Opinion

Il y a urgence d’agir dans l’éducation dans notre province


Dans la société actuelle, les gens se rendent vite compte quand il manque des personnes pouvant combler certains postes. Par exemple, si vous vous rendez à l’urgence, pour obtenir des soins médicaux, vous savez d’avance que vous ne verrez pas un médecin aussi rapidement que par le passé. Prévoyez d’y passer de longues heures. Je le sais maintenant par expérience!

Dans l’univers éducatif, un problème similaire existe. Étant donné que la population scolaire augmente sans cesse dans certaines parties de la province, les autorités découvrent très rapidement qu’il manque de nombreux professionnels pour combler divers postes. Une des causes majeures de cette difficulté, c’est que la demande dépasse l’offre.

Malgré tous les efforts louables de nos universités, elles ne réussissent pas actuellement à former un nombre suffisant de personnel enseignant.
À Moncton, nous avons deux institutions universitaires susceptibles de former un nombre de personnes pouvant répondre adéquatement à cette réalité. Par contre, du côté anglophone, un étudiant qui veut embrasser la carrière enseignante peut obtenir une licence après quatre années d’études. Du côté francophone, nos jeunes doivent y consacrer au moins cinq années.

Que se passe-t-il donc dans certains cas ? Et bien voici. Un certain nombre de nos jeunes diplômés du milieu scolaire francophone, choisissent d’étudier à l’université qui offre le programme de quatre ans car cela leur sauve une année d’étude, moins de dettes et une entrée plus rapide sur le marché de l’emploi. Par contre, les cours se donnent en anglais et nos francophones n’améliorent pas leur propre langue ni leur propre culture.
Étant donné la situation actuelle, qui est très sérieuse, est-ce que l’Université de Moncton ne pourrait pas, pendant une certaine période, modifier ses exigences ce qui aurait comme conséquence d’atténuer la grave crise actuelle?



Alcide F. LeBlanc
Moncton