Communauté
28 Janvier 2026
À 100 ans, Edmond Daigle veille toujours sur Richibucto
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Centenaire depuis peu, Edmond Daigle n’a rien perdu de son énergie ni de son sens du devoir. Vétéran, travailleur de toute une vie et amoureux de la nature, le centenaire de Richibucto continue de poser chaque jour des gestes concrets pour la propreté de sa ville, devenant un modèle d’engagement communautaire.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Vigoureux, en assez bonne santé et remarquablement lucide en dépit de son âge avancé, Edmond à Donat Daigle, de Richibucto, a célébré son 100e anniversaire de naissance en novembre dernier. Il a d’abord débuté ses études primaires à la petite école de Richibucto. “Mais c’était surtout en anglais, précise-t-i. Ensuite, à l’âge de sept ans, j’ai continué mes études à l’Aldouane, en français, et jusqu’au grade huit”, se rappelle le centenaire.
Jeune adolescent, Edmond devait s’adonner à diverses tâches agricoles sur la ferme familiale. “Par après j’ai travaillé ici et là dans la paroisse pour gagner un petit brin d’argent. J’ai aussi fait la pêche pour plusieurs années, toujours à gage parce que je n’avais pas de bateau. Mais ensuite j’ai travaillé une vingtaine d’années pour la compagnie Paturel, à Shédiac”, explique M. Daigle.
Finalement, il a décroché un emploi à l’Habitant Motel et Restaurant, à Richibucto, dans le domaine de la maintenance, et ce jusqu’à sa retraite bien méritée à l’âge de 65 ans. Edmond est également un vétéran de guerre. “J’avais 19 ans quand j’ai été appelé dans l’armée canadienne. J’ai eu mon ‘training’ de soldat à Edmundston et ensuite pas loin de Saint-Jean mais je n’ai pas eu besoin d’aller outre-mer”, dit-il. Il ajoute que d’autres Acadiens, notamment de Saint-Louis-de-Kent et de Pointe-Sapin, ont également servi dans l’armée en ce temps-là.
En 1956, il prit Lorraine Robichaud pour épouse et l’heureux couple s’est installé dans une nouvelle maison à l’Aldouane, un logis qu’il avait construit auparavant.
Depuis qu’il est à la retraite, Edmond n’a jamais cessé d’accomplir volontairement certaines tâches au sein de sa communauté. “Depuis une dizaine d’années, tôt le matin en été et à l’automne, je me promène dans les rues de Richibucto, surtout alentour du quai, et je ramasse toutes sortes de déchets, comme des tasses de café vides, du papier, des bouteilles et des canettes», raconte M. Daigle. Amoureux de la nature, Edmond mise énergiquement sur la protection de l’environnement. En fait, les résidents de l’endroit admirent ce généreux et fidèle vieillard qui est désormais perçu comme un modèle à imiter dans la région, compte tenu qu’il s’affaire à créer un impact positif à Richibucto.
«La propreté de la ville est très importante pour moi et j’ai décidé de faire ma part. En plus, le ramassage de bouteilles et de cannettes me donne un petit revenu, des fois une cinquantaine de piastres par semaine. Je ne fais pas ça pour l’argent, pourtant l’été passé j’ai fait 500 piastres», admet-t-il en affichant un grand sourire.
Bien connu et apprécié dans la ville portuaire, il lui arrive d’autant plus de recevoir de temps à autre des grands sacs pleins de bouteilles et de cannettes vides de la part de ses nombreux amis qui appuient ses démarches exemplaires. «J’ai 100 ans mais je me fie quand même de recommencer à ramasser des déchets dès le printemps prochain», souligne ce chaleureux et accueillant bon vivant.
À savoir s’il a un secret de longévité, M. Daigle répond que c’est probablement relié à son régime alimentaire. «Chaque matin je mange du gruau, peut-être que c’est pour ça!», dit-il en riant. Quant à son passe-temps préféré, Edmond aime particulièrement les jeux de ‘Mots cachés’ pour développer sa concentration.
