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20 Février 2026
À Memramcook, la relève du cinéma écrit déjà ses légendes
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Un court-métrage de fiction d’une trentaine de minutes vient d’être tourné à Memramcook. Sous la supervision du cinéaste Chris LeBlanc, récemment revenu s’installer dans la belle vallée dont il est originaire, les réalisateurs sont des pré-adolescents. Il s’agit de Benoît Belliveau, Hugo Dupuis et Xavier Wheaton. Tous trois sont également les principaux interprètes de l’œuvre.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Il y a trois ans, alors qu’ils étaient en 4e année, les trois camarades imaginaient d’abord écrire une pièce de théâtre mettant en scène un fantôme. Le projet a graduellement pris de l’ampleur jusqu’à devenir un film. Pour le concrétiser, ils ont obtenu une enveloppe de 4500$ grâce au programme CRÉART.
Marie-Ève Bourgeois, 12 ans, élève de 7e année à l’école Abbey-Landry, résume ainsi le projet: «C’est un film qui parle d’un fantôme. On tourne dans plusieurs places, mais ça se passe surtout à l’école.»

Les élèves à l’issue de l’entrevue dans le sous-sol de l’église. (Photo : Damien Dauphin)
Dans l’école Abbey-Landry de Memramcook, le chiffre 3 apparaît de façon mystérieuse à plusieurs endroits. Intrigués, Noah, Nicolas et Aleksy décident d’enquêter sur la légende de Frank Cormier, un ancien élève disparu dans les années 1970. Au fil de leur investigation, ils découvrent qu’un esprit ne cherche pas nécessairement à faire peur, mais peut simplement tenter de raconter son histoire.
Si l’école constitue le principal lieu de tournage, c’est au sous-sol de l’église que nous avons rencontré l’équipe la semaine dernière. Hugo explique qu’il incarne le personnage le plus peureux du trio, tandis que Benoît joue un garçon impulsif et peu dégourdi qui se retrouve souvent entraîné dans des situations délicates. Ensemble, ils rejoignent Xavier pour affronter le fantôme.
Certaines scènes ont également été filmées au cimetière, au vieux musée et au parc LeBlanc. Le contexte hivernal a toutefois imposé plusieurs contraintes.
«On peut faire moins de scènes à l’extérieur parce qu’il fait plus froid. Il faut aussi trouver de la neige propre, car si quelqu’un est déjà passé par là, on voit les traces», explique Benoît.
Chris LeBlanc précise les exigences du tournage: «On fait des scènes de grand déploiement, puis des scènes très intimistes. Tous les jours, on tourne pendant une heure et demie, mais on filme à peu près une minute de matériel.»
Pour le passionné de cinéma, l’essence du projet repose avant tout sur l’implication des élèves: «Je fais semblant d’être le cinéaste, mais ce sont eux qui donnent l’énergie au film. Ils participent à la caméra, à l’improvisation. Beaucoup de répliques viennent d’eux. Même des personnages secondaires ont proposé des idées. Je suis là pour les accompagner dans un film qui ressemble à ce que j’aurais voulu faire à leur âge.»
Le montage se fait au fur et à mesure du tournage. La première du court-métrage aura lieu le samedi 21 février à 14h, au Monument-Lefebvre.
Selon Xavier Wheaton, «Il va probablement y avoir comme 100 personnes, juste de la communauté: nos amis, nos parents, nos grands-parents, nos cousins, nos cousines.»
Les jeunes envisagent de soumettre le film au FICFA et de le rendre accessible sur la chaîne YouTube de Chris LeBlanc.
Ils espèrent que cette expérience pourra leur ouvrir d’autres portes : « Si le film allait plus loin, ça pourrait nous donner des opportunités de faire d’autres films ou de jouer dans ceux d’autres personnes. »
Pour leur mentor, l’essentiel est ailleurs: «Mon espérance, c’est que les élèves continuent, de leur propre volonté, à faire du cinéma. Pas nécessairement de gros films, mais qu’ils développent un véritable amour pour le septième art.»
