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12 Janvier 2026
Lisa LeBlanc adoubée par la France
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Elle symbolise la Francophonie qui n’est pas celle des salons parisiens mais qui prend sa source dans les régions rurales. Connue pour son mélange de musique «roots», rock, funk et country, Lisa LeBlanc a été reconnue par la France. Vendredi, dans la salle de spectacles qui porte son nom, l’artiste acadienne a été faite chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Lisa LeBlanc rejoint Antonine Maillet, Viola Léger, Edith Butler, Marie-Jo Thério, Phil Comeau, Carol Doucet et bien d’autres artistes et artisans du milieu des arts et de la culture qui ont été décorés par le gouvernement français de l’insigne des Arts et des Lettres.
Ces personnalités sont distinguées pour leur contribution exceptionnelle aux arts et à la littérature, reconnaissant ainsi leur rayonnement culturel en France et dans le monde.
«La municipalité reconnaît l’importance des arts et de la culture pour le rayonnement de notre identité acadienne et aussi pour la qualité de vie et bien-être de nos résidents, a déclaré le maire de Nouvelle-Arcadie, Jimmy Bourque. Notre région est bien connue pour son amour de la musique et ses nombreux musiciens et musiciennes. Cette affection pour la musique nous permet d’avoir deux festivals importants, l’un mettant en vedette la musique country et le second la musique bluegrass.»
Deux genres dans lesquels s’illustre Lisa LeBlanc, née à Rosaireville le 13 août 1990, et qui montrait de singulières dispositions dès l’enfance. Le consul général de France, Bertrand Cahuet, a fait le siège de la famille de l’artiste afin de glaner des anecdotes sur la nouvelle chevalière. Son caractère du personnage qu’elle allait devenir pointait déjà.
«Un jour, alors que tu étais encore très jeune à la messe du dimanche, ta grand-mère jouait de l’orgue, ton oncle de la guitare, et tes tantes chantaient dans la chorale, et le chant d’Alléluia à peine terminé, tu t’es mise à chanter: We will, we will rock you !»
Une ambassadrice de la francophonie
Lisa LeBlanc fut la révélation de l’année 2012 avec «Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde», titre qui lui a ouvert les portes de la gloire. Propriétaire du Grenier Musique, la gérante d’artistes Carol Doucet était présente pour féliciter Lisa qu’elle connaît depuis ses débuts.
«De voir que nous, les Acadiens, dans notre parlure à nous, pouvons être au même niveau que des grands auteurs français, c’est assez impressionnant. Lisa apporte la francophonie à un niveau absolument incroyable à travers le monde. C’est une ambassadrice.»
La principale intéressée vivait un rêve éveillé en présence de sa famille, de son conjoint français et de son neveu, Samuel. Ce dernier, muni d’une épée factice, a adoubé sa tante agenouillée devant lui comme cela se faisait au Moyen Âge.
«C'est un genre de choc, une fierté. Ma famille est là, je suis entourée d'amis. C'est fou de recevoir ça. Quel honneur, et je suis tellement heureuse d'avoir ce genre de distinction pour chanter en chiac et faire honneur le plus possible là d'où je viens», a-t-elle déclaré au Moniteur Acadien à l’issue de la remise de la médaille.

Lisa LeBlanc adoubée par son neveu, Samuel, sous le regard du consul général de France. (Photo : Damien Dauphin)
Prochainement dans le livre des records ?
L’événement revêtait un caractère singulier, comme l’a rappelé le maire dans son allocution. «Vous aurez tous remarqués quelque chose de répétitif et d’inhabituel dans le carton d’invitation. Nous vous invitons à une soirée honorant Lisa LeBlanc à la Salle Lisa LeBlanc!»
À seulement 35 ans, décorée dans une salle qui porte son nom, Lisa LeBlanc pourrait-elle figurer dans le livre Guinness des records ? Nous lui en avons suggéré l’éventualité qui lui fait tourner la tête.
«Ça n'a pas d'allure. Mon Dieu, ça n'a pas de bon sens. C'est vraiment fou. J'en reviens toujours pas de tout ça pis, ouais, dans la salle qui porte mon nom, ça n'a pas de sens. C'est fou!», s’est-elle exclamée.
«Vous portez depuis plus de dix ans les couleurs d’une chanson francophone à la fois inventive et loufoque. Cette décoration n'est pas seulement un honneur pour vous, c'est également une reconnaissance de la richesse de la langue et de la culture acadienne, de sa vitalité, de son caractère unique», a justifié Bertrand Cahuet.
L'Ordre des Arts et des Lettres a été créé par le gouvernement français en 1957 afin de récompenser d'éminents artistes, écrivains et intellectuels qui ont apporté une contribution significative au développement des arts en France et dans le monde. André Malraux, grand écrivain qui occupa le poste de ministre de la Culture, le décrivait comme un «titre respecté et envié des artistes, des écrivains et des créateurs».
