Culture
29 Mai 2025
PATSY GALLANT, L’ÉTERNELLE DIVINE : 70 ANS DE CARRIÈRE SUR SCÈNE AU CAPITOL
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Dans l’univers éclatant du showbiz, rares sont les étoiles qui brillent sans jamais pâlir. Patsy Gallant, elle, illumine la scène depuis sept décennies. À 76 ans, la diva acadienne revient à Moncton avec une promesse: faire vibrer, danser, rire et frissonner un public qu’elle n’a pas retrouvé au Théâtre Capitol depuis 2003.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
«J’espère que le monde va être au rendez-vous, confie-t-elle avec cette énergie qu’on lui connaît. Je suis née avec. Je chante depuis l’âge de trois ans, mais je compte à partir de six. Je me souviens de tout, comme si c’était hier: les robes que je portais, les cabarets, les émissions… L’énergie, c’est inné chez moi. Ma mère en avait énormément, même si elle est morte jeune. Moi, quand je suis sur scène, plus rien n’existe. C’est comme si je traversais le temps.»
Chanteuse, compositrice, actrice, productrice, récipiendaire de trois prix JUNO, décorée de l’Ordre du Canada et plus récemment Chevalière de l’Ordre National du Québec, Patsy Gallant est bien plus qu’une «reine du disco»: c’est une artiste totale, libre, flamboyante. Une femme à la voix intacte — une voix qui, dit-elle en riant, «ne sonne pas comme celle d’une femme de 76 ans. Écoutez Mon bel indifférent… on dirait une fille de 20 ans.»
Sur scène, elle promet un spectacle en forme de voyage. Une traversée haute en rythme et en couleurs, nourrie d’anecdotes, d’humour, d’émotion et de tubes inoubliables, revisités avec panache. «Certains morceaux, je ne les ai pas chantés depuis plus de 40 ans. Et je vais aussi en présenter de nouveaux, comme ceux de To Exist and Be Heard, mon plus récent album. J’ai mis 40 ans à le faire. J’avais des choses à dire.»
Une voix pour toutes les causes
Parmi les chansons fortes de ce nouvel opus, Amerika frappe comme un cri. Écrite il y a trois ans pour dénoncer la violence armée aux États-Unis, elle résonne aujourd’hui avec une gravité prophétique. «C’est terrible de voir des enfants mourir dans leurs écoles. Et je ne parle pas que de ça. Je parle de Trump, de l’Ukraine, d’Israël. Là-bas, on décime les gens. Mais ce n’est pas Israël, c’est Netanyahou. C’est un fou. On en aura pour vingt-cinq ans à réparer.»
Patsy Gallant n’a jamais eu peur de dire ce qu’elle pense. Glamour, oui, mais lucide. Politique, même. Et terriblement actuelle. «Le public ne s’embarque pas toujours quand on reste fidèle à l’original. Alors j’adapte. J’ai fait une version disco de Paroles, Paroles — j’avais vu un fabuleux documentaire sur Dalida. Elle était tellement belle…»
Un anniversaire aux allures de feu d’artifice
Ce spectacle-anniversaire, qu’elle produit elle-même sans aucune subvention, sera aussi l’occasion de rappeler sa fibre créative et son audace. Trois changements de costume sont prévus. Et un numéro inattendu viendra pimenter la soirée: elle sera rejointe sur scène par la drag queen Peach, pour un duo flamboyant.
«Je ne viens pas avec toute mon équipe, ce ne serait pas rentable. Mais l’équipe du Théâtre Capitol est extraordinaire. Je suis heureuse de jouer à nouveau chez moi, en Acadie.»
Dans la dernière partie du spectacle — celle qu’elle appréhende le plus —, Patsy interprétera ses propres compositions. Les classiques qui l’ont faite reine dans les années 1970: Sugar Daddy, From New York to L.A., et bien d’autres, sont évidemment au programme de cette soirée magique.
Un rêve qui reste à accomplir
Des cabarets de son enfance aux grandes scènes internationales, Patsy Gallant a tout chanté, ou presque. «La seule chose que je ne chante pas, c’est l’opéra! J’ai fait du rock, du jazz, de la bossa nova, de la country… et j’ai eu la chance que ma voix puisse tout suivre.»
Et pourtant, un rêve reste suspendu dans l’air: chanter à l’Olympia de Paris. «J’ai chanté partout à Paris sauf là. Pourtant, c’est une scène mythique. Piaf l’a sauvée de la faillite. Et moi, j’ai travaillé avec Édith Piaf quand j’avais 10 ans. Elle venait souvent au Québec. Je voudrais tellement chanter sur ces planches-là…»
En attendant, c’est à Moncton qu’elle allume les projecteurs. À l’aube de ses 70 ans de carrière, celle qui ne s’appelle pas «Patsy Gallant» pour rien — «je suis née un 15 août, une fête importante partout dans le monde. Je trouve qu’elle me représente bien.» — incarne plus que jamais cette passion qui fait durer les grandes histoires.
«La clé, c’est l’amour. Et la passion du métier. J’adore ce que je fais. Quand je suis sur scène, je suis chez moi.»
