Culture
13 Août 2025
Zachary Richard invité d’honneur d’une soirée Acadie-Louisiane au Monument-Lefebvre
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Vendredi soir, le Village de Memramcook a fêté en grand son jumelage avec Scott (Louisiane) en présentant un spectacle en plein air devant le Monument historique Lefebvre. Il a mis en vedette Julie Aubé et Tania Gautreau, de Memramcook, et le légendaire chanteur louisianais Zachary Richard qui y fêtait le 50e anniversaire de son premier voyage en Acadie.
Damien Dauphin et Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
C’est tout un spectacle que les 1 500 personnes présentes ont pu témoigner en profitant pour chanter et danser aux sons des divers musiques et chansons. Le jeu de lumières sur la façade du Monument Lefebvre était impressionnant. L’entente de jumelage entre les deux municipalités date de 1996, donc 30 ans.
Le maire de Memramcook, Maxime O. Bourgeois, y est allé par deux fois et a déclaré y avoir été reçu comme un roi. Il a encouragé ses concitoyens à s’y rendre eux aussi. « Laissez-nous savoir si vous y aller, car nous voulons en aviser la communauté de Scott qui vous accueillera avec les bras ouverts. »
L’édile du berceau de la Renaissance acadienne a invité les gens présents qui aimeraient rejoindre le comité de jumelage à communiquer avec la directrice générale, Maryse LeBlanc, ou avec le conseiller municipal Yanic Vautour qui, par ailleurs, a grandement contribué à l’organisation du spectacle.
Membre du groupe des Hay Babies mais qui poursuit parallèlement une carrière en solo, Julie Aubé a débuté le spectacle avec des chansons de ses deux derniers albums et ep.
«J’étais heureuse de débuter le spectacle et de jouer dans mon propre village, a dit Julie Aubé à l’issue de sa prestation. J’étais contente d’être devant des gens qui m’inspirent de jour en jour et c’était le fun. La foule était à l’écoute, intéressée et c’était une belle soirée. J’ai voulu chanter des pièces de mon dernier ep en anglais et de mon album le plus récent, Contentement, donc tout ce que j’ai vécu dans les cinq dernières années.»
Être la vedette américaine d’un spectacle qui culmine avec le grand Zachary Richard est un privilège qu’elle a souligné. «C’était un immense honneur de faire la première partie de Zachary Richard. Il m’a inspirée. J’espère avoir cette chance à nouveau avec lui.»
«Je vais produire un nouvel album en français et je commence dans deux semaines, a-t-elle poursuivi. Il y aura de nouvelles chansons qu’on entendra dans les radios dans les prochains mois. Entre-temps, avec les Hay Babies, on a une grande tournée cet automne qui nous mènera du Nouveau-Brunswick jusqu’à Whitehorse. On ne va pas chômer.»
Un demi-siècle après Cap-Pelé
Zachary Richard s’est bien amusé avec la foule présente et a interprété certains de ses plus grands succès. C’était tout un spectacle. «Merci Memramcook», s’est-il exclamé. «C’est le 50e anniversaire de ma première venue en Acadie à Cap-Pelé en 1975. C’est toujours émouvant pour moi de retrouver l’Acadie.»
La foule a pu entonner avec lui certaines de ses pièces connues, comme Cap-enragé, Kouchibouguac, Jean Batailleur et autres. Il était accompagné de Rick Haworth à la guitare, à la voix et la musique à bouche.

Tina Gautreau
Une autre artiste locale, Tina Gautreau, a su faire danser la foule pour compléter cette belle soirée d’été devant l'historique Monument-Lefebvre. Une autre artiste de la région, Lina Boudreau, a aussi offert une prestation avec Zachary Richard. Ensemble, ils ont chanté Au bord du Lac Bijou.

Lina Boudreau et Zachary Richard
Tous les artistes, Zachary Richard, Julie Aubé et Philippe Billeaudeaux, et Lina Boudreau sont revenus pour envouter la foule sur un rappel à la fin du spectacle.

