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8 Mars 2022
Le nombre de clients augmente à la banque alimentaire
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La banque alimentaire du Vestiaire St-Joseph, de Shediac, connaît une situation difficile avec la hausse des prix des aliments. Pour le président de l’organisme, Judson Cassidy, une augmentation de 20 % de la clientèle en un seul mois est du jamais vu.
En entrevue avec Le Moniteur Acadien, M. Cassidy raconte que l’hiver est toujours difficile pour les banques alimentaires, mais que le mois de février a été très difficile pour son organisme.
«C’est du jamais vu à la banque alimentaire de voir autant de nouveaux clients dans un seul mois. Il y a une journée, on a eu une dizaine de clients.»
Les nouveaux clients disent être obligés de faire un choix entre payer les factures ou la nourriture, mentionne M. Cassidy.
Une situation difficile pour la banque alimentaire
L’organisation dessert plus de 700 clients par mois. L’augmentation des prix de certains produits alimentaires dont les fruits et légumes, ainsi que la viande sont un défi majeur pour la banque alimentaire, selon le président Cassidy.
Il ajoute que ce n’est pas tous les jours que son organisme reçoive des fruits et légumes du Dépôt alimentaire de Moncton, qui approvisionne les banques alimentaires.
«C’est grâce à la générosité des gens de la communauté et des organismes qu’on arrive à payer certains produits alimentaires pour compléter le panier des clients.»
Pierre-Marcel Desjardins, économiste et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, mentionne en entrevue avec Le Moniteur Acadien que l’augmentation des prix de certains aliments n’est pas le seul facteur qui amène les gens à fréquenter les banques alimentaires. Il rappelle qu’en économique il y a trois besoins de base, les vêtements, les aliments et le logement.
«Quand on combine l’augmentation du prix des loyers ainsi que le prix de l’essence, cela crée un lourd fardeau financier chez beaucoup de gens», déclare M. Desjardins.
Les prochaines semaines et les prochains mois selon lui risquent d’être encore plus difficiles à cause de la guerre en Ukraine.
«L’Ukraine est un producteur de blé et avec la guerre la production en milieu rural sera limitée. Cela pourrait amener une pression à la hausse sur plusieurs produits alimentaires, dont la farine et le pain.»
Répercussions sur les fermiers
En plus de l’inflation, la crise ukrainienne entraînera une conséquence sur les prix des aliments, croit M. Desjardins.
«La Russie et la Biélorussie sont des producteurs d’engrais, dont la potasse. Si le prix de cet engrais, augmente cela engendrerait une augmentation des prix de certains produits alimentaires», explique-t-il.
Plusieurs solutions sont proposées par l’économiste Desjardins dont la mise en place par le gouvernement provincial des mesures pour augmenter l’offre de logements abordables.
Il ajoute la nécessité de donner une contribution financière aux personnes vulnérables de la société comme cela a été le cas avec la pandémie de la COVID-19.
«Je pense que cela permettra aux gens de ne pas faire le choix entre se loger et mettre de la nourriture sur la table.»
Idrissa Diakité
IJL - Réseau.Presse - Le Moniteur Acadien
En entrevue avec Le Moniteur Acadien, M. Cassidy raconte que l’hiver est toujours difficile pour les banques alimentaires, mais que le mois de février a été très difficile pour son organisme.
«C’est du jamais vu à la banque alimentaire de voir autant de nouveaux clients dans un seul mois. Il y a une journée, on a eu une dizaine de clients.»
Les nouveaux clients disent être obligés de faire un choix entre payer les factures ou la nourriture, mentionne M. Cassidy.
Une situation difficile pour la banque alimentaire
L’organisation dessert plus de 700 clients par mois. L’augmentation des prix de certains produits alimentaires dont les fruits et légumes, ainsi que la viande sont un défi majeur pour la banque alimentaire, selon le président Cassidy.
Il ajoute que ce n’est pas tous les jours que son organisme reçoive des fruits et légumes du Dépôt alimentaire de Moncton, qui approvisionne les banques alimentaires.
«C’est grâce à la générosité des gens de la communauté et des organismes qu’on arrive à payer certains produits alimentaires pour compléter le panier des clients.»
Pierre-Marcel Desjardins, économiste et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, mentionne en entrevue avec Le Moniteur Acadien que l’augmentation des prix de certains aliments n’est pas le seul facteur qui amène les gens à fréquenter les banques alimentaires. Il rappelle qu’en économique il y a trois besoins de base, les vêtements, les aliments et le logement.
«Quand on combine l’augmentation du prix des loyers ainsi que le prix de l’essence, cela crée un lourd fardeau financier chez beaucoup de gens», déclare M. Desjardins.
Les prochaines semaines et les prochains mois selon lui risquent d’être encore plus difficiles à cause de la guerre en Ukraine.
«L’Ukraine est un producteur de blé et avec la guerre la production en milieu rural sera limitée. Cela pourrait amener une pression à la hausse sur plusieurs produits alimentaires, dont la farine et le pain.»
Répercussions sur les fermiers
En plus de l’inflation, la crise ukrainienne entraînera une conséquence sur les prix des aliments, croit M. Desjardins.
«La Russie et la Biélorussie sont des producteurs d’engrais, dont la potasse. Si le prix de cet engrais, augmente cela engendrerait une augmentation des prix de certains produits alimentaires», explique-t-il.
Plusieurs solutions sont proposées par l’économiste Desjardins dont la mise en place par le gouvernement provincial des mesures pour augmenter l’offre de logements abordables.
Il ajoute la nécessité de donner une contribution financière aux personnes vulnérables de la société comme cela a été le cas avec la pandémie de la COVID-19.
«Je pense que cela permettra aux gens de ne pas faire le choix entre se loger et mettre de la nourriture sur la table.»
Idrissa Diakité
IJL - Réseau.Presse - Le Moniteur Acadien
