Opinion
3 Août 2022
Santé : pour des solutions constructives
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De plus en plus, je ne crois pas que c’est en adressant des critiques négatives sur les problèmes graves dans le domaine de la santé, ou dans d’autres secteurs de la société, que l’on peut contribuer à corriger la situation. D’après mon humble analyse, ne serait-il pas plus avantageux de concentrer et d’offrir collectivement nos efforts à proposer des éléments de solutions? D’ailleurs, certaines lettres récentes semblent aller vers cette direction.
En ce moment, je me limite à présenter une seule et nécessaire considération. La plupart des étudiants et des étudiantes, qui obtiennent leurs diplômes à la fin de leurs études au niveau universitaire ou collégial dans notre province, ne sont-ils pas qualifiés et aptes à remplir les postes annoncés et disponibles au Nouveau-Brunswick? Pour autant que je le sache, ils n’ont pas à subir des examens fabriqués en dehors de notre province.
Par exemple, est-ce que l’Université de Moncton oblige les étudiants en droit, ou ceux qui étudient en ingénierie ou pour d’autres professions, à subir des examens venant d’ailleurs? Pourquoi fait-on des exceptions aux étudiants et étudiantes en soins infirmiers? Ne les oblige-t-on pas à subir des examens provenant de l’extérieur de notre province ou même de notre propre pays ?
Si cette pratique était abandonnée chez-nous, je crois que nous aurions ainsi suffisamment de personnel pour combler les postes dans cette noble et nécessaire profession. On éliminerait ainsi l’épuisement professionnel, le découragement et le départ vers d’autres provinces. En plus de cela, plusieurs de nos jeunes auraient plus envie de choisir cette profession. En fin de compte, ce sont aussi les patients qui en profiteraient.
Alcide F. LeBlanc
Moncton