Philippe B et Julie Aubé
Les camions de bouffe sur place ont été occupés pendant la majorité de soirée entre 18h30 et 22h15. Il y avait plusieurs générations de gens, entre les plus petits enfants aux grands-parents, tous préparés pour la soirée envoutante bien animée par le jeune Jacob Richard.
À quelques jours de la Fête nationale de l’Acadie, Maxime Bourgeois a lancé un vibrant appel à la fierté et à la préservation de la langue française.
«Lorsqu’on voyage en Louisiane, on y constate qu’on partage la lutte pour préserver notre langue et notre culture. Quand on arrive là-bas, c’est assez marquant que la langue est quelque chose qui peut se perdre. C’est une bataille quotidienne qu’on doit mener. N’oublions pas que le français est la langue des Acadiens, donc soyez fiers de votre accent, de vos patois et de qui vous êtes!»
Damien Dauphin et Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
C’est tout un spectacle que les 1 500 personnes présentes ont pu témoigner en profitant pour chanter et danser aux sons des divers musiques et chansons. Le jeu de lumières sur la façade du Monument Lefebvre était impressionnant. L’entente de jumelage entre les deux municipalités date de 1996, donc 30 ans.
Le maire de Memramcook, Maxime O. Bourgeois, y est allé par deux fois et a déclaré y avoir été reçu comme un roi. Il a encouragé ses concitoyens à s’y rendre eux aussi. « Laissez-nous savoir si vous y aller, car nous voulons en aviser la communauté de Scott qui vous accueillera avec les bras ouverts. »
L’édile du berceau de la Renaissance acadienne a invité les gens présents qui aimeraient rejoindre le comité de jumelage à communiquer avec la directrice générale, Maryse LeBlanc, ou avec le conseiller municipal Yanic Vautour qui, par ailleurs, a grandement contribué à l’organisation du spectacle.
Membre du groupe des Hay Babies mais qui poursuit parallèlement une carrière en solo, Julie Aubé a débuté le spectacle avec des chansons de ses deux derniers albums et ep.
«J’étais heureuse de débuter le spectacle et de jouer dans mon propre village, a dit Julie Aubé à l’issue de sa prestation. J’étais contente d’être devant des gens qui m’inspirent de jour en jour et c’était le fun. La foule était à l’écoute, intéressée et c’était une belle soirée. J’ai voulu chanter des pièces de mon dernier ep en anglais et de mon album le plus récent, Contentement, donc tout ce que j’ai vécu dans les cinq dernières années.»
Être la vedette américaine d’un spectacle qui culmine avec le grand Zachary Richard est un privilège qu’elle a souligné. «C’était un immense honneur de faire la première partie de Zachary Richard. Il m’a inspirée. J’espère avoir cette chance à nouveau avec lui.»
«Je vais produire un nouvel album en français et je commence dans deux semaines, a-t-elle poursuivi. Il y aura de nouvelles chansons qu’on entendra dans les radios dans les prochains mois. Entre-temps, avec les Hay Babies, on a une grande tournée cet automne qui nous mènera du Nouveau-Brunswick jusqu’à Whitehorse. On ne va pas chômer.»
Un demi-siècle après Cap-Pelé
Zachary Richard s’est bien amusé avec la foule présente et a interprété certains de ses plus grands succès. C’était tout un spectacle. «Merci Memramcook», s’est-il exclamé. «C’est le 50e anniversaire de ma première venue en Acadie à Cap-Pelé en 1975. C’est toujours émouvant pour moi de retrouver l’Acadie.»
La foule a pu entonner avec lui certaines de ses pièces connues, comme Cap-enragé, Kouchibouguac, Jean Batailleur et autres. Il était accompagné de Rick Haworth à la guitare, à la voix et la musique à bouche.
Tina Gautreau
Une autre artiste locale, Tina Gautreau, a su faire danser la foule pour compléter cette belle soirée d’été devant l'historique Monument-Lefebvre. Une autre artiste de la région, Lina Boudreau, a aussi offert une prestation avec Zachary Richard. Ensemble, ils ont chanté Au bord du Lac Bijou.
Lina Boudreau et Zachary Richard
Tous les artistes, Zachary Richard, Julie Aubé et Philippe Billeaudeaux, et Lina Boudreau sont revenus pour envouter la foule sur un rappel à la fin du spectacle.
Philippe B et Julie Aubé
Les camions de bouffe sur place ont été occupés pendant la majorité de soirée entre 18h30 et 22h15. Il y avait plusieurs générations de gens, entre les plus petits enfants aux grands-parents, tous préparés pour la soirée envoutante bien animée par le jeune Jacob Richard.
À quelques jours de la Fête nationale de l’Acadie, Maxime Bourgeois a lancé un vibrant appel à la fierté et à la préservation de la langue française.
«Lorsqu’on voyage en Louisiane, on y constate qu’on partage la lutte pour préserver notre langue et notre culture. Quand on arrive là-bas, c’est assez marquant que la langue est quelque chose qui peut se perdre. C’est une bataille quotidienne qu’on doit mener. N’oublions pas que le français est la langue des Acadiens, donc soyez fiers de votre accent, de vos patois et de qui vous êtes!»
