Beausoleil maintient son arrêté sur l’affichage commercial
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Le conseil municipal de Beausoleil a décidé de maintenir l’arrêté controversé sur l’affichage commercial en français adopté en 2024. L’administration dispose maintenant d’un an pour travailler avec les commerçants afin de favoriser leur mise en conformité.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Le débat sur l’affichage commercial en français a refait surface au conseil municipal de Beausoleil, mardi 8 septembre. Par cinq voix contre deux, les élus ont choisi de maintenir l’arrêté 2024-03 dans sa forme actuelle.
La proposition adoptée, présentée par la conseillère Linda Savoie, demande à l’administration municipale de rencontrer les entrepreneurs, de mettre en place un programme d’accompagnement et de déterminer le budget nécessaire pour parvenir à la conformité d’ici un an.
L’arrêté, adopté en troisième lecture le 16 juillet 2024, prévoit que le français doit avoir préséance sur les autres langues dans le contenu de l’affichage commercial extérieur.
Sur la centaine d’entreprises que compte Beausoleil, 57 ne se seraient pas encore conformées à ses exigences. Selon l’administration municipale, 14 d’entre elles seraient toutefois très près de le faire.
Linda Savoie estime qu’il n’est pas nécessaire de rouvrir l’arrêté, mais souhaite privilégier la collaboration avec les commerçants et leur offrir un soutien financier.
«Si ça ne leur coûte pas d’argent, je pense que les gens vont embarquer. Si on les appuie, ils ne seront pas frustrés», a-t-elle déclaré.
Le conseiller Maurice Cormier estime également qu’il est temps de passer à l’application de l’arrêté. L’administration doit communiquer avec les commerçants et pourrait organiser une rencontre publique avec les entrepreneurs intéressés.
Le maire Roméo Bourque aurait préféré modifier le texte afin d’y ajouter une clause de droits acquis, comme cela existe notamment à Memramcook et à Dieppe. Il souhaitait également atténuer ce qu’il considère comme l’aspect punitif de l’arrêté.
«J’aurais aimé réviser l’arrêté pour y ajouter une clause de droits acquis. [...] Au lieu de ça, on se retrouve dans la même situation qu’en 2024», a-t-il déploré.
Le maire dit craindre que ce dossier ne ravive les divisions apparues dans la communauté il y a deux ans. Il souligne également le coût que peut représenter le remplacement d’une enseigne commerciale, qu’il évalue entre 25 000 $ et 30 000 $.
L’administration municipale doit maintenant rencontrer les entrepreneurs et commerçants concernés afin de déterminer comment l’arrêté sera progressivement appliqué.
