Communauté
27 Mai 2024
Des Acadiens de Nouvelle-Angleterre se rassemblent pour un tournoi de hockey
- Partager
La deuxième édition annuelle du tournoi de hockey à la mémoire de Ted (Ti-Ted) Doiron a eu lieu en fin de semaine dernière au Centre JK Irving. Rappelons que Ted, dont ses parents sont Télesphore (communément Ted) et Marguerite Doiron, de Bouctouche, est décédé aux États-Unis en 2022, emporté par la maladie du légionnaire. Les joueurs des deux équipes américaines, des amis du regretté Ted (junior), ont pris part à ce populaire tournoi. La plupart de ces joueurs sont des Acadiens demeurant depuis des décennies dans les États de la Nouvelle-Angleterre.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Le Moniteur Acadien a rencontré trois de ces hockeyeurs américains, Acadiens originaires du comté de Kent. Tous ont, gravé au fond du cœur, un profond attachement affectif à leur région natale.
On voit les quatre équipes, deux des États-Unis et deux du Canada, ayant pris part au tournoi de hockey à la mémoire de feu Ted Doiron. Toutes les parties de catégorie gentilhomme ont été disputées en fin de semaine dernière au Centre JK Irving. (Photo : Evérard Maillet)
Joe (Joseph) Nowlan, autrefois de Saint-Joseph-de-Kent, est le cadet d’une famille de dix garçons. Après avoir complété ses études à l’école Clément-Cormier, il s’est inscrit au Collège communautaire. À un moment donné, Joe a rencontré sa future épouse Linda Bourgeois, une Américaine de Waltham, et c’est pourquoi il a choisi de déménager aux États-Unis où l’heureux couple s’est marié en 1993. Joe allait désormais y faire carrière dans le domaine de la construction. “C’est grâce au hockey que j’ai bien connu mon grand ami Ted, qui était un bon plâtrier d’expérience, et que nous honorons par ce tournoi à Bouctouche” a expliqué M. Nowlan, aujourd’hui âgé de 54 ans et demeurant à Gardner.
Père de deux enfants, Joe Nowlan est propriétaire d’un chalet à Saint-Joseph. “Il fait beau en Acadie et je m’en viens ici en vacances à raison de deux à trois fois par année. À Waltham, j’étais membre d’un ‘French Club’ qui est un lieu de rencontres pour les Français. C’est un moyen de fraterniser avec d’autres Acadiens car les activités sociales en français sont plutôt rares par là”, dit-il, notant d’un seul élan qu’il a l’intention de passer de trois à quatre mois par année en Acadie aussitôt qu’il entamera sa retraite.
Quant à Billy Saulnier, du Maine, il anticipe une retraite bien méritée dans le comté de Kent après plusieurs années de résidence dans le pays de l’oncle Sam. À savoir pourquoi il travaille depuis longtemps dans le pays voisin du Canada, il répond qu’à l’époque plusieurs autres Acadiens se dirigeaient vers les États-Unis en quête d’un emploi. “Mon père m’avait dit que pour apprendre un métier il y avait plus d’opportunités du côté américain, et surtout que ça payait bien en ce temps-là”, confie M. Saulnier.
Pour sa part, Jerry Maillet, issu d’une famille originaire de Sainte-Anne-de-Kent, occupe également un emploi dans le domaine de la construction, à Leominster, mais il rêve d’un retour permanent dans son patelin acadien. “En quelque temps, j’espère qu’on pourra s’en revenir pour de bon”, annonce M. Maillet avec un sourire en coin.