À la une : Xavier Wheaton, Marie-Ève Bourgeois, Benoît Belliveau, Chris LeBlanc et Hugo Dupuis (Photo : Damien Dauphin)
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Il y a trois ans, alors qu’ils étaient en 4e année, les trois camarades imaginaient d’abord écrire une pièce de théâtre mettant en scène un fantôme. Le projet a graduellement pris de l’ampleur jusqu’à devenir un film. Pour le concrétiser, ils ont obtenu une enveloppe de 4500$ grâce au programme CRÉART.
Marie-Ève Bourgeois, 12 ans, élève de 7e année à l’école Abbey-Landry, résume ainsi le projet: «C’est un film qui parle d’un fantôme. On tourne dans plusieurs places, mais ça se passe surtout à l’école.»

Les élèves à l’issue de l’entrevue dans le sous-sol de l’église. (Photo : Damien Dauphin)
Dans l’école Abbey-Landry de Memramcook, le chiffre 3 apparaît de façon mystérieuse à plusieurs endroits. Intrigués, Noah, Nicolas et Aleksy décident d’enquêter sur la légende de Frank Cormier, un ancien élève disparu dans les années 1970. Au fil de leur investigation, ils découvrent qu’un esprit ne cherche pas nécessairement à faire peur, mais peut simplement tenter de raconter son histoire.
Si l’école constitue le principal lieu de tournage, c’est au sous-sol de l’église que nous avons rencontré l’équipe la semaine dernière. Hugo explique qu’il incarne le personnage le plus peureux du trio, tandis que Benoît joue un garçon impulsif et peu dégourdi qui se retrouve souvent entraîné dans des situations délicates. Ensemble, ils rejoignent Xavier pour affronter le fantôme.
Certaines scènes ont également été filmées au cimetière, au vieux musée et au parc LeBlanc. Le contexte hivernal a toutefois imposé plusieurs contraintes.
«On peut faire moins de scènes à l’extérieur parce qu’il fait plus froid. Il faut aussi trouver de la neige propre, car si quelqu’un est déjà passé par là, on voit les traces», explique Benoît.
Chris LeBlanc précise les exigences du tournage: «On fait des scènes de grand déploiement, puis des scènes très intimistes. Tous les jours, on tourne pendant une heure et demie, mais on filme à peu près une minute de matériel.»
Pour le passionné de cinéma, l’essence du projet repose avant tout sur l’implication des élèves: «Je fais semblant d’être le cinéaste, mais ce sont eux qui donnent l’énergie au film. Ils participent à la caméra, à l’improvisation. Beaucoup de répliques viennent d’eux. Même des personnages secondaires ont proposé des idées. Je suis là pour les accompagner dans un film qui ressemble à ce que j’aurais voulu faire à leur âge.»
Le montage se fait au fur et à mesure du tournage. La première du court-métrage aura lieu le samedi 21 février à 14h, au Monument-Lefebvre.
Selon Xavier Wheaton, «Il va probablement y avoir comme 100 personnes, juste de la communauté: nos amis, nos parents, nos grands-parents, nos cousins, nos cousines.»
Les jeunes envisagent de soumettre le film au FICFA et de le rendre accessible sur la chaîne YouTube de Chris LeBlanc.
Ils espèrent que cette expérience pourra leur ouvrir d’autres portes : « Si le film allait plus loin, ça pourrait nous donner des opportunités de faire d’autres films ou de jouer dans ceux d’autres personnes. »
Pour leur mentor, l’essentiel est ailleurs: «Mon espérance, c’est que les élèves continuent, de leur propre volonté, à faire du cinéma. Pas nécessairement de gros films, mais qu’ils développent un véritable amour pour le septième art.»
À la une : Xavier Wheaton, Marie-Ève Bourgeois, Benoît Belliveau, Chris LeBlanc et Hugo Dupuis (Photo : Damien Dauphin)
