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Opinion
10 Avril 2023

Réponse aux dix personnalités acadiennes contre le changement de nom de l’Université de Moncton

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Les signataires avancent que changer le nom de l’institution reviendrait à ne pas respecter la volonté des fondateurs.

Ce n’est pas un argument très fort.

Me Bastarache lui-même a travaillé pour une entreprise qui a fait un changement de nom. Aurait-il dû s’inquiéter pour les fondateurs de la compagnie d’assurance et protester contre ce changement de nom?

C'est en 1903, au Massachusetts, qu'un groupe d'Acadiens ont fondé un regroupement fraternel nommé Société mutuelle l'Assomption, qui sera éventuellement rebaptisé Assomption Vie. En 1969 la Société se mutualise et devient « Assomption Vie Compagnie Mutuelle d’Assurance-Vie ».

Est-ce que l’Université d’Ottawa devrait continuer de s’appeler « Collège de Bytown » ou « Collège royal et pontifical d’Ottawa » pour respecter les fondateurs?

Selon eux, changer le nom de l’Université serait un geste purement symbolique qui n'améliorerait qui ne permettrait pas de s’attaquer aux problèmes fondamentaux de l’institution. Ces problèmes comprennent, selon les dix Acadiens, la concurrence entre l’université et celles du Québec, les nouveaux modes d’apprentissage mis de l’avant par la pandémie de COVID-19 et l’intégration de l’intelligence artificielle à l’université.

La langue est elle-même symbole.

Tout est symbole.

Si on laisse passer de belles occasions de visibilité de la langue en disant que l’occasion est « purement symbolique » ou « ne s’attaque pas aux problèmes fondamentaux », on laisse l’anglais occuper la place laissée vacante, on finit, à la longue, à l’usure, par s’attaquer aux soi-disant « problèmes fondamentaux »… en anglais.

C’est plus facile (moins gênant) pour un prof d’enseigner en anglais les codes informatiques pour l’intelligence artificielle, sans faire l’effort d’offrir la terminologie française, dans une « Université de Moncton » plutôt que dans une « Université de l’Acadie ». Si on baisse les bras sur les questions symboliques, l’anglais s’installe et on perd sa raison d'être. Il faut prendre garde. Il faut probablement faire les deux en même temps. Gérer les symboles ET gérer les fondamentaux. Les symboles, la visibilité, la fierté, ça peut être aussi fondamental qu’une assurance ou un budget. Si le budget est bon et les assurances sont belles mais le nom est en anglais, que dire?

Côté concurrence avec le Québec? Il me semble qu’une « Université de l’Acadie » serait plus attrayante aux Québécois qu’une « Université de Moncton ».

Ils avancent que les jeunes ne considèrent pas ce changement de nom proposé comme une priorité. Les signataires soulignent notamment le faible nombre de signataires de la pétition pour appuyer leur position. Ces dix Acadiens évoquent aussi certains risquent d’affaires liées à ce changement de nom, y compris ses effets sur la réputation de l’université et les coûts qui lui seraient associés.
Ils estiment aussi qu’une autre institution pourrait s’approprier le nom de l’université et du même coup la réputation et la notoriété qui l'accompagne.

On met de l’avant l’opinion de « jeunes ». C’est un argument imprécis. On ne sait pas si ces « jeunes » sont des étudiants actuels, potentiels ou imaginaires (comme l’opinion d’anciens de l’Université de Moncton, déguisés en « jeunes » ?).

Faible nombre de signataires? Mais 1400 signatures, c’est plus que 10.

Les « risques » : Bonjour, les administrateurs d’assurances! Oui, des risques d’affaires, oui des coûts. Oui, un changement de nom implique des risques et des coûts. On comprend. Mais Uncle Ben et Aunt Jemina ont changé leur nom pour le riz et le sirop de table. Oui, ces entreprises ont pris des risques et payé des coûts. Les Eskimos (Elks) d’Edmonton même chose, ainsi que les Red Men de McGill. Garder un vieux nom entaché de racisme comporte aussi des risques et des coûts.

