Opinion
10 Mars 2025
Guerre nouvelle, tactiques anciennes
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Dans l’Acadie Nouvelle du 7 mars, une lettre de Lucie LeBouthillier dresse un tableau que je trouve assez juste des manigances de Donald Trump pour accaparer certains territoires et leurs richesses naturelles. Si ses cibles avouées sont actuellement le Canada, le Groenland, l’Ukraine, la Palestine et le canal de Panama, elles ne s’y limitent sûrement pas. Une avarice débridée ne se satisfait pas facilement. Et quand, de surcroît, ce vice est guidé par un esprit sur lequel la réalité n’a aucune prise, la table est mise pour l’inimaginable. L’histoire nous en fournit amplement de preuves allant de l’Antiquité jusqu’à nos jours.
Il est, en effet, facile de détecter des similitudes entre les ambitions de Trump et celles que nourrissaient un César, un Robespierre, un Charlemagne ou un Napoléon. Chaque fois, on a cherché à s’imposer par la force et la coercition.
Dans certains États, on est passé, et pas toujours subrepticement, d’une démocratie affaiblie à une dictature déguisée puis au totalitarisme. C’est ainsi que semble procéder Trump, à la manière de Mussolini, de Staline, d’Hitler et de Poutine, entre autres. Je ne serais pas surpris qu’avant la fin de son présent mandat, il tente d’amender la Constitution des États-Unis de manière à être proclamé Président à vie.
Dans les grands conflits entre nations, on a souvent eu recours à la tactique du siège pour contraindre l’adversaire à se rendre, le manque d’approvisionnement ayant mené à l’épuisement de ses ressources vitales.
Le gouvernement Trump a-t-il recours à cette ancienne stratégie du siège pour contraindre le gouvernement des territoires convoités à se rendre à ses conditions? L’imposition de tarifs douaniers majeurs aux importations joue un rôle équivalent et, à défaut des résultats escomptés, la couleur des contraintes économiques pourrait rapidement prendre la teinte sombre des équipements militaires. Ce serait du déjà vu dans l’histoire moderne.
Si l’on scrute les conjonctures qui ont mené aux deux grandes guerres du XXe siècle, force nous est d’admettre que, compte tenu du dysfonctionnement actuel des relations internationales et de la philosophie de gouvernance malsaine des chefs de certains États dominants, la situation n’a jamais été aussi propice à l’avènement honni d’un troisième conflit militaire d’envergure mondiale.
Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent
Il est, en effet, facile de détecter des similitudes entre les ambitions de Trump et celles que nourrissaient un César, un Robespierre, un Charlemagne ou un Napoléon. Chaque fois, on a cherché à s’imposer par la force et la coercition.
Dans certains États, on est passé, et pas toujours subrepticement, d’une démocratie affaiblie à une dictature déguisée puis au totalitarisme. C’est ainsi que semble procéder Trump, à la manière de Mussolini, de Staline, d’Hitler et de Poutine, entre autres. Je ne serais pas surpris qu’avant la fin de son présent mandat, il tente d’amender la Constitution des États-Unis de manière à être proclamé Président à vie.
Dans les grands conflits entre nations, on a souvent eu recours à la tactique du siège pour contraindre l’adversaire à se rendre, le manque d’approvisionnement ayant mené à l’épuisement de ses ressources vitales.
Le gouvernement Trump a-t-il recours à cette ancienne stratégie du siège pour contraindre le gouvernement des territoires convoités à se rendre à ses conditions? L’imposition de tarifs douaniers majeurs aux importations joue un rôle équivalent et, à défaut des résultats escomptés, la couleur des contraintes économiques pourrait rapidement prendre la teinte sombre des équipements militaires. Ce serait du déjà vu dans l’histoire moderne.
Si l’on scrute les conjonctures qui ont mené aux deux grandes guerres du XXe siècle, force nous est d’admettre que, compte tenu du dysfonctionnement actuel des relations internationales et de la philosophie de gouvernance malsaine des chefs de certains États dominants, la situation n’a jamais été aussi propice à l’avènement honni d’un troisième conflit militaire d’envergure mondiale.
Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent
