Opinion

Améliorons ensemble le sort du personnel scolaire et des élèves

Que ce soit au niveau du foyer, de l’école, du collège communautaire, de l’université, ou de n’importe quelle autre institution du genre, l’ultime objectif est de favoriser l’épanouissement harmonieux du potentiel de chacun et de chacune. Comme conséquence, la société en bénéficiera davantage car elle a grandement besoin de plus en plus de gens sérieux, compétents, généreux, disciplinés, respectueux et pacifiques. 

Humblement, j’ose déclarer et soutenir que l’enseignement, peu importe dans quel secteur, est la plus importante de toutes les professions. En faisant découvrir à la jeunesse son potentiel, ses forces et même ses limites, cela lui offre davantage de possibilités de réussites, non seulement maintenant mais aussi à l’avenir.

De nos jours, l’école publique est devenue de plus en plus difficile.  D’ailleurs, il faut le dire, l’école représente le miroir de notre société. De nouvelles tentatives veulent la redéfinir afin d’y puiser l’engagement de tous les élèves. Je félicite donc l’ensemble des intervenants qui s’y engagent.

Ces dernières années, plusieurs membres de cette profession ont quitté et quittent leur poste. Cette réalité a provoqué une sérieuse pénurie. Ce personnel qui nous quitte se dirige vers d’autres carrières qui sont plus alléchantes et surtout moins épuisantes.

Évidemment, l’une des causes se situe autour de l’indiscipline scolaire. Chaque jour, un, deux, ou trois élèves à eux seuls peuvent détruire l’atmosphère de la classe et ainsi empêcher la réussite d’un grand nombre d’élèves voulant apprendre, s’épanouir et réussir. En plus de cela, l’indiscipline contribue à décourager le personnel professionnel qui veut la réussite de chacune et de chacun.   

Soyons précis. D’après mon humble avis, l’indiscipline d’un petit groupe constitue une injustice flagrante envers les élèves qui veulent apprendre et se développer.  Oui, tous ces efforts pour réimaginer l’école portent des fruits mais la mise en œuvre n’est pas encore tout à fait acquise.

Ayant été dans cette profession pendant une quarantaine d’années, je me demande si certains parents ont conscience de la réalité scolaire actuelle et appuient l’ensemble du personnel professionnel qui se dévoue corps et âme avec eux à construire une société plus humaine. Certains d’entre eux seraient-ils devenus des parents surprotecteurs qui défendent leurs enfants indisciplinés au lieu d’appuyer les avis de ces professionnels? En réalité, en intervenant de manière à retirer les obstacles que rencontrent leurs enfants, les parents leur enlèvent l’occasion d’apprendre comment gérer leurs relations interpersonnelles.

Est-ce que les directions d’écoles ainsi que le personnel enseignant ont l’appui nécessaire quand ils doivent émettre des plans de comportement pour des élèves ciblés? Il faut que ces professionnels puissent obtenir les conditions pour établir une école sécuritaire, bienveillante et qui réussit. Disons-le tout haut : le corps éducatif et les parents doivent être des collaborateurs et non des adversaires.

Lors des dernières négociations collectives, une des doléances visait l’amélioration des conditions de travail du personnel. Je suis convaincu qu’en tentant de trouver des réponses à cette question et à plusieurs autres, nous cheminerons vers un meilleur climat et vers une plus grande réussite dans la communauté scolaire de notre province. C’est mon vœu le plus sincère! 


Alcide F. LeBlanc
Moncton