Opinion

Le glyphosate, la biodiversité et les feux de forêt


Presque tout le monde sait que le bois mou brûle plus facilement et plus rapidement que le bois dur, de sorte que ce bois mou augmente vos chances de démarrer et de soutenir un feu par rapport au bois dur qui est plus difficile à brûler, même à s’enflammer par accident ou par la foudre.

Nos gouvernements canadien et provincial permettent, voire subventionnent, l’utilisation généralisée du glyphosate pour arrêter la croissance des arbres feuillus (bois dur) dans nos forêts naturelles afin de permettre à plus d’arbres conifères (bois mou) de croître pour augmenter l’industrie du bois d’œuvre pour les grandes entreprises.

Les changements climatiques causés par la sur-carbonisation de notre atmosphère augmentent la température moyenne de notre environnement sur une base annuelle, créant de plus longues périodes de chaleur sèche élevée.

Voici donc le «kicker» : en permettant l’utilisation généralisée du glyphosate pour contrôler et limiter la croissance des arbres feuillus (bois dur) pour davantage d’arbres conifères (bois mou) dans nos forêts, avec l’augmentation de la température moyenne annuelle causant de plus en plus de tempêtes de foudre et d’orages, de plus longues périodes de chaleur sèche élevée ajoutée à l’activité humaine dans nos forêts, ne sommes-nous pas en train de créer la tempête parfaite pour de plus en plus de feux de forêt incontrôlables dans nos forêts anormalement modifiées?

Et qu’en est-il de l’effet sur notre biodiversité? Une grande variété d’animaux, d’oiseaux et d’insectes dépend d’une forêt multi-espèces; donc, en homogénéisant notre forêt en espèces d’arbres conifères pour la consommation de bois d’œuvre, ne sommes-nous pas en train de détruire la biodiversité même qui nous soutient ?

Il y a une raison pour laquelle la planète était ici avant les humains.



Gilles Cormier
Saint-André-LeBlanc