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8 Juin 2022
Étudiants internationaux : l’ABPPUM veut que l’Université de Moncton imite le Québec
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Comme indiqué la semaine dernière, le gouvernement du Québec a annoncé une politique volontariste pour favoriser l’attraction des étudiants étrangers dans ses établissements en régions. Par ricochet, la mesure risque de faire du mal aux établissements francophones acadiens.
C’est dans ce contexte que l’Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l’Université de Moncton (ABPPUM) a réclamé une réduction similaire des droits de scolarité au Nouveau-Brunswick. L’association espère que l’U de M fera pression auprès du gouvernement provincial afin de conclure une entente en ce sens.
« L’ABPPUM n’a de cesse de rappeler que les universités francophones sont des piliers majeurs pour la protection des droits linguistiques et qu’elles jouent un rôle essentiel pour l’épanouissement des communautés francophones du Canada, indique Lucie Aounetse, agente des communications de l’association. Une telle mesure représenterait une occasion unique pour les universités francophones en milieu minoritaire et notamment pour l’Université de Moncton qui accueille de plus en plus d’étudiantes et d’étudiants internationaux au fil des années. »
Elle souligne qu’en s’alignant sur les incitatifs québécois, le gouvernement provincial ne porterait pas atteinte à ses propres cibles en matière d’immigration. En outre, des frais également moins élevés pour les étudiants néo-brunswickois pourraient ralentir l’exode des jeunes francophones acadiens vers le Québec.
Le 3 juin, en marge de l’annonce d’un financement de 28 millions $ pour l’Université de Moncton, Daniel Allain a déclaré que son collègue Trevor Holder, ministre de l’Éducation postsecondaire, a reconnu la nécessité pour le Nouveau-Brunswick d’établir, d’une manière ou d’une autre, une stratégie pour endiguer une éventuelle migration de nos étudiants internationaux vers le Québec.
Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