À la une : Lisa LeBlanc sur scène, la médaille accrochée au revers de sa veste. (Photo : Damien Dauphin)
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Lisa LeBlanc rejoint Antonine Maillet, Viola Léger, Edith Butler, Marie-Jo Thério, Phil Comeau, Carol Doucet et bien d’autres artistes et artisans du milieu des arts et de la culture qui ont été décorés par le gouvernement français de l’insigne des Arts et des Lettres.
Ces personnalités sont distinguées pour leur contribution exceptionnelle aux arts et à la littérature, reconnaissant ainsi leur rayonnement culturel en France et dans le monde.
«La municipalité reconnaît l’importance des arts et de la culture pour le rayonnement de notre identité acadienne et aussi pour la qualité de vie et bien-être de nos résidents, a déclaré le maire de Nouvelle-Arcadie, Jimmy Bourque. Notre région est bien connue pour son amour de la musique et ses nombreux musiciens et musiciennes. Cette affection pour la musique nous permet d’avoir deux festivals importants, l’un mettant en vedette la musique country et le second la musique bluegrass.»
Deux genres dans lesquels s’illustre Lisa LeBlanc, née à Rosaireville le 13 août 1990, et qui montrait de singulières dispositions dès l’enfance. Le consul général de France, Bertrand Cahuet, a fait le siège de la famille de l’artiste afin de glaner des anecdotes sur la nouvelle chevalière. Son caractère du personnage qu’elle allait devenir pointait déjà.
«Un jour, alors que tu étais encore très jeune à la messe du dimanche, ta grand-mère jouait de l’orgue, ton oncle de la guitare, et tes tantes chantaient dans la chorale, et le chant d’Alléluia à peine terminé, tu t’es mise à chanter: We will, we will rock you !»
Une ambassadrice de la francophonie
Lisa LeBlanc fut la révélation de l’année 2012 avec «Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde», titre qui lui a ouvert les portes de la gloire. Propriétaire du Grenier Musique, la gérante d’artistes Carol Doucet était présente pour féliciter Lisa qu’elle connaît depuis ses débuts.
«De voir que nous, les Acadiens, dans notre parlure à nous, pouvons être au même niveau que des grands auteurs français, c’est assez impressionnant. Lisa apporte la francophonie à un niveau absolument incroyable à travers le monde. C’est une ambassadrice.»
La principale intéressée vivait un rêve éveillé en présence de sa famille, de son conjoint français et de son neveu, Samuel. Ce dernier, muni d’une épée factice, a adoubé sa tante agenouillée devant lui comme cela se faisait au Moyen Âge.
«C'est un genre de choc, une fierté. Ma famille est là, je suis entourée d'amis. C'est fou de recevoir ça. Quel honneur, et je suis tellement heureuse d'avoir ce genre de distinction pour chanter en chiac et faire honneur le plus possible là d'où je viens», a-t-elle déclaré au Moniteur Acadien à l’issue de la remise de la médaille.

Lisa LeBlanc adoubée par son neveu, Samuel, sous le regard du consul général de France. (Photo : Damien Dauphin)
Prochainement dans le livre des records ?
L’événement revêtait un caractère singulier, comme l’a rappelé le maire dans son allocution. «Vous aurez tous remarqués quelque chose de répétitif et d’inhabituel dans le carton d’invitation. Nous vous invitons à une soirée honorant Lisa LeBlanc à la Salle Lisa LeBlanc!»
À seulement 35 ans, décorée dans une salle qui porte son nom, Lisa LeBlanc pourrait-elle figurer dans le livre Guinness des records ? Nous lui en avons suggéré l’éventualité qui lui fait tourner la tête.
«Ça n'a pas d'allure. Mon Dieu, ça n'a pas de bon sens. C'est vraiment fou. J'en reviens toujours pas de tout ça pis, ouais, dans la salle qui porte mon nom, ça n'a pas de sens. C'est fou!», s’est-elle exclamée.
«Vous portez depuis plus de dix ans les couleurs d’une chanson francophone à la fois inventive et loufoque. Cette décoration n'est pas seulement un honneur pour vous, c'est également une reconnaissance de la richesse de la langue et de la culture acadienne, de sa vitalité, de son caractère unique», a justifié Bertrand Cahuet.
L'Ordre des Arts et des Lettres a été créé par le gouvernement français en 1957 afin de récompenser d'éminents artistes, écrivains et intellectuels qui ont apporté une contribution significative au développement des arts en France et dans le monde. André Malraux, grand écrivain qui occupa le poste de ministre de la Culture, le décrivait comme un «titre respecté et envié des artistes, des écrivains et des créateurs».
À la une : Lisa LeBlanc sur scène, la médaille accrochée au revers de sa veste. (Photo : Damien Dauphin)
