Opinion

Notre très cher et très aimé grand dirigeant


Notre très cher et très aimé grand dirigeant, notre premier ministre Blaine Higgs, est dans tous ses états depuis quelques mois. Son état s’aggrave depuis quelques semaines. Il a de plus en plus de difficulté à faire la différence entre la fiction et la réalité.

Notre très cher et très aimé grand dirigeant semble avoir perdu la faculté de compter. En effet, il considère maintenant qu’une forte majorité de dix députés conservateurs à l’Assemblée législative n’est présentement plus réellement une majorité. Il est très inquiétant de constater qu’il tient mordicus à cette nouvelle version du calcul mathématique d’une majorité. Selon lui, pour pouvoir gouverner pour notre bien commun, il doit absolument nous plonger dans des élections provinciales au plus sacrant pour se donner une vraie majorité.

Notre très cher et très aimé grand dirigeant souffre d’une cécité sélective. En effet il ne peut plus voir six de ses députés, même s’ils sont dans la même pièce que lui. Ces six, qui soit dit en passant, sont tous des ministres qu’il a congédiés, avaient exprimé une opinion différente de la sienne et certains avaient même eu l’audace de voter contre un de ses projets de loi. Depuis, notre très cher et très aimé grand dirigeant, ne les vois plus, ne les sens plus, ne leur adresse plus la parole. Ils sont devenus inexistants à tous ses sens. Il semble que sa cécité sélective s’applique aussi à différents dossiers comme à ceux de la question de genre, de la question acadienne, autochtone ou de l’éducation.

Enfin notre très cher et très aimé grand dirigeant semble avoir développé un égo surdimensionné. Il ne peut plus accepter la moindre critique. La plus petite opposition est considérée comme une trahison.

Quel bon vieux remède pourrions-nous lui administrer collectivement pour aider notre très cher et très aimé grand dirigeant, je vous le demande?



Jean-Claude Basque
Moncton