Opinion
29 Juillet 2025
L’heure est à l’indignation
- Partager
En société démocratique, nous élisons un gouvernement pour veiller à notre mieux-être, que ce soit au plan local, provincial ou fédéral. Mais trop souvent, là se limite notre rôle de citoyen actif.
Nous sommes malheureusement trop nombreux à nous contenter de laisser agir les élus comme bon leur semble, sans faire connaître notre réaction à leurs décisions. En agissant ainsi, nous choisissons de ne pas exercer un de nos droits les plus fondamentaux, celui de participer à la gouverne de notre société. Nous approuvons tacitement toutes les obligations qui nous sont imposées et tous les services qui nous sont dévolus.
Pourtant, nous sommes tous responsables de la gestion des biens de notre municipalité, de notre province ou de notre pays. Si celle-ci n’est pas effectuée de manière responsable ou laisse à désirer, il nous revient, comme citoyens, de le dénoncer. Et pas uniquement en chialant entre voisins, mais publiquement et auprès de nos élus.
Comme bien des gens, j’ai moi aussi à redire contre certains projets que se donnent nos gouvernements. Je n’appuie pas, entre autres, le projet d’une nouvelle centrale électrique au gaz naturel dans la province. Mon opposition n’est pas surtout motivée par le fait que le contrat ait été accordé à une compagnie américaine, quoique j’en suis outré dans la conjoncture des tarifs imposés par le gouvernement Trump. Ce que je condamne surtout dans ce projet, c’est l’inconscience dont on fait preuve devant l’état de la planète et des conséquences néfastes qu’aura ce projet sur notre environnement.
Au lieu d’investir dans la création d’énergies renouvelables non polluantes ou de conclure des ententes d’achat d’énergie verte d’autres provinces, on choisit de dépenser des sommes énormes dans la construction d’une centrale qui exigera une production accrue de gaz naturel, sans doute grâce au rétablissement du processus de fracturation hydraulique qui a été suspendu par moratoire en 2014. Les émissions supplémentaires de gaz à effet de serre ainsi produites contribueront immanquablement à accélérer le réchauffement de la planète, qui menace d’atteindre le point de non-retour et dont les effets sont d’ores et déjà dévastateurs.
Semblablement, au fédéral, le gouvernement Carney projette de dépenser - je n’ose pas utiliser le mot investir - des sommes astronomiques dans l’exploitation accrue des ressources fossiles et des autres ressources non renouvelables du pays, dans l’armement et dans des mesures de protection contre d’éventuelles attaques nucléaires par la voie des airs (le fameux dôme d’or), une démarche qui a toutes les apparences, à mes yeux, d’une génuflexion devant le gouvernement Trump. À lui seul, le budget de la défense du pays augmentera de 13,7 milliards de dollars en 2025-26 et de 150 milliards supplémentaires d’ici 2035.
Si l’on en croit le document d’information qui accompagne le projet de loi C-5 récemment adopté par le Canada, l’élaboration de ces projets devrait comprendre des mesures d’atténuation destinées à protéger l’environnement et des mesures d’adaptation permettant de respecter les droits des autochtones.
Aucune logique, aucune conscience cosmique, aucune reconnaissance d’une responsabilité quelconque envers les générations futures. La seule préoccupation: la prospérité économique.
Il est probablement utopique d’espérer que le tout récent jugement de la Cour internationale de justice de l’ONU, selon lequel les pays pollueurs doivent réduire de 55% leurs émissions de carbone dans l’atmosphère d’ici 2030 et doivent réparer les préjudices qu’ils ont causés, aura l’heur de renverser la vapeur.
Il existe, j’en suis convaincu, des citoyennes et citoyens éveillés parmi nous. Plusieurs ont déjà réagi publiquement à ces projets, mais trop peu. De grâce, faisons-nous entendre! L’heure est à l’indignation et ça urge!
Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent
Nous sommes malheureusement trop nombreux à nous contenter de laisser agir les élus comme bon leur semble, sans faire connaître notre réaction à leurs décisions. En agissant ainsi, nous choisissons de ne pas exercer un de nos droits les plus fondamentaux, celui de participer à la gouverne de notre société. Nous approuvons tacitement toutes les obligations qui nous sont imposées et tous les services qui nous sont dévolus.
Pourtant, nous sommes tous responsables de la gestion des biens de notre municipalité, de notre province ou de notre pays. Si celle-ci n’est pas effectuée de manière responsable ou laisse à désirer, il nous revient, comme citoyens, de le dénoncer. Et pas uniquement en chialant entre voisins, mais publiquement et auprès de nos élus.
Comme bien des gens, j’ai moi aussi à redire contre certains projets que se donnent nos gouvernements. Je n’appuie pas, entre autres, le projet d’une nouvelle centrale électrique au gaz naturel dans la province. Mon opposition n’est pas surtout motivée par le fait que le contrat ait été accordé à une compagnie américaine, quoique j’en suis outré dans la conjoncture des tarifs imposés par le gouvernement Trump. Ce que je condamne surtout dans ce projet, c’est l’inconscience dont on fait preuve devant l’état de la planète et des conséquences néfastes qu’aura ce projet sur notre environnement.
Au lieu d’investir dans la création d’énergies renouvelables non polluantes ou de conclure des ententes d’achat d’énergie verte d’autres provinces, on choisit de dépenser des sommes énormes dans la construction d’une centrale qui exigera une production accrue de gaz naturel, sans doute grâce au rétablissement du processus de fracturation hydraulique qui a été suspendu par moratoire en 2014. Les émissions supplémentaires de gaz à effet de serre ainsi produites contribueront immanquablement à accélérer le réchauffement de la planète, qui menace d’atteindre le point de non-retour et dont les effets sont d’ores et déjà dévastateurs.
Semblablement, au fédéral, le gouvernement Carney projette de dépenser - je n’ose pas utiliser le mot investir - des sommes astronomiques dans l’exploitation accrue des ressources fossiles et des autres ressources non renouvelables du pays, dans l’armement et dans des mesures de protection contre d’éventuelles attaques nucléaires par la voie des airs (le fameux dôme d’or), une démarche qui a toutes les apparences, à mes yeux, d’une génuflexion devant le gouvernement Trump. À lui seul, le budget de la défense du pays augmentera de 13,7 milliards de dollars en 2025-26 et de 150 milliards supplémentaires d’ici 2035.
Si l’on en croit le document d’information qui accompagne le projet de loi C-5 récemment adopté par le Canada, l’élaboration de ces projets devrait comprendre des mesures d’atténuation destinées à protéger l’environnement et des mesures d’adaptation permettant de respecter les droits des autochtones.
Aucune logique, aucune conscience cosmique, aucune reconnaissance d’une responsabilité quelconque envers les générations futures. La seule préoccupation: la prospérité économique.
Il est probablement utopique d’espérer que le tout récent jugement de la Cour internationale de justice de l’ONU, selon lequel les pays pollueurs doivent réduire de 55% leurs émissions de carbone dans l’atmosphère d’ici 2030 et doivent réparer les préjudices qu’ils ont causés, aura l’heur de renverser la vapeur.
Il existe, j’en suis convaincu, des citoyennes et citoyens éveillés parmi nous. Plusieurs ont déjà réagi publiquement à ces projets, mais trop peu. De grâce, faisons-nous entendre! L’heure est à l’indignation et ça urge!
Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent
