Des souliers dans les airs !
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Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
En roulant en voiture ou tout simplement en marchant sur le trottoir du boulevard Irving, à la hauteur du concessionaire Kent Motors, à Bouctouche, on aperçoit qu’une paire d’espadrilles est curieusement accrochée autour d’un fil qui relie deux poteaux électriques, aux deux côtés de la rue. Mais comment est-ce possible, et pourquoi? Quelques théories qui expliqueraient ce phénomène connu sous le nom ‘Shoefiti’ et qui suscite de nombreuses spéculations. À titre d’exemple, il se pourrait que ce soit un geste d’un humain qui veut commémorer ou rendre un hommage en souvenir d’un défunt être cher qui habitait dans cette région. C’est effectivement une pratique curieuse qui existe apparemment dans plusieurs pays. Ses significations varient selon les contextes. Mais suspendre une paire de chaussures en hauteur serait aussi un moyen efficace de jouer un mauvais tour à quelqu’un, notamment lorsqu’il s’agit d’une personne qui s’est fait voler ses souliers, ses bottes ou peut-être ses sabots!
Une échelle s’avère toutefois nécessaire pour quiconque voudrait récupérer ces chaussures sur une ligne électrique haute d’une dizaine de mètres. Mais attention! Vous risqueriez du même coup d’y laisser vos deux mains ou même de vous faire projeter à une vitesse terrifiante vers deux rues plus loin par un vilain courant électrique! Une suggestion: Au lieu d’accrocher des chaussures en suspension dans les airs, que ce soit sur un fil électrique, au fait d’un clocher d’église ou ailleurs dans le ciel, pourquoi pas les offrir en cadeau au Vestiaire St-Jean-Baptiste, au 66, avenue de la Rivière, à Bouctouche? Quelqu’un pourrait sûrement s’en servir.
