Malgré le prix de l’essence, le tourisme garde le cap dans Kent
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En dépit de l’inflation et de la hausse du prix de l’essence, plusieurs intervenants du secteur touristique dans le comté de Kent abordent la saison estivale avec optimisme. Des campings aux attractions phares comme le Pays de la Sagouine et l’Éco-centre Irving, les réservations et l’achalandage demeurent encourageants.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Natif de Paris, l’entrepreneur Serge Maury brasse les affaires depuis plusieurs années à Saint-Édouard-de-Kent. En 1995, Serge et sa conjointe Denise Boucher, originaire de Grande-Digue, ont fait l’acquisition d’une ferme familiale dans ce village côtier situé sur la route 475, dans la paroisse de Sainte-Anne-de-Kent, et à seulement quelques kilomètres de Bouctouche.
Serge Maury s’attend d’accueillir de nombreux campeurs cet été à Saint-Édouard. (Photo : Evérard Maillet)
«Nous sommes devenus les propriétaires de la première ferme à pouvoir vendre de l’alcool et à cultiver des raisins au Nouveau-Brunswick», a dit d’emblée M. Maury. De fil en aiguille, la réputation du vignoble des Maury connaissait une ascension encourageante, ce qui leur attirait de plus en plus de clients provenant d’ici et là dans la province et d’ailleurs. De plus, des dégustations de vins étaient offertes sur les lieux, ainsi que des visites guidées dans les champs et un “camping à la ferme” qui donne accès à la plage sablonneuse longeant le détroit de Northumberland. “Nous avons donc produit notre première bouteille de vin en l’an 2000”, se souvient l’homme d’affaires.
Il y a quelques années, en raison de diverses circonstances, Serge Maury a mis fin à son entreprise de cultures de raisins. Aujourd’hui, Serge et Denise exploitent principalement un terrain de camping en pleine campagne, tout près de la mer. Sur le plan touristique, le commerce ‘Chez les Maury Camping’ figure parmi les mieux réputés et fréquentés dans la province.
Néanmoins, à savoir s’il s’attend à ce que les campeurs soient encore une fois nombreux en cette nouvelle saison touristique, étant donné que le prix de l’essence est tout près de franchir la barre de deux dollars le litre, l’ancien vigneron garde espoir et optimisme en étant prêt à accueillir autant de touristes que par les années précédentes.
“Nous avons trente lots de camping et nous sommes particulièrement très occupés pendant la période des vacances de la construction au Québec car 90 pour cent de nos campeurs sont des Québécois. Mais nous recevons aussi des gens d’autres provinces”, dit-il.
Selon Serge Maury, les visiteurs sont surtout éblouis, voire surpris, par la tranquillité qui règne dans cette région acadienne. “Ils apprécient également l’accès à la plage directement de l’autre côté de la ferme de camping”, soutient-il.
PAYS DE LA SAGOUINE
La directrice générale et directrice artistique du Pays de la Sagouine se dit très optimiste en ce qui a trait à la saison estivale 2026, du 21 juin au 6 septembre. “Les tendances observées ce printemps s’avèrent encourageantes: hausse des ventes, augmentation du nombre de réservations de groupes et d’appels, de nombreux courriels de visiteurs ayant des questions sur la prochaine saison, ainsi qu’une forte activité sur nos différentes plateformes, notamment les médias sociaux et le site web”, nous fait part Monique Poirier.
Qui plus est, de nombreux visiteurs de 2025 auraient manifesté leur ferme intention de revenir en 2026. “Nos initiatives de marketing et nos rencontres avec le public nous ont également permis de constater que plusieurs visiteurs canadiens prévoient encore passer leurs vacances au Canada cet été”, annonce Mme Poirier.
Au total, en tenant compte des saisons de printemps, d’été, d’automne et de Noël, ainsi que d’Akadi Lumina, le Pays de la Sagouine a accueilli plus de 97 000 visiteurs. “Il s’agit d’une tendance à la hausse que nous espérons évidemment maintenir en 2026”, précise-t-elle, tout en souhaitant la plus cordiale bienvenue à tous les visiteurs de près et de loin qui voudront saluer l’incontournable Citrouille et les autres populaires personnages.
ÉCO-CENTRE IRVING
L’Éco-centre Irving-La Dune de Bouctouche, à Saint-Édouard-de-Kent, est une destination touristique parmi les plus prisées au Nouveau-Brunswick. Chaque année, une foule de visiteurs provenant de partout au Canada, ainsi qu’ailleurs dans le monde, font étape à ce site en pleine nature afin de découvrir un écosystème doté d’une beauté naturelle.
En dépit d’un taux d’inflation grimpant et du prix élevé de l’essence, la directrice Joanne Jaillet demeure néanmoins confiante que la popularité de l’Éco-centre leur amènera autant, si non plus, de vacanciers et de gens locaux durant l’année.
«Selon nos plus récentes statistiques, le nombre de visiteurs à ce jour dépasse le chiffre de l’an passé, compte tenu que la semaine dernière, soit la longue fin de semaine, 3 000 personnes ont franchi l’entrée du site en seulement trois jours», indiquant d’un seul élan que l’année 2025 affichait un record de 209 000 visiteurs.
SAINT-LOUIS-DE-KENT
Ailleurs dans Kent, les visiteurs affluent en grand nombre à Saint-Louis-de-Kent où flotte le plus gros drapeau acadien au monde. La Grotte est également très fréquentée – pas moins de 1200 visiteurs par année – et demeure un lieu de mémoire, de foi, de culture et d’identité acadienne. En fait, il s’agit également d’un arrêt essentiel pour les pèlerins, historiens et amoureux du patrimoine acadien.
