Opinion
7 Juin 2022
Quels sont certains facteurs contribuant à diminuer notre fragile démocratie?
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La récente élection provinciale tenue en Ontario, le 2 mai 2022, offre un signe inquiétant. La démocratie perd du terrain. Soyons plus précis. Sur les listes électorales, plus de 10, 700, 000 de personnes étaient inscrites et avaient donc le droit de vote. Par contre, à peine 44 pour cent d’entre elles ont exercé leurs droits civiques. Ce n’est pas mieux ailleurs.
Même si le premier ministre ontarien, monsieur Doug Ford a été réélu, il faut noter qu’il a obtenu moins de 2 millions de votes. En d’autres mots, on peut être élu et demeurer premier ministre avec 20 pour cent d’appui.
Peut-être que l’un des éléments contribuant au désintéressement à la chose politique est le fruit des sondages. Lorsque les électeurs voient qu’un tel ou tel candidat va remporter la victoire, il se peut fort bien qu’ils ne voient pas la nécessité d’exercer ce droit. Quant aux autres, voyant la défaite, ils pensent probablement que voter est une peine perdue.
Sournois et très à la mode, ce sont les menteurs en politique et surtout chez nos voisins du sud. Dans ce pays, les politiciens menteurs sont appuyés par un grand nombre de journalistes qui jouent le même rôle. Les deux groupes n’ont aucun souci de la vérité ou de l’honneur. Ils réussissent à maitriser l’opinion publique et à influencer l’électorat.
Le pouvoir de l’argent joue aussi un immense rôle dans l’élection des candidats. Cela, évidemment, peut nuire à la démocratie. Prenons un seul exemple. Chez nos voisins du sud, contrairement au Canada, les candidats peuvent plus facilement remporter les victoires électorales car ils sont appuyés par de riches donateurs. Ces derniers ne sont nullement limités par leurs contributions. Au Canada, peut-être trouve-t-on un moyen non encore révélé.
Un autre facteur, et c’est peut-être le majeur, c’est l’indifférence d’une partie de la population envers la valeur de la démocratie. Si on la perd, c’est la dictature. La Russie le sait maintenant. Plusieurs se contentent de penser comme suit. Peu importe le choix de l’électorat, cela ne changera ni n’améliorera ma situation. C’est un argument souvent cité et fort dangereux. Je le répète. Cela s’appelle l’indifférence !
Sans éliminer aucun des éléments cités plus hauts, que pensez-vous de la mesure adoptée par plusieurs pays qui, par la loi et sous peine de subir des conséquences graves, obligent les électeurs et électrices à voter ? Déjà, nous avons l’obligation de payer nos taxes et nos impôts, nous devons respecter les consignes routières, nous devons dire la vérité, ne pas commettre de crimes ainsi de suite. Pourquoi ne pas ajouter une autre obligation, soit celle de voter ? Par ce moyen, n’aurions-nous pas une meilleure démocratie dans notre pays ?
Alcide F. LeBlanc
Même si le premier ministre ontarien, monsieur Doug Ford a été réélu, il faut noter qu’il a obtenu moins de 2 millions de votes. En d’autres mots, on peut être élu et demeurer premier ministre avec 20 pour cent d’appui.
Peut-être que l’un des éléments contribuant au désintéressement à la chose politique est le fruit des sondages. Lorsque les électeurs voient qu’un tel ou tel candidat va remporter la victoire, il se peut fort bien qu’ils ne voient pas la nécessité d’exercer ce droit. Quant aux autres, voyant la défaite, ils pensent probablement que voter est une peine perdue.
Sournois et très à la mode, ce sont les menteurs en politique et surtout chez nos voisins du sud. Dans ce pays, les politiciens menteurs sont appuyés par un grand nombre de journalistes qui jouent le même rôle. Les deux groupes n’ont aucun souci de la vérité ou de l’honneur. Ils réussissent à maitriser l’opinion publique et à influencer l’électorat.
Le pouvoir de l’argent joue aussi un immense rôle dans l’élection des candidats. Cela, évidemment, peut nuire à la démocratie. Prenons un seul exemple. Chez nos voisins du sud, contrairement au Canada, les candidats peuvent plus facilement remporter les victoires électorales car ils sont appuyés par de riches donateurs. Ces derniers ne sont nullement limités par leurs contributions. Au Canada, peut-être trouve-t-on un moyen non encore révélé.
Un autre facteur, et c’est peut-être le majeur, c’est l’indifférence d’une partie de la population envers la valeur de la démocratie. Si on la perd, c’est la dictature. La Russie le sait maintenant. Plusieurs se contentent de penser comme suit. Peu importe le choix de l’électorat, cela ne changera ni n’améliorera ma situation. C’est un argument souvent cité et fort dangereux. Je le répète. Cela s’appelle l’indifférence !
Sans éliminer aucun des éléments cités plus hauts, que pensez-vous de la mesure adoptée par plusieurs pays qui, par la loi et sous peine de subir des conséquences graves, obligent les électeurs et électrices à voter ? Déjà, nous avons l’obligation de payer nos taxes et nos impôts, nous devons respecter les consignes routières, nous devons dire la vérité, ne pas commettre de crimes ainsi de suite. Pourquoi ne pas ajouter une autre obligation, soit celle de voter ? Par ce moyen, n’aurions-nous pas une meilleure démocratie dans notre pays ?
Alcide F. LeBlanc
