Opinion
30 Juin 2024
Biden contre Trump : Est-ce l'Enfer ?
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J'avais l'intention d'écrire sur un autre sujet cette semaine, mais après avoir regardé le débat entre Trump et Biden jeudi dernier, je me devais d'en parler. L'état de nos systèmes politiques aux États-Unis et au Canada est plus qu'alarmant. Le poste le plus puissant du monde est à la portée d'individus qui semblent profondément non qualifiés pour ce rôle. Donald Trump, 78 ans, dégage une ferveur narcissique qui lui ferme les yeux sur tout semblant de vérité ou d'intégrité. Quant à Joe Biden, âgé de 81 ans, il est apparu si sénile pendant les 90 minutes du débat qu'il a eu du mal à formuler des phrases cohérentes. Sommes-nous dans une zone crépusculaire ? Est-ce vraiment l'état de l'opinion publique que de produire des ordures et de élire les ordures? Comment le public peut-il encore accepter un système qui permet à une telle incompétence d'atteindre le sommet ?
Est-ce vraiment ce que les États-Unis peuvent offrir de mieux ? Ici, au Canada, nous sommes confrontés à un scénario similaire. Les deux candidats en lice sont aussi égoïstes que ceux des États-Unis. Les mensonges compulsifs et l'incitation à la haine de Trump trouvent un parallèle chez Pierre Poilievre, tandis que l'ego surdimensionné de Justin Trudeau menace de faire tomber son parti, tout comme celui de Biden aux États-Unis. Manifestement, pour ces dirigeants, tout tourne autour de leur ego, même s'ils sont largement méprisés. Pourquoi leurs partis n'agissent-ils pas pour les remplacer par des dirigeants compétents ?
Lors du débat, Biden avait l'air complètement perdu, comme s'il flottait dans l'espace. Je vous invite à écouter le débat entre Biden et Trump pour saisir la situation désastreuse de la politique aujourd'hui. Supposez que vous soyez l'un des signataires d'un nouveau pays. Quelles garanties mettriez-vous en place pour assurer l'équilibre des pouvoirs au sein du gouvernement parlementaire, du pouvoir judiciaire et du gouvernement exécutif ? En tant que membre fondateur d'un État comme le Canada en 1867, la réflexion sur le 1er juillet, jour de la fête du Canada, met cette question en lumière.
Il est compréhensible que nous soyons tous préoccupés par le RPC, le logement, la drogue dans les rues, l'inflation et d'autres questions de société. Cependant, il est important de se rappeler qu'il s'agit de problèmes gérables. Mais ce faisant, votre temps et votre énergie alimentent la confusion et vous éloignent des vrais problèmes qui pourraient être corrigés pour résoudre les problèmes susmentionnés. En nous concentrant sur les failles systémiques qui perpétuent ces problèmes, nous pouvons ouvrir la voie à un changement positif. Cessons de nous disperser ; nous pouvons faire la différence.
Vivre dans un pays qui valorise la popularité au détriment de la compétence devrait être embarrassant. Certains disent que nous ne pouvons rien y faire, mais tout le monde doit exiger un meilleur système. Suis-je naïf de croire que la plupart des Canadiens souhaitent une amélioration, seulement pour eux-mêmes, mais pas pour tout le monde ? Peut-être. Cependant, je continue de penser que la majorité n'est pas égoïste à ce point. Les citoyens permettent une telle incompétence ; c'est donc leur faute. Comme le dit le vieil adage, demandez et vous recevrez. Alors, qu'attendez-vous ?
Maxime D'aigle
Pointe-Sapin