À l’affût de l’actualité, M. Daigle écoute régulièrement les nouvelles du poste de télévision français TV-5 afin de se tenir au courant de ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Il y a quelques mois, la Légion de Richibucto a rendu hommage au vétéran Edmond Daigle dans le cadre de son centième anniversaire de naissance. «J’ai même dansé», a précisé sur un ton jovial ce sage et gentil monsieur. Or, malgré son âge vénérable de 100 ans, le père de trois enfants affirme qu’il a hâte au printemps afin de reprendre son travail non salarié qui consiste à ramasser des déchets pour assurer la propreté de l’environnement.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Vigoureux, en assez bonne santé et remarquablement lucide en dépit de son âge avancé, Edmond à Donat Daigle, de Richibucto, a célébré son 100e anniversaire de naissance en novembre dernier. Il a d’abord débuté ses études primaires à la petite école de Richibucto. “Mais c’était surtout en anglais, précise-t-i. Ensuite, à l’âge de sept ans, j’ai continué mes études à l’Aldouane, en français, et jusqu’au grade huit”, se rappelle le centenaire.
Jeune adolescent, Edmond devait s’adonner à diverses tâches agricoles sur la ferme familiale. “Par après j’ai travaillé ici et là dans la paroisse pour gagner un petit brin d’argent. J’ai aussi fait la pêche pour plusieurs années, toujours à gage parce que je n’avais pas de bateau. Mais ensuite j’ai travaillé une vingtaine d’années pour la compagnie Paturel, à Shédiac”, explique M. Daigle.
Finalement, il a décroché un emploi à l’Habitant Motel et Restaurant, à Richibucto, dans le domaine de la maintenance, et ce jusqu’à sa retraite bien méritée à l’âge de 65 ans. Edmond est également un vétéran de guerre. “J’avais 19 ans quand j’ai été appelé dans l’armée canadienne. J’ai eu mon ‘training’ de soldat à Edmundston et ensuite pas loin de Saint-Jean mais je n’ai pas eu besoin d’aller outre-mer”, dit-il. Il ajoute que d’autres Acadiens, notamment de Saint-Louis-de-Kent et de Pointe-Sapin, ont également servi dans l’armée en ce temps-là.
En 1956, il prit Lorraine Robichaud pour épouse et l’heureux couple s’est installé dans une nouvelle maison à l’Aldouane, un logis qu’il avait construit auparavant.
Depuis qu’il est à la retraite, Edmond n’a jamais cessé d’accomplir volontairement certaines tâches au sein de sa communauté. “Depuis une dizaine d’années, tôt le matin en été et à l’automne, je me promène dans les rues de Richibucto, surtout alentour du quai, et je ramasse toutes sortes de déchets, comme des tasses de café vides, du papier, des bouteilles et des canettes», raconte M. Daigle. Amoureux de la nature, Edmond mise énergiquement sur la protection de l’environnement. En fait, les résidents de l’endroit admirent ce généreux et fidèle vieillard qui est désormais perçu comme un modèle à imiter dans la région, compte tenu qu’il s’affaire à créer un impact positif à Richibucto.
«La propreté de la ville est très importante pour moi et j’ai décidé de faire ma part. En plus, le ramassage de bouteilles et de cannettes me donne un petit revenu, des fois une cinquantaine de piastres par semaine. Je ne fais pas ça pour l’argent, pourtant l’été passé j’ai fait 500 piastres», admet-t-il en affichant un grand sourire.
Bien connu et apprécié dans la ville portuaire, il lui arrive d’autant plus de recevoir de temps à autre des grands sacs pleins de bouteilles et de cannettes vides de la part de ses nombreux amis qui appuient ses démarches exemplaires. «J’ai 100 ans mais je me fie quand même de recommencer à ramasser des déchets dès le printemps prochain», souligne ce chaleureux et accueillant bon vivant.
À savoir s’il a un secret de longévité, M. Daigle répond que c’est probablement relié à son régime alimentaire. «Chaque matin je mange du gruau, peut-être que c’est pour ça!», dit-il en riant. Quant à son passe-temps préféré, Edmond aime particulièrement les jeux de ‘Mots cachés’ pour développer sa concentration.
À l’affût de l’actualité, M. Daigle écoute régulièrement les nouvelles du poste de télévision français TV-5 afin de se tenir au courant de ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Il y a quelques mois, la Légion de Richibucto a rendu hommage au vétéran Edmond Daigle dans le cadre de son centième anniversaire de naissance. «J’ai même dansé», a précisé sur un ton jovial ce sage et gentil monsieur. Or, malgré son âge vénérable de 100 ans, le père de trois enfants affirme qu’il a hâte au printemps afin de reprendre son travail non salarié qui consiste à ramasser des déchets pour assurer la propreté de l’environnement.
