Communauté
28 Mai 2025
Le secret d’une mystérieuse pierre tombale
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En nettoyant sa cour, une résidente a découvert une pierre tombale partiellement enfouie, marquée d’un simple numéro. Intriguée depuis des années, elle a fini par en parler à un enseignant passionné d’histoire locale. Avec l’aide d’élèves et d’un stagiaire, une enquête communautaire s’est amorcée pour faire la lumière sur ce vestige oublié… et restaurer la mémoire d’un enfant disparu.
Évérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Quelques années passées, Nicole à Vital Richard, de Saint-Louis-de-Kent, a repéré ce qui lui semblait être une pierre tombale enfouie dans le sol de sa propriété longeant le cimetière de l’endroit. C’est en nettoyant sa cour qu’elle avait aperçu ce monument qui lui paraissait alors mystérieux.

Une vaillante équipe a travaillé sur le projet de la pierre tombale. Dans l’ordre habituel: Chloé Richard, Zoé LeBlanc, Guillaume Thibodeau, Samuel Daigle et Olivier Breau. Jonathan Richard est absent de la photo. (Courtoisie)
«Il y avait juste un numéro sur la pierre, pas de nom, et on ne voyait qu’une partie de la pierre tombale. Plusieurs fois au fil des années, j’avais toujours l’intention d’aller au presbytère pour parler de ma découverte mais ça ne m’adonnait jamais», a dit d’emblée Mme Richard.
D’autre part, elle ajoute qu’il existait autrefois un peu plus loin un autre petit cimetière qui servait à enterrer les enfants non baptisés.
Récemment, Nicole a eu l’occasion d’écouter l’enseignant Jonathan Richard, de l’école Mgr Marcel-François-Richard, l’auteur du livre Grumble Road dont nous parlions la semaine passée, alors qu’il jasait avec ses étudiants dans le cimetière.
«Je me suis dit voilà, voici la bonne personne avec qui je pourrais discuter de la pierre tombale. J’étais donc très fière de finalement lui conter mon histoire. Et c’est à partir de là que Jonathan en a parlé dans sa classe», dit-elle.
De fil en aiguille, des démarches ont été entreprises afin d’élucider ce mystère ayant trait au monument funéraire qui échappait à l’attention de la communauté, et ce, depuis belle lurette.
«Suite à quelques recherches, et grâce à l’aide de Mme Elza McIsaac, nous avons pu déterminer que cette pierre se trouvait à l’origine au pied de la pierre tombale de Dosithé A. LeBlanc», explique M. Richard.
Or, il y avait deux pierres tombales à ce même endroit, ce qui rendait le mystère encore plus mystérieux et qui intriguait davantage Jonathan et son équipe.
«Mais après avoir poussé nos recherches, nous avons découvert que le petit-fils de Dosithé, lui aussi nommé Dosithé, est décédé en 1941 à l’âge de seulement neuf ans. Il est donc possible qu’il ait été enterré aux côtés de son grand-père puisqu’aucune autre pierre tombale portant son nom ne se trouve dans le cimetière paroissial», précise-t-il.
C’est ainsi grâce au stagiaire Olivier Breau, de quelques élèves et de l’enseignant Jonathan Richard que la pierre tombale a été restaurée et replacée à son emplacement d’origine. Ce travail laborieux mais très enrichissant s’avère être un succès digne de mention.
Évérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Quelques années passées, Nicole à Vital Richard, de Saint-Louis-de-Kent, a repéré ce qui lui semblait être une pierre tombale enfouie dans le sol de sa propriété longeant le cimetière de l’endroit. C’est en nettoyant sa cour qu’elle avait aperçu ce monument qui lui paraissait alors mystérieux.

Une vaillante équipe a travaillé sur le projet de la pierre tombale. Dans l’ordre habituel: Chloé Richard, Zoé LeBlanc, Guillaume Thibodeau, Samuel Daigle et Olivier Breau. Jonathan Richard est absent de la photo. (Courtoisie)
«Il y avait juste un numéro sur la pierre, pas de nom, et on ne voyait qu’une partie de la pierre tombale. Plusieurs fois au fil des années, j’avais toujours l’intention d’aller au presbytère pour parler de ma découverte mais ça ne m’adonnait jamais», a dit d’emblée Mme Richard.
D’autre part, elle ajoute qu’il existait autrefois un peu plus loin un autre petit cimetière qui servait à enterrer les enfants non baptisés.
Récemment, Nicole a eu l’occasion d’écouter l’enseignant Jonathan Richard, de l’école Mgr Marcel-François-Richard, l’auteur du livre Grumble Road dont nous parlions la semaine passée, alors qu’il jasait avec ses étudiants dans le cimetière.
«Je me suis dit voilà, voici la bonne personne avec qui je pourrais discuter de la pierre tombale. J’étais donc très fière de finalement lui conter mon histoire. Et c’est à partir de là que Jonathan en a parlé dans sa classe», dit-elle.
De fil en aiguille, des démarches ont été entreprises afin d’élucider ce mystère ayant trait au monument funéraire qui échappait à l’attention de la communauté, et ce, depuis belle lurette.
«Suite à quelques recherches, et grâce à l’aide de Mme Elza McIsaac, nous avons pu déterminer que cette pierre se trouvait à l’origine au pied de la pierre tombale de Dosithé A. LeBlanc», explique M. Richard.
Or, il y avait deux pierres tombales à ce même endroit, ce qui rendait le mystère encore plus mystérieux et qui intriguait davantage Jonathan et son équipe.
«Mais après avoir poussé nos recherches, nous avons découvert que le petit-fils de Dosithé, lui aussi nommé Dosithé, est décédé en 1941 à l’âge de seulement neuf ans. Il est donc possible qu’il ait été enterré aux côtés de son grand-père puisqu’aucune autre pierre tombale portant son nom ne se trouve dans le cimetière paroissial», précise-t-il.
C’est ainsi grâce au stagiaire Olivier Breau, de quelques élèves et de l’enseignant Jonathan Richard que la pierre tombale a été restaurée et replacée à son emplacement d’origine. Ce travail laborieux mais très enrichissant s’avère être un succès digne de mention.
