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31 Juillet 2023
L’Acadie s’est souvenue le 28 juillet
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Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
Vendredi dernier, le 28 juillet, était le Jour de Commémoration du Grand Dérangement. Comme tous les ans, plusieurs personnes se sont réunies pour l’occasion au Monument de l'Odyssée acadienne à Dieppe, mais aussi ailleurs dans le monde.
(Les nombreuses personnes réunies au Monument de l’Odyssée acadienne pour le Jour de commémoration. Photo : Normand A. Léger)
Organisée par la Fédération des associations des familles acadiennes, l’événement s’est déroulé en présence de représentants de nombreuses familles acadiennes à Dieppe qui ont déposé des fleurs au pied du monument. Après un moment de silence et de recueillement, les cloches ont sonné à 17 h 55. Il y a 267 ans, la vie de plus de 13 000 Acadiennes et Acadiens a basculé lorsque le lieutenant-gouverneur britannique Charles Lawrence a publié l'acte de déportation. Tous les 28 juillet depuis 2005, le Canada souligne les torts causés au peuple acadien.
Le curé Emery Brien de Memramcook a offert une réflexion pour les familles déportées. Il a surtout souligné le fait que les Acadiennes et Acadiens sont toujours présents en Acadie, même s’ils ont dû être déportés. Stephen White a aussi donné quelques faits et statistiques au sujet des familles déportées. Quelques pièces de violon et le chant de l’ave Maris Stella ont été entendus dans autour du monument.
(Le son de la cloche du Musé de Grande-Digue par M. Bourgeois s’est fait entendre pour signaler que les Acadiennes et Acadiens sont toujours présents en Acadie. Plusieurs personnes ont aussi sonné des clochettes. Photo : Normand A. Léger)
Bien que la Proclamation royale de 2004 fasse mention de l'année 1763 comme fin officielle de la Déportation, la misère de nos aïeux n'était pas terminée. Des centaines d'Acadiennes et d'Acadiens exilées ont continué à chercher des endroits où rebâtir leur vie pendant encore près de 50 ans.
Les conséquences de l'expulsion, de la séparation des familles, des naufrages et des déplacements successifs se sont fait sentir pendant des décennies après la fin officielle de la Déportation.
(Le président de la Commission des monuments de l’Odyssée acadienne et président de la FAFA Jean Gaudet dépose les premières fleurs au nom des familles acadiennes déportées lors de la cérémonie de commémoration. Photo : Normand A. Léger)
Les Congrès mondiaux acadiens depuis 1994 ont permis aux descendantes et descendants des déportés de se retrouver et de tisser des liens. L'Acadie d'aujourd'hui se souvient des horreurs du passé, mais se tourne résolument vers l'avenir avec le cœur rempli d'espoir en voyant la vitalité des collectivités acadiennes.
