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12 Septembre 2024
Une saison touristique encore très achalandée à la Dune de Bouctouche
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Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis l'ouverture de l'Éco-centre Irving : la Dune de Bouctouche en 1997, le site attire chaque année un grand nombre de visiteurs, parfois plus de 130 000. Ce lieu unique offre aux curieux une immersion dans la beauté de l'écosystème tout en proposant diverses expériences éducatives.
“Cette année, au 6 septembre, nous avions déjà accueilli plus de 140 000 visiteurs, comparativement à 116 000 à pareil date en 2023. C’est donc beaucoup, soit une belle augmentation d’environ 24 000 personnes de plus en rapport à l’an dernier”, explique la directrice Joanne Jaillet.
Si la météo est favorable cet automne, Mme Jaillet estime que l’Éco-centre Irving pourrait atteindre 167 000 visiteurs pour l’année 2024, en suivant la tendance actuelle. Chaque année, le site attire de nombreux visiteurs de l’extérieur du Nouveau-Brunswick, notamment de l’Ontario, du Québec et des États-Unis. De plus, de nombreux autobus touristiques s’arrêtent au parc naturel de Saint-Édouard de Kent : «De 53 autobus en 2023, nous en comptons déjà une soixantaine cette année», précise-t-elle.
L’arrivée de milliers de touristes à la Dune de Bouctouche génère d’importantes retombées économiques. “Le tourisme a un gros impact autant à Bouctouche qu’aux régions avoisinantes. Les gens nous en parlent, surtout que les restaurants, les hôtels, les magasins et autres commerces en profitent pleinement”, nous fait part la directrice Jaillet, ajoutant que l’hospitalité est d’ailleurs chaleureuse et accueillante dans le Sud-Est.
L’Éco-centre Irving est une destination de choix offrant, entre autres, une dune qui s’étend sur douze kilomètres ainsi qu’une promenade mesurant près d’un kilomètre et qui longe le détroit de Northumberland. Des expositions d’interprétation, des visites publiques et des programmes d’éducation interactifs sont offerts gratuitement.
ÉROSION
Par ailleurs, l’érosion côtière sur le littoral du comté de Kent persiste depuis de nombreuses années, voire des décennies. L’impact sur les communautés longeant le détroit de Northumberland inquiète particulièrement les propriétaires de résidences et de chalets, qui doivent envisager des solutions pour protéger leurs habitations face à la montée des eaux. Il semble que les activités humaines et le changement climatique figurent parmi les principales causes contribuant à l'élévation du niveau de la mer.
“Ici à l’éco-centre, nous ne sommes pas non plus à l’abri des tempêtes qui accélèrent l’érosion de nos côtes. C’est pourquoi quelques années passées nous devions ériger, comme ailleurs, un mur de roches tout près de nos édifices pour empêcher la mer de monter vers l’intérieur des terres”, rappelle Joanne Jaillet.
