Communauté
10 Septembre 2025
Native de Saint-Charles-de-Kent, Sœur Zélica Daigle était tenue en grande estime à Tracadie
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L’engagement, le dévouement et la générosité figurent parmi les principales qualités qui sont attribuées à sœur Marie Zélica Daigle, 92 ans, une religieuse originaire de la paisible localité rurale de Saint-Charles-de-Kent.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Sixième d’une grande famille de dix enfants, Sœur Zélica nous partage d’entrée de jeu quelques souvenirs de ses années d’enfance dans la paroisse rurale de Saint-Charles. Elle fréquenta d’abord l’école paroissiale jusqu’à sa neuvième année.

Soeur Zélica Daigle lors d’une visite à l’ancien Couvent de Bouctouche, en 1995 (courtoisie)
«En ce temps-là, les sœurs nous forçaient beaucoup à étudier. J’avais des sujets préférés, tel celui du français, mais j’aimais également l’histoire de l’Acadie», se rappelle t-elle.
Alors que Zélica était en quatrième année, un violent incendie détruisit l’école de Saint-Charles où l’enseignement se faisait de la première à la huitième année. Cet incident obligea les élèves à continuer leur éducation primaire dans la salle paroissiale.
Par la suite, Zélica Daigle compléta sa 10e année au juvénat de Marie de l’Assomption, à Campbellton, pour ensuite terminer ses études secondaires au Couvent de l’Immaculée-Conception de Bouctouche, en 1950. En 1953, Zélica entra au noviciat de Vallée-Lourdes, à Bathurst, et fut admise à la première profession en 1955.
C’est en 1962 que Sœur Marie Zélica Daigle, de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph, déménagea à Tracadie. À noter que c’est dans cette région qu’un lazaret pour les lépreux avait été créé, en 1849.
Encore une jeune religieuse, Sœur Zélica chérissait depuis longtemps ce rêve de faire des études en diététique. C’est finalement au Collège de Pharmacie, à Halifax, qu’elle décida de suivre des cours pour obtenir, en 1959, un certificat de ‘Commis certifié en pharmacie’.
Par la suite, la religieuse Daigle travailla 37 ans en pharmacie dans divers hôpitaux, dont 24 ans à l’hôpital de Tracadie.
CONSERVER L’HISTOIRE
Soucieuse du patrimoine, Soeur Zélica Daigle s’est dévouée de façon inlassable pendant plusieurs années à titre de membre du conseil d’administration du Musée historique de Tracadie et, par la suite, en tant que présidente sortante.
«Il faut que l’histoire soit conservée. Le musée devient une occasion pour le public de découvrir notre histoire et pour nous de la raconter», a-t-elle précisé sur un ton d’humilité.

Sœur Zélica Daigle (à gauche) et Sœur Yvonne Thibodeau ont été les deux dernières religieuses hospitalières à demeurer à Tracadie. (Photo : Evérard Maillet)
Au fil des années, Sœur Marie Zélica Daigle s’est méritée de nombreux prix d’excellence et de reconnaissance ayant trait à son dévouement et sa disponibilité exemplaires. Parmi toutes ses honorables distinctions, cette native de Saint-Charles-de-Kent a reçu en 2022 la médaille du jubilé de platine de la Reine Elizabeth II en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la province du Nouveau-Brunswick.
Il y a quelques semaines, Sœur Daigle a visité l’ancien Couvent de Bouctouche, son Alma Mater, actuellement le Musée de Kent. Elle était de la classe de 1950, soit 75 ans passés.
«Le 29 septembre 2025, j’ai quitté Tracadie après y avoir vécu près de 50 années, et ce, suite à la fermeture de la communauté des Religieuses hospitalières qui fut présente pendant 157 ans à Tracadie », nous informe Sœur Zélica Daigle dont la nouvelle résidence pour des personnes aînées est désormais à Bathurst.
Le 22 février 2025, elle a fêté son 70e anniversaire de profession religieuse, soit son propre jubilé de platine.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Sixième d’une grande famille de dix enfants, Sœur Zélica nous partage d’entrée de jeu quelques souvenirs de ses années d’enfance dans la paroisse rurale de Saint-Charles. Elle fréquenta d’abord l’école paroissiale jusqu’à sa neuvième année.

Soeur Zélica Daigle lors d’une visite à l’ancien Couvent de Bouctouche, en 1995 (courtoisie)
«En ce temps-là, les sœurs nous forçaient beaucoup à étudier. J’avais des sujets préférés, tel celui du français, mais j’aimais également l’histoire de l’Acadie», se rappelle t-elle.
Alors que Zélica était en quatrième année, un violent incendie détruisit l’école de Saint-Charles où l’enseignement se faisait de la première à la huitième année. Cet incident obligea les élèves à continuer leur éducation primaire dans la salle paroissiale.
Par la suite, Zélica Daigle compléta sa 10e année au juvénat de Marie de l’Assomption, à Campbellton, pour ensuite terminer ses études secondaires au Couvent de l’Immaculée-Conception de Bouctouche, en 1950. En 1953, Zélica entra au noviciat de Vallée-Lourdes, à Bathurst, et fut admise à la première profession en 1955.
C’est en 1962 que Sœur Marie Zélica Daigle, de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph, déménagea à Tracadie. À noter que c’est dans cette région qu’un lazaret pour les lépreux avait été créé, en 1849.
Encore une jeune religieuse, Sœur Zélica chérissait depuis longtemps ce rêve de faire des études en diététique. C’est finalement au Collège de Pharmacie, à Halifax, qu’elle décida de suivre des cours pour obtenir, en 1959, un certificat de ‘Commis certifié en pharmacie’.
Par la suite, la religieuse Daigle travailla 37 ans en pharmacie dans divers hôpitaux, dont 24 ans à l’hôpital de Tracadie.
CONSERVER L’HISTOIRE
Soucieuse du patrimoine, Soeur Zélica Daigle s’est dévouée de façon inlassable pendant plusieurs années à titre de membre du conseil d’administration du Musée historique de Tracadie et, par la suite, en tant que présidente sortante.
«Il faut que l’histoire soit conservée. Le musée devient une occasion pour le public de découvrir notre histoire et pour nous de la raconter», a-t-elle précisé sur un ton d’humilité.

Sœur Zélica Daigle (à gauche) et Sœur Yvonne Thibodeau ont été les deux dernières religieuses hospitalières à demeurer à Tracadie. (Photo : Evérard Maillet)
Au fil des années, Sœur Marie Zélica Daigle s’est méritée de nombreux prix d’excellence et de reconnaissance ayant trait à son dévouement et sa disponibilité exemplaires. Parmi toutes ses honorables distinctions, cette native de Saint-Charles-de-Kent a reçu en 2022 la médaille du jubilé de platine de la Reine Elizabeth II en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la province du Nouveau-Brunswick.
Il y a quelques semaines, Sœur Daigle a visité l’ancien Couvent de Bouctouche, son Alma Mater, actuellement le Musée de Kent. Elle était de la classe de 1950, soit 75 ans passés.
«Le 29 septembre 2025, j’ai quitté Tracadie après y avoir vécu près de 50 années, et ce, suite à la fermeture de la communauté des Religieuses hospitalières qui fut présente pendant 157 ans à Tracadie », nous informe Sœur Zélica Daigle dont la nouvelle résidence pour des personnes aînées est désormais à Bathurst.
Le 22 février 2025, elle a fêté son 70e anniversaire de profession religieuse, soit son propre jubilé de platine.