Le spectacle de Patsy Gallant aura lieu le vendredi 30 mai 2025 à 20 h au Théâtre Capitol de Moncton. Les portes ouvriront à 19 h 15.
Les billets sont en vente à la billetterie du Capitol, en ligne, en personne au 811, rue Main, ou par téléphone au (506) 856-4379 et au 1-800-567-1922.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
«J’espère que le monde va être au rendez-vous, confie-t-elle avec cette énergie qu’on lui connaît. Je suis née avec. Je chante depuis l’âge de trois ans, mais je compte à partir de six. Je me souviens de tout, comme si c’était hier: les robes que je portais, les cabarets, les émissions… L’énergie, c’est inné chez moi. Ma mère en avait énormément, même si elle est morte jeune. Moi, quand je suis sur scène, plus rien n’existe. C’est comme si je traversais le temps.»
Chanteuse, compositrice, actrice, productrice, récipiendaire de trois prix JUNO, décorée de l’Ordre du Canada et plus récemment Chevalière de l’Ordre National du Québec, Patsy Gallant est bien plus qu’une «reine du disco»: c’est une artiste totale, libre, flamboyante. Une femme à la voix intacte — une voix qui, dit-elle en riant, «ne sonne pas comme celle d’une femme de 76 ans. Écoutez Mon bel indifférent… on dirait une fille de 20 ans.»
Sur scène, elle promet un spectacle en forme de voyage. Une traversée haute en rythme et en couleurs, nourrie d’anecdotes, d’humour, d’émotion et de tubes inoubliables, revisités avec panache. «Certains morceaux, je ne les ai pas chantés depuis plus de 40 ans. Et je vais aussi en présenter de nouveaux, comme ceux de To Exist and Be Heard, mon plus récent album. J’ai mis 40 ans à le faire. J’avais des choses à dire.»
Une voix pour toutes les causes
Parmi les chansons fortes de ce nouvel opus, Amerika frappe comme un cri. Écrite il y a trois ans pour dénoncer la violence armée aux États-Unis, elle résonne aujourd’hui avec une gravité prophétique. «C’est terrible de voir des enfants mourir dans leurs écoles. Et je ne parle pas que de ça. Je parle de Trump, de l’Ukraine, d’Israël. Là-bas, on décime les gens. Mais ce n’est pas Israël, c’est Netanyahou. C’est un fou. On en aura pour vingt-cinq ans à réparer.»
Patsy Gallant n’a jamais eu peur de dire ce qu’elle pense. Glamour, oui, mais lucide. Politique, même. Et terriblement actuelle. «Le public ne s’embarque pas toujours quand on reste fidèle à l’original. Alors j’adapte. J’ai fait une version disco de Paroles, Paroles — j’avais vu un fabuleux documentaire sur Dalida. Elle était tellement belle…»
Un anniversaire aux allures de feu d’artifice
Ce spectacle-anniversaire, qu’elle produit elle-même sans aucune subvention, sera aussi l’occasion de rappeler sa fibre créative et son audace. Trois changements de costume sont prévus. Et un numéro inattendu viendra pimenter la soirée: elle sera rejointe sur scène par la drag queen Peach, pour un duo flamboyant.
«Je ne viens pas avec toute mon équipe, ce ne serait pas rentable. Mais l’équipe du Théâtre Capitol est extraordinaire. Je suis heureuse de jouer à nouveau chez moi, en Acadie.»
Dans la dernière partie du spectacle — celle qu’elle appréhende le plus —, Patsy interprétera ses propres compositions. Les classiques qui l’ont faite reine dans les années 1970: Sugar Daddy, From New York to L.A., et bien d’autres, sont évidemment au programme de cette soirée magique.
Un rêve qui reste à accomplir
Des cabarets de son enfance aux grandes scènes internationales, Patsy Gallant a tout chanté, ou presque. «La seule chose que je ne chante pas, c’est l’opéra! J’ai fait du rock, du jazz, de la bossa nova, de la country… et j’ai eu la chance que ma voix puisse tout suivre.»
Et pourtant, un rêve reste suspendu dans l’air: chanter à l’Olympia de Paris. «J’ai chanté partout à Paris sauf là. Pourtant, c’est une scène mythique. Piaf l’a sauvée de la faillite. Et moi, j’ai travaillé avec Édith Piaf quand j’avais 10 ans. Elle venait souvent au Québec. Je voudrais tellement chanter sur ces planches-là…»
En attendant, c’est à Moncton qu’elle allume les projecteurs. À l’aube de ses 70 ans de carrière, celle qui ne s’appelle pas «Patsy Gallant» pour rien — «je suis née un 15 août, une fête importante partout dans le monde. Je trouve qu’elle me représente bien.» — incarne plus que jamais cette passion qui fait durer les grandes histoires.
«La clé, c’est l’amour. Et la passion du métier. J’adore ce que je fais. Quand je suis sur scène, je suis chez moi.»
Le spectacle de Patsy Gallant aura lieu le vendredi 30 mai 2025 à 20 h au Théâtre Capitol de Moncton. Les portes ouvriront à 19 h 15.
Les billets sont en vente à la billetterie du Capitol, en ligne, en personne au 811, rue Main, ou par téléphone au (506) 856-4379 et au 1-800-567-1922.
