Culture
20 Septembre 2022
Gala des violons à Saint-Antoine
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Connu sous le nom de « Fiddle Do », le gala des violons a ouvert le Festival d’automne de Saint-Antoine samedi dernier.
Plus de 80 violonistes venus des quatre coins de la province se sont donné rendez-vous au Club d'âge d'or du village pour un après-midi de musique traditionnelle. Venus de Saint-Jean, Sussex, Dalhousie, Dieppe, Coverdale et Riverview, les violoneux âgés de 10 à 90 ans ont entonné les pièces bien connues de Maple Sugar, Loggieville Two Step, My Father Favorite Tune et toute une multitude d'autres « tounes » de leur répertoire.
Deux violoneux réputés, Leo Cormier de Bouctouche et Ivan Hicks de Coverdale, ont tour à tour dirigé le groupe. Leo Cormier a confirmé qu'il n'avait pas joué depuis deux ou trois ans. Il n'a pas perdu la justesse avec son archet. Il y a de nombreuses années, en 1995, il s'était classé parmi les premiers dans le Grand Master. Cette compétition nationale réunit les meilleurs violoneux du pays. De son côté, Ivan Hicks est un artiste prolifique qui a tout un répertoire et une panoplie signée de compositions originales. Hicks, âgé de 82 ans, a confié qu'il jouait depuis plus de 75 ans ! Il a une collection impressionnante de CD, de disques et d’albums. Il est toujours fidèlement accompagné au piano par sa dynamique épouse Vivian. Il a fièrement affirmé que le plaisir de jouer du violon le maintenait en forme et lui gardait le cœur jeune.
La violoniste Jeannette Robichaud, de Saint-Antoine, a effectué un numéro en solo. Elle est la fille du regretté violoneux Eddy Arsenault, de Moncton, qui était originaire de l'Île-du-Prince-Édouard. Elle a raconté qu'elle jouait depuis son adolescence. Jeannette est également pianiste chaque samedi soir lors de la danse récréative du Club d'âge d'or de Saint-Antoine. Sa présence dynamique sur scène confirme qu'elle aime son violon et son archet.
Parmi la jeune génération, il convient de mentionner le duo frère et sœur Nelson de Riverview. Âgés de 14 et 16 ans respectivement, à la guitare et au violon et en passant par le piano, ces deux adolescents nous démontrent que la musique traditionnelle est bel et bien encore vivante dans nos cuisines et nos salons. Enfin, Alyre et Eveline, de la famille Doiron de Moncton, en ont certainement impressionné plusieurs de par leur justesse.
Michel C. Belliveau
Le Moniteur Acadien
