Crise du réseau Vitalité : Égalité santé en français réclame une démocratie transparente
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Une véritable hémorragie au sein du personnel du CHU-Dumont fait les gros titres de l’actualité depuis quelques semaines. Dans une lettre ouverte publiée le 5 juillet, quatre autorités qualifiées ont réclamé la tenue d’une enquête externe indépendante sur le climat de travail qui y règne.
Par la voix de son porte-parole, Égalité santé en français N.-B. inc. (Égalité Santé) annonce soutenir cette demande, en précisant que l’accent de cette enquête devrait porter sur le secteur des ressources humains et du personnel médical.
« Les gouvernements successifs, libéral et conservateur, ont permis que s’installe ce climat malsain, écrit Jaques Verge. Il faudra plus que corriger le climat de travail au sein du réseau pour qu’il devienne fonctionnel et qu’il retrouve la crédibilité qu’il avait avant 2015. »
Depuis sept ans, Égalité Santé dénonce ce qu’elle qualifie de centralisation des prises de décisions au sein de la régie Vitalité et de perte de pouvoirs du conseil d’administration en faveur de la direction générale, qui est l’employée de la ministre de la Santé.
Afin de régler le problème, Égalité Santé réitère notamment que la direction générale devrait être choisie par le C.A. et non plus par la ministre ; que cette direction ne rendrait compte qu’au C.A. lors de rencontres publiques ; et que ces réunions publiques doivent être tenues selon un calendrier régulier et être diffusées sur le Web. Enfin, que tous les membres du conseil d’administration soient élus par la population et choisissent eux-mêmes leur président ou présidente.
« Il faut une gouvernance et une gestion de proximité par le retour d’une vraie direction locale avec de vrais pouvoirs, ajoute Jacques Verge. La mission du C.A. est de fournir les meilleurs services de soins de santé à la population qu’elle dessert, en tenant compte que la communauté linguistique francophone et acadienne a droit à des soins de santé égaux à ceux qui sont offerts dans la régie Horizon. Il doit s’assurer de la mise en place de deux réseaux d’excellence en santé, et non « A Network of Excellence » comme l’a proposé Mme Shepard. Oui pour une étude sur le climat, mais lorsque nous avons un cancer, il faut l’enlever et le traiter ! »
Le Moniteur Acadien
