjoint de la municipalité, précise que ce projet a été rendu possible grâce à une subvention de 45 000 $ du Fonds en fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick.
Hadjer Elkhanssaa Djouahra, professionnelle de recherche chez Valores, explique que «l’objectif est de protéger la berge ainsi que les infrastructures municipales avoisinantes, notamment le pont, la passerelle et les bâtiments situés à proximité. Il importe de souligner que cette démarche a pu voir le jour grâce à l’engagement dont a fait preuve la Ville de Grand-Bouctouche tout au long du processus.»
Elle ajoute que «le site avait été sélectionné parmi les secteurs à risque d’érosion et d’inondation identifiés dans le plan d’adaptation aux changements climatiques de la municipalité en 2020. »
Ce projet s’inscrit aussi dans la continuité d’une collaboration déjà entamée avec Grand-Bouctouche : l’an dernier, des travaux similaires avaient été réalisés près de la lagune, et les solutions retenues y avaient démontré de bons résultats.
«Pour cette phase-ci, Valores a choisi d’installer des matériaux fondés sur la nature afin de lutter contre l’érosion. Des boudins de fibre de coco et des boudins de sphaigne ont d’abord été installés pour absorber l’énergie des vagues. Un géotextile ainsi qu’un mur en branches d’environ 20 mètres ont ensuite été mis en place pour retenir le sol. Enfin, des plants indigènes du Nouveau-Brunswick, dont des saules, des rosiers et de la spartine, ont été ajoutés le long de la rive : le temps qu’ils s’enracinent, ces structures maintiennent le sol en place, jusqu’à ce que les racines prennent elles-mêmes ce rôle.»
Jean-Claude Babineau indique que la municipalité veut poursuivre ce projet au cours des prochaines années et souhaite que des subventions soient encore disponibles.
