Plus de 1,5 million $ pour les infrastructures d’eau et d’égouts à Grand-Bouctouche
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Les gouvernements fédéral, provincial et municipal investiront plus de 1,5 million de dollars afin d’améliorer les infrastructures d’approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées à Grand-Bouctouche. L’annonce a été faite vendredi en présence du ministre provincial de l’Environnement et du Changement climatique, Gilles LePage, et du maire Aldéo Saulnier.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Le projet vise le prolongement des réseaux d’aqueduc et d’égouts sanitaires le long des rues Louisbourg et Opale. Il comprend également des travaux de réfection des chaussées et d’amélioration du drainage. Selon les gouvernements, ces interventions devraient permettre la construction d’un maximum de 30 nouveaux logements dans le secteur.
L’investissement totalise 1 569 300 $. Ottawa y contribue pour 784 650 $, la province, par l’entremise de la Société de développement régional, pour 523 048 $, et la municipalité pour 261 602 $.
Sur place, Gilles LePage a rappelé que les infrastructures de base constituent le fondement même du développement. « Lorsque nous parlons de logement, de développement économique ou de qualité de vie, tout commence par les éléments de base. L’eau, les égouts, les routes », a-t-il affirmé. « L’eau, c’est vital. Ce n’est pas pour le plaisir du gouvernement, ce n’est pas pour dépenser plus d’argent, c’est pour la santé des citoyens. »
Le ministre a souligné que l’accès au logement demeure l’un des défis majeurs au Nouveau-Brunswick. « Pour répondre à la demande, les bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut des investissements stratégiques qui préparent les collectivités à une croissance responsable et durable », a-t-il ajouté.
Le projet s’inscrit dans le cadre du Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement, une entente conclue entre les gouvernements fédéral et provincial afin d’appuyer la création de nouvelles unités résidentielles en réponse à la croissance démographique.
Du côté municipal, le maire Aldéo Saulnier a insisté sur la dynamique actuelle de développement dans la région. «Pour Bouctouche, tout de suite, on a à peu près 130 unités en construction qui sont en train de sortir de la terre», a-t-il indiqué, évoquant également l’activité observée dans les secteurs de Champdoré et de Beausoleil. «Il y a beaucoup de blocs d’appartements, mais aussi des maisons en rangées. Il y en a de toutes les catégories.»
Depuis l’amalgamation municipale, la population a doublé sur un territoire élargi, a rappelé le maire, ce qui accentue la pression sur les infrastructures existantes et rend nécessaires de nouveaux investissements.
Les travaux prévoient l’installation de plusieurs centaines de mètres de conduites d’eau potable et d’égouts sanitaires. Les autorités soutiennent que ces améliorations permettront non seulement d’augmenter la capacité d’accueil résidentielle, mais aussi d’assurer une meilleure fiabilité des services essentiels.
Pour les trois ordres de gouvernement, il s’agit d’un exemple de collaboration visant à soutenir la croissance locale tout en répondant à la crise du logement. Les responsables municipaux estiment pour leur part que ces travaux constituent une étape supplémentaire dans la préparation du territoire à un développement soutenu au cours des prochaines années.
Bouctouche aura bientôt ses premiers feux de circulation
Aviez-vous remarqué que Bouctouche n’a aucun feu de circulation? Ce ne sera bientôt plus le cas. Le tout premier devrait être installé d’ici le début de l’été à l’angle du boulevard Irving et de la rue Industrielle, entre le Café Tim Hortons et le restaurant McDonald’s.
«Ça fait longtemps qu’on parle de mettre des lumières, a dit le maire Aldéo Saulnier. Il y en aura d’autres.»
L’édile, qui devrait préciser cette semaine ses intentions par rapport aux élections municipales du 11 mai, aimerait notamment voir un feu être installé devant l’église, à l’intersection de la route 126. – DD
« L’EAU, C’EST VITAL »
Comme il était question d’eau lors de cette annonce, et qu’il en avait souligné le caractère vital, Le Moniteur acadien a demandé à Gilles Lepage des précisions quant au projet de centrale au gaz et au diesel dans la région de Tantramar. Celui-ci soulève d’importantes préoccupations dans les municipalités environnantes, jusqu’à Cap-Acadie et Memramcook.
«Tout de suite, le projet est sous une étude d'impact environnemental, a indiqué M. Lepage. On attend les résultats de l'étude, incluant tous les tests d'eau. Il y a plein de questions qui sont posées à la compagnie et on attend encore des réponses.»
Le ministre a souligné qu’aucun permis d’opération ne pouvait être délivré tant que l’analyse n’était pas terminée. L’entreprise américaine ProEnergy ne cache pas sa hâte. Elle a fixé un délai de rigueur que balaye Gilles Lepage: «Tant qu'on ne sera pas satisfait avec les réponses qu'on aura reçues et qu'on n'aura pas trouvé la façon de mitiger les impacts et donner les conditions nécessaires d'opération à l'entreprise, on ne bougera pas. Si le proposeur veut aller aussi vite, c'est à lui à fournir les réponses au comité technique d’évaluation de l'étude d'impact environnemental.»
