Opinion
13 Décembre 2022
Un petit cimetière qui parle grand sur notre histoire !
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Le cimetière sur le chemin Cap-Bimet est un site patrimonial, historique, culturel et archéologique qui préserve la mémoire des premiers colons de notre région de Shediac et Cap-Acadie datant de la fin des années 1700. Or, ce site vient d’un temps où les bornes politiques municipales n’existaient pas.
Dans ces temps-là, la région de La Batture (maintenant Shediac), la région de Barachois et l’Aboujagane, et la région de Tédiche (maintenant Cap-Pelé) faisaient paroisse avec le peuple Mi’kmaq de la région et les nouveaux arrivants acadiens. Ces deux groupes travaillaient ensemble en harmonie à développer les terres et à construire une nouvelle communauté dont nous pouvons voir les résultats aujourd’hui. Les ancêtres enterrés sur ce lieu font partie de notre ADN et de notre existence, en plus nous rappellent les amitiés qui avaient été établies entre Acadiens et Mi’kmaqs.
Ce lieu, riche en histoire de la région, nous rappelle notre patrimoine et enrichit notre culture. En outre, sa valeur archéologique nous donne raison de vouloir protéger ce cimetière en respect pour nos pionniers qui sont venus coloniser notre région. Si nous en revenons tous à la source et que les populations de Shediac et de Cap-Acadie, avec le peuple Mi’kmaq local, se mettent ensemble comme ils le firent au début, peut-être que cet effort collectif pourrait aboutir à une désignation de site protégé sous la tutelle d’un comité local de citoyens, en signe de respect et de reconnaissance pour notre histoire partagée.
Peut-être suis-je biaisé pour la sauvegarde de ce site étant donné que le nom de Cormier apparait sur le monument érigé et dans les archives diocésaines, mais c’est quand même le passé de la grande région qui y réside.
Bravo au groupe de personnes locales qui s’y intéressent et qui revendiquent la préservation de ce petit cimetière de grande valeur humaine pour notre grande région, je leur souhaite succès dans leurs efforts avec l’appui de la grande communauté.
Afin de sécuriser notre future, ne faut-il pas d’abord protéger notre passé ?
Gilles Cormier
Saint-André-LeBlanc
