Opinion
10 Février 2025
Réveille-toi, peuple acadien !
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C’est avec tristesse que j’ai constaté que certaines personnes du comté de Kent avaient reproché à leurs leaders d’avoir présenté une politique linguistique qui, à mes yeux et mes oreilles, me semble empreinte de sagesse. À travers ce document, ils voulaient tout simplement faire respecter, valoriser et protéger notre langue et notre culture. En d’autres mots, ils veulent réveiller la population.
Heureusement pour eux, et contrairement au peuple acadien, nos compatriotes anglophones ne souffrent pas de menaces linguistiques ni culturelles. Soyons clair et précis : d’année en année, notre langue et notre fragile culture sont menacées. Elles perdent du prestige en raison de nos insouciances, indifférences, manques de fierté.
La situation linguistique et culturelle m’inquiète. De plus en plus, plusieurs d’entre nous se dirigent vers l’assimilation linguistique et culturelle.
Au juste, que signifie ce mot? D’après mon opinion, une personne qui s’assimile perd graduellement son identité personnelle, sa culture, sa fierté linguistique sans même s’en rendre compte.
Et quelle chaîne de télévision ces gens regardent-ils le plus ?
Je crois que la plupart du temps, dans les réseaux sociaux, plusieurs Acadiennes et Acadiens utilisent surtout la langue anglaise. Dans les magasins, les restaurants, les cafés à Moncton, Shediac et ailleurs, il devient de plus en plus difficile d’obtenir un service en français. Par exemple, demandez un café en français avec du sucre et du lait, vous créez presque la panique! Souvent, nous devons nous adresser en anglais; sans quoi, pas de service.
Dans les commerces, les affiches ne sont-elles surtout pas en langue anglaise? Les employés sont-ils en mesure de nous servir dans notre langue?
Tout récemment, j’ai entendu dire que s’il advenait que dans communauté de Kent on était privé du service de l’interprétation linguistique, la réunion se déroulerait en anglais. En d’autres mots, les conseillers francophones sacrifieraient leur langue au bénéfice de leurs collègues.
J’ai une alternative à suggérer. Que l’on engage localement la plus bilingue des personnes pour effectuer la traduction, qu’elle soit convenablement rémunérée et que les conseillers francophones s’expriment en français et les anglophones dans la leur.
Enfin, j’ai énormément de respect et d’admiration envers les conseillers et la communauté de Memramcook qui ont eu ont eu le courage et la fierté de combattre l’assimilation. Je suggère qu’ils rencontrent ceux de Beaurivage le plus vite possible.
Gens du comté Kent ou d’ailleurs, soyez combatifs et vigilants. Ne laissez pas mourir notre langue et ni notre culture. Réveillez-vous! La population vous appuie et moi aussi!
Alcide F. LeBlanc
Moncton
Heureusement pour eux, et contrairement au peuple acadien, nos compatriotes anglophones ne souffrent pas de menaces linguistiques ni culturelles. Soyons clair et précis : d’année en année, notre langue et notre fragile culture sont menacées. Elles perdent du prestige en raison de nos insouciances, indifférences, manques de fierté.
La situation linguistique et culturelle m’inquiète. De plus en plus, plusieurs d’entre nous se dirigent vers l’assimilation linguistique et culturelle.
Au juste, que signifie ce mot? D’après mon opinion, une personne qui s’assimile perd graduellement son identité personnelle, sa culture, sa fierté linguistique sans même s’en rendre compte.
Et quelle chaîne de télévision ces gens regardent-ils le plus ?
Je crois que la plupart du temps, dans les réseaux sociaux, plusieurs Acadiennes et Acadiens utilisent surtout la langue anglaise. Dans les magasins, les restaurants, les cafés à Moncton, Shediac et ailleurs, il devient de plus en plus difficile d’obtenir un service en français. Par exemple, demandez un café en français avec du sucre et du lait, vous créez presque la panique! Souvent, nous devons nous adresser en anglais; sans quoi, pas de service.
Dans les commerces, les affiches ne sont-elles surtout pas en langue anglaise? Les employés sont-ils en mesure de nous servir dans notre langue?
Tout récemment, j’ai entendu dire que s’il advenait que dans communauté de Kent on était privé du service de l’interprétation linguistique, la réunion se déroulerait en anglais. En d’autres mots, les conseillers francophones sacrifieraient leur langue au bénéfice de leurs collègues.
J’ai une alternative à suggérer. Que l’on engage localement la plus bilingue des personnes pour effectuer la traduction, qu’elle soit convenablement rémunérée et que les conseillers francophones s’expriment en français et les anglophones dans la leur.
Enfin, j’ai énormément de respect et d’admiration envers les conseillers et la communauté de Memramcook qui ont eu ont eu le courage et la fierté de combattre l’assimilation. Je suggère qu’ils rencontrent ceux de Beaurivage le plus vite possible.
Gens du comté Kent ou d’ailleurs, soyez combatifs et vigilants. Ne laissez pas mourir notre langue et ni notre culture. Réveillez-vous! La population vous appuie et moi aussi!
Alcide F. LeBlanc
Moncton