S’approprier le nom de l’Université? Mais saperlipopette! C’est justement à cela que servent les avocats de la propriété intellectuelle et les marques de commerce. Si elle veut en garder le contrôle, l’Université n’a qu’à s’approprier les noms, si cela n’a pas déjà été fait! Il est possible de demeurer propriétaire d’une marque sans s’en servir, ou alors s’en servir dans des contextes stratégiquement très réduits s’il est absolument nécessaire d’en faire usage pour conserver un lien actif. Ce n’est pas un argument convaincant. De toute manière, un changement de nom va probablement dégrader la valeur de l’ancien nom au point que l’ancien nom ne sera plus tellement viable ou « potable », pourrait même être perçu comme « toxique ». Le danger d’une récupération n’est peut-être pas si grand.

La réputation et la notoriété de l’Université tiennent probablement davantage à d’autres facteurs qu’à son nom seulement et n’en dépend probablement aucunement.

Finalement, les signataires assurent ne pas vouloir s’en remettre au gouvernement provincial, puisque, si l’université devait décider de changer de nom, il faudrait inévitablement passer par l’Assemblée législative. Les dix Acadiens soutiennent que le Nouveau-Brunswick n’a pas encore réussi son virage vers un "vivre ensemble" sain et rationnel qui met les communautés linguistiques sur un pied d’égalité dans le respect des différences.

C’est leur argument le plus fort.

C’est vrai que l’Assemblée législative actuelle est pourrie.

Mais ce n’est pas un argument contre le changement de nom.

C’est un argument pour choisir un meilleur moment pour le faire.

Selon nous, le changement de nom de l’Université de Moncton aurait comme effet d’alimenter l’incompréhension puisqu’il serait perçu comme un rejet de notre appartenance à une société bilingue qui a accepté l’évolution en adoptant la Loi sur les langues officielles, la Loi sur l’égalité des communautés linguistiques, la dualité en éducation et en santé, avancent les signataires.
« Alimenter l’incompréhension? » Ou la diminuer?

Bien des gens ne comprennent pas la situation actuelle.

Un nouveau nom plus clair comme « Université de l’Acadie » ou « Université Francophone du Nouveau-Brunswick » ou « Université du Nouveau-Brunswick français » (sur le modèle de « l’Université de l’Ontario français »), ça clarifierait au contraire la situation.

« Perçu comme un rejet de l’appartenance à une société bilingue »? Ça, c’est l’argument le plus faible de tous les arguments présentés.

Clairement, on n’a pas la même définition de l’appartenance à une société bilingue. Dans ma définition, on appartient à une société bilingue quand les Francophones se sentent en sécurité, libres, fiers, heureux de s’afficher et s’affirmer en français et de gérer des institutions avec des noms en français, tout comme les Anglais le font, en anglais, avec leurs milliers d’institutions en anglais.

S’affirmer en français (une langue qui sera toujours minoritaire de toute façon, même si on ajoutait en français « un nom d’université de plus » dans le paysage linguistique) n’est pas un « rejet » de l’anglais (qui est et restera majoritaire de toute façon, quoi qu’il arrive… et les Acadiens vivront encore et toujours dans un milieu à majorité anglophone).

L’Anglophonie du Canada ou du Nouveau-Brunswick n’a pas besoin que les universitaires de Moncton s’inquiètent d’une perception de « rejet » qui d’ailleurs n’en serait même pas un, sauf un rejet bien mérité de Robert Monckton que les Anglos d’aujourd’hui peuvent appuyer.

Tout cela dans une province qui ne cesse au contraire de rejeter les Francophones avec le « parti des Régions »!

Non, pas de crainte à ce qu’un simple changement de nom (on ne parle pas ici d’une dangereuse épidémie de nouvelles facultés francophones, de l’ouverture cauchemardesque de 9 nouvelles universités francophones, la prolifération incontrôlée de milliers et de milliers de méchants militants Acadiens qui tintamarrent bien fort pour expulser la langue anglaise hors de l’Acadie! Malheur! Catastrophes! Allez sonner les cloches et les alarmes!) non, pas de craintes à voir un simple changement de nom être perçu comme un « rejet » de la langue majoritaire qui continuera à dominer la province, peu importe le nom de l’Université!



Gilles Marleau
Ancien bibliothécaire au Parlement d’Ottawa
Orléans, Ontario
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