Communauté
10 Octobre 2023
Le Comité des Grands Cœurs montre son soutien aux Premières Nations
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Le Moniteur Acadien
Le Comité des Grands Cœurs trouve que la Journée du chandail orange est une manière montrer son amitié et sa solidarité envers les peuples autochtones.
« C’est très important de reconnaître que les Acadiens et les Autochtones étaient des amis avant la Déportation des Acadiens, dit l’enseignante de 5e année Chantal Bourque. Par la suite, ce sont les Autochtones qui ont été ciblés par les Anglais lorsque le Premier ministre du Canada, John A. MacDonald, a créé le système des pensionnats pour ‘tuer l’indien dans l’enfant’, comme il disait. Il voulait changer les peuples autochtones en personnes de race blanche. Il voulait leur enlever leur culture, leurs coutumes, leur langue, leur force comme un peuple en séparant les enfants de leurs familles. La Déportation des Acadiens et les pensionnats étaient des attaques envers les Acadiens et les Autochtones en séparant les familles pour détruire les peuples. »

Au bout du chemin du Cap-Bimet, il y a un cimetière dont les pierres tombales affichent, côte à côte, des noms Acadiens et Autochtones, ce qui démontre l’unité des deux peuples.
« À l’origine du chandail orange, il y a l’histoire d’une jeune fille de six ans qui avait reçu un beau chandail orange de sa grand-mère pour commencer l’école. Elle était tellement heureuse de commencer l’école, mais lorsqu’elle arriva au pensionnat, les enseignantes lui ont enlevé son chandail orange. Ils ont lavé les enfants pour essayer d’enlever le brun de sa peau, couper les cheveux qui est sacré pour leur peuple, enlever leur nom et donné un numéro. Les enfants étaient mal nourris, ils mangeaient du gruau pour le déjeuner, s’ils ne le mangeaient pas ou qu’ils le vomissaient, ils devaient le manger de nouveau. Ils étaient frappés lorsqu’ils parlaient leur langue, ils subissaient de l’abus physique, émotionnel et sexuel. C’est un traumatisme pour ce peuple », estime Mme Bourque.
Le Comité des Grands Cœurs a produit des chandails de ‘’Chaque Enfant Compte’’ pour les vendre pour que l’école Père Edgar-T.-LeBlanc (PETL) soit tout en orange. Les profits seront reversés pour aider l’école PETL et l’école de la Première Nation d’Elsipogtog à vivre un échange culturel entre leurs classes respectives de 5e année.
Renseignements auprès de Chantal Bourque à l’adresse ou par téléphone en appelant le (506) 533-3370.
