Centre intergénérationnel de Cap-Acadie : l’empreinte d’Yvonne LeBlanc immortalisée
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Le Centre intergénérationnel de Cap-Acadie a été officiellement inauguré samedi après-midi en présence d’un public nombreux. Le souvenir de la conseillère municipale Yvonne LeBlanc, décédée il y a un an, y sera perpétué.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Le député fédéral de Beauséjour, Dominic LeBlanc, étant retenu ailleurs, le ministre provincial responsable de la Société de développement régional, Gilles Lepage, a fait mine de s’en réjouir sur un ton humoristique. «C’est la première fois que je fais une annonce comme ça et que je n’ai pas le député fédéral qui passe avant moi et qui lit tout mon discours. Vous remercierez le ministre de ne pas être là !»
M. LePage a souligné la contribution de toutes les personnes qui ont contribué à faire sortir de terre le bâtiment qui fait la fierté de Cap-Acadie. Rappelant que la pandémie de Covid-19 avait ralenti le projet, il a reconnu l’engagement de l’ensemble des partenaires qui ont cru au projet.
«Vous avez un bijou qui va faire l’envie de plusieurs municipalités au Nouveau-Brunswick et ailleurs. Cette inauguration célèbre l’aboutissement des efforts collectifs pour favoriser le bien-être d’une communauté. Le complexe intergénérationnel sera plus qu’un simple lieu de loisirs: ce sera un lieu de rapprochement de la population», estime le ministre qui, se laissant aller à élan romantique, imagine que des idylles aboutissant à des mariages vont y naître.
Le centre intergénérationnel dispose notamment d’une piste de marche sécuritaire qui permettra en particulier aux personnes aînées d’entretenir leur forme tout au long de l’année sans craindre de trébucher.
«Nous célébrons l’aboutissement d’un rêve collectif qui a été portés par des citoyens engagés, des bénévoles passionnés, des leaders communautaires déterminés et des partenaires qui ont cru à ce beau projet», a dit le député local, Jacques LeBlanc. L’élu provincial a cru dès le départ en l’importance de créer un lieu rassembleur pour toutes les générations.
«Dans une société ou le rythme de vie s’accélère tous les jours et où les occasions de se rassembler sont parfois plus rares, ce lieu vient répondre à un besoin essentiel. Il offre un espace où les générations peuvent se rencontrer, dialoguer et apprendre les unes des autres.»
«Ce centre représente également un investissement stratégique pour notre avenir, a-t-il poursuivi, En favorisant les échanges intergénérationnels, nous contribuons à bâtir une communauté plus forte, plus inclusive et plus résiliente. Nous créons un environnement où chacun, quels que soient son âge et son origine, se sent accueilli, valorisé et écouté.»
Un impact remarquable
Ovationné, le maire Serge Léger, d’ores et déjà réélu par acclamation, a dit que la bonne cuisine prend du temps à préparer, mais le bon travail prend du temps à terminer.»
L’édile a rappelé qu’au travers de la pandémie, les directions ont changé mais que le cap a été conservé malgré les aléas. Une vague d’émotion l’a submergé lorsqu’il a évoqué la mémoire de la conseillère municipale Yvonne LeBlanc, ravie à l’affection des siens il y a un an.
Le maire a estimé que sans Yvonne LeBlanc, le centre intergénérationnel n’aurait pu voir le jour. (Photo : Damien Dauphin)
«Yvonne a eu un impact remarquable dans la réalisation de ce projet. Je me donne un moment pour souligner sa contribution. Elle avait le cœur à sa communauté et, avec sa force de volonté et sa détermination, elle n’a jamais lâché ce projet auquel elle croyait. Sans son implication, on ne serait pas ici aujourd’hui», a-t-il affirmé, rappelant l’ingéniosité dont elle faisait preuve pour lever des fonds.
En présence de la famille de la défunte, un portrait réalisé par l’artiste visuelle Monette Léger a été dévoilé. Celui-ci sera exposé avec ceux des généreux contributeurs qui ont abondé en faveur de l’édification du centre.
Le nom du futur restaurant a été choisi par voie de concours. (Photo : Damien Dauphin)
Avant la coupe officielle du ruban, le nom du futur restaurant, qui devrait en principe ouvrir au début de l’été, a lui aussi été révélé. Nommé La trappe aux sports à l’issu d’un concours communautaire, il sera géré par Zachary Dubé.
