Opinion

Francophonie sous assistance respiratoire

Vendredi dernier, un ami m'a invité à un 5 à 7 au centre-ville de Moncton. En passant devant l'hôtel de ville je vois une manifestation pro-Palestine. 

Je discute avec les gens, seulement une personne parlait le français dans un groupe de d'une centaine de personnes. Évidemment, j'encourage les nouveaux arrivants à apprendre le français pour avoir des meilleurs emplois, un respect et une politesse envers les francophones. Un groupe de jeunes me demande si je parle l'arabe ou un dialecte arable. Ben non, ce n'est pas la langue officielle du Canada! Ils ne veulent rien savoir d'apprendre le français. 

J'ai utilisé quelquefois la rubrique du Moniteur Acadien pour exprimer mon inquiétude envers le grand nombre d’immigrants qui viennent d'installer dans la région de Moncton et qui ne parlent pas le français. 

La semaine passée, le gouvernement fédéral annonçait une cible de 500000 immigrants par année pour les prochaines années. La présidente de l'association des communautés francophones et acadienne du Canada, madame Roy, disait qu'une cible de 6% de francophones hors Québec était trop basse, et que ça devrait être le double pour la survie de la francophonie hors Québec. Statistiques Canada confirme que le poids démographique du français est en chute libre partout au Canada à cause de l'immigration. La francophonie hors Québec est sur le respirateur artificiel et il est peut-être trop tard.


Luc Swanson

Dieppe