Opinion
10 Février 2025
Une nouvelle inquiétante pour la francophonie canadienne
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À Terre-Neuve-et-Labrador, le français pourrait ne plus être obligatoire en 8e et 9e année. On évoque un manque d’intérêt, mais ce choix envoie un signal clair: la francophonie au Canada est à un moment charnière.
Nous avons des choix à faire: lutter contre le racisme systémique, qui invisibilise les francophones afro-descendants, et reconnaître que l’avenir du français sera coloré, porté par une jeunesse africaine dynamique et engagée, ou bien accepter le statu quo, au risque de voir la francophonie s’effacer progressivement.
Kinshasa est aujourd’hui la plus grande ville francophone du monde, et d’ici 2050, 800 millions de personnes parleront français, principalement en Afrique. Une jeunesse francophone ambitieuse contribue déjà à la vitalité du français au Canada.
Et au Nouveau-Brunswick?
En 2021, 12 155 personnes s’identifiaient comme Noires, soit 1,6% de la population de la province, et parmi celles nées à l’étranger, les principaux pays d’origine sont le Nigéria, la RDC, le Cameroun et la Jamaïque; 33 % des personnes noires du N.-B. ont le français comme première langue officielle.
L’avenir du français au Canada repose sur notre capacité à embrasser la diversité et à reconnaître pleinement les communautés noires francophones.
Il est temps d’agir.
Phylomène Zangio
Moncton
Nous avons des choix à faire: lutter contre le racisme systémique, qui invisibilise les francophones afro-descendants, et reconnaître que l’avenir du français sera coloré, porté par une jeunesse africaine dynamique et engagée, ou bien accepter le statu quo, au risque de voir la francophonie s’effacer progressivement.
Kinshasa est aujourd’hui la plus grande ville francophone du monde, et d’ici 2050, 800 millions de personnes parleront français, principalement en Afrique. Une jeunesse francophone ambitieuse contribue déjà à la vitalité du français au Canada.
Et au Nouveau-Brunswick?
En 2021, 12 155 personnes s’identifiaient comme Noires, soit 1,6% de la population de la province, et parmi celles nées à l’étranger, les principaux pays d’origine sont le Nigéria, la RDC, le Cameroun et la Jamaïque; 33 % des personnes noires du N.-B. ont le français comme première langue officielle.
L’avenir du français au Canada repose sur notre capacité à embrasser la diversité et à reconnaître pleinement les communautés noires francophones.
Il est temps d’agir.
Phylomène Zangio
Moncton
