Opinion
6 Juillet 2022
Trois sujets d’inquiétude
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Sans avoir la moindre prétention de se considérer expert, l’auteur de ces lignes désire malgré tout soumettre à la réflexion trois grandes inquiétudes qui ont un rapport direct avec la population néo-brunswickoise et celle de notre propre pays.
La première d’entre elles est celle qui touche à la santé des Néo-brunswickois. En un an à peine, on a constaté avec grand regret le départ d’au moins six de nos grands spécialistes de la santé. Soyons clair. Notre province ne peut pas se permettre cette hémorragie. N’y a-t-il pas lieu d’entreprendre sans délai une enquête indépendante et approfondie afin de connaître les causes profondes de ces regrettables pertes et d’y
trouver des solutions?
La seconde préoccupation n’a rien à faire directement avec la santé. Elle est d’ordre politique au niveau national. Bientôt, les conservateurs auront à se choisir un chef. L’un des aspirants à devenir leur leader ne ressemble-t-il pas à un ancien président américain? Ses idées, son discours, son programme sont vraiment à la droite. Vous vous rappelez encore que ce président américain voulait à tout prix participer aux émeutes avec les révoltés, et même les encourager à renverser les résultats électoraux.
Au Canada, à deux reprises, le candidat canadien s’est présenté publiquement avec les personnes révoltées au niveau national. L’année dernière avec les camionneurs contestateurs et cette année lors de nos célébrations nationales.
Enfin, revenons au troisième point, celui qui a encore un lien avec le Nouveau-Brunswick. Notre cher premier ministre provincial ne semble nullement pressé à annoncer ses positions sur la révision de la Loi sur les langues officielles. A-t-il peur de froisser les opposés au bilinguisme officiel de notre province ? Que va-t-il rejeter ou accepter des recommandations soumises par madame Yvette Finn et de monsieur John McLaughlin?
Alcide F. LeBlanc
