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10 Septembre 2025
L’Université de Moncton offrira le premier programme de physiothérapie au Nouveau-Brunswick en 2027
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Afin de répondre à la demande croissante de physiothérapeutes, un premier programme de physiothérapie au Nouveau-Brunswick sera mis en place d'ici deux ans. Fruit d’un partenariat entre le gouvernement provincial, l’Université de Moncton et l’Université de Sherbrooke, il devrait accueillir ses étudiants lors de la rentrée universitaire de 2027.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, le Dr Denis Prud’homme a fait des confidences publiques. Lorsqu’il était jeune, il s’intéressait à la thérapie sportive et rêvait de devenir physiothérapeute. Toutefois, sa demande d’admission avait été refusée. Qu’à cela ne tienne, il a poursuivi son rêve en empruntant une voie parallèle.
Aujourd’hui à la tête de l’Université de Moncton, il dit que les étoiles sont alignées pour que les jeunes, actuellement au secondaire, puissent suivre leur passion dans la province sans être obligés de s’exiler ailleurs au Canada.
Le député de Moncton-Est, Alexandre Cédric Doucet, fut confronté à cette réalité durant son parcours universitaire.
«Je peux dire que c'est une demande de longue date. On en parlait fréquemment quand j’étais étudiant. J’ai deux amis très personnels qui ont qui ont dû quitter la province pour étudier en physiothérapie, mais malheureusement, ils ne sont jamais revenus au Nouveau Brunswick», a-t-il confié.
Former les futurs professionnels de la santé au Nouveau-Brunswick procurerait un avantage certain en termes de rétention des diplômés. Selon les statistiques, les professionnels formés au N.-B. sont plus susceptibles de rester dans la province après l'obtention de leur diplôme.
Au-delà de la rétention de la main-d’œuvre, il s’agit de combler les besoins à venir.
«En raison des départs à la retraite et de la demande qui augmente, les prévisions du marché du travail indiquent que la province de Nouveau -Brunswick aura besoin de plus de 200 physiothérapeutes au cours des dix prochaines années», a déclaré Jean-Claude d’Amours.
Une première cohorte de 12 étudiants
Il s’agissait de la première annonce de l’élu provincial en sa qualité de nouveau ministre titulaire de l’Éducation postsecondaire et de la Formation.
La province finance actuellement neuf places en physiothérapie au Québec. M. d’Amours a indiqué que les étudiants actuellement inscrits dans la belle province pourront terminer leur programme.
Par la suite, le financement sera progressivement supprimé et transféré au nouveau programme de Moncton. Trois places supplémentaires seront alors créées, pour un total de 12. La première cohorte recevra son diplôme en 2030.
Le nombre de places pourrait être augmenté à l'avenir en fonction de la demande, a ajouté le ministre. Denis Prud'homme a souligné qu'ils entendent parler de cette demande en discutant avec le Réseau de santé Vitalité et en consultant les données.
Bien que la province n’ait pas encore finalisé son engagement de financement, D’Amours a déclaré que le gouvernement fournirait un soutien financier pour le développement du programme et les coûts de démarrage.
Interrogé sur le coût du programme, le ministre a répondu que «le montant total est en cours d’élaboration avec l’Université de Moncton.»
Formation en français
M. Prud’homme a précisé que le nouveau programme sera élaboré en modifiant le cursus d’un programme existant à l’Université de Sherbrooke.
Pour préparer le nouveau programme, le recteur a affirmé qu’il faudra mettre en place des infrastructures, telles que des salles de classe, des salles de réunion et des laboratoires.
«À court terme, nous adapterons les infrastructures existantes », a-t-il indiqué, précisant que le programme devait coïncider avec la rénovation majeure du CEPS Louis-J.-Robichaud. «De nouveaux locaux seront disponibles d'ici trois à cinq ans.»
Dr. Prud’homme invite des physiothérapeutes qui exercent tant dans le système public que dans le système privé à s'engager dans ce nouveau programme pour dispenser la formation en laboratoire, en simulation, mais aussi lors des stages cliniques.
«L’autre bonne nouvelle, c’est que l'Université de Moncton forme ses professionnels en français, mais la grande majorité sont capables de servir dans les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Donc, on a un impact sur l'ensemble de la province», s’est-il félicité.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, le Dr Denis Prud’homme a fait des confidences publiques. Lorsqu’il était jeune, il s’intéressait à la thérapie sportive et rêvait de devenir physiothérapeute. Toutefois, sa demande d’admission avait été refusée. Qu’à cela ne tienne, il a poursuivi son rêve en empruntant une voie parallèle.
Aujourd’hui à la tête de l’Université de Moncton, il dit que les étoiles sont alignées pour que les jeunes, actuellement au secondaire, puissent suivre leur passion dans la province sans être obligés de s’exiler ailleurs au Canada.
Le député de Moncton-Est, Alexandre Cédric Doucet, fut confronté à cette réalité durant son parcours universitaire.
«Je peux dire que c'est une demande de longue date. On en parlait fréquemment quand j’étais étudiant. J’ai deux amis très personnels qui ont qui ont dû quitter la province pour étudier en physiothérapie, mais malheureusement, ils ne sont jamais revenus au Nouveau Brunswick», a-t-il confié.
Former les futurs professionnels de la santé au Nouveau-Brunswick procurerait un avantage certain en termes de rétention des diplômés. Selon les statistiques, les professionnels formés au N.-B. sont plus susceptibles de rester dans la province après l'obtention de leur diplôme.
Au-delà de la rétention de la main-d’œuvre, il s’agit de combler les besoins à venir.
«En raison des départs à la retraite et de la demande qui augmente, les prévisions du marché du travail indiquent que la province de Nouveau -Brunswick aura besoin de plus de 200 physiothérapeutes au cours des dix prochaines années», a déclaré Jean-Claude d’Amours.
Une première cohorte de 12 étudiants
Il s’agissait de la première annonce de l’élu provincial en sa qualité de nouveau ministre titulaire de l’Éducation postsecondaire et de la Formation.
La province finance actuellement neuf places en physiothérapie au Québec. M. d’Amours a indiqué que les étudiants actuellement inscrits dans la belle province pourront terminer leur programme.
Par la suite, le financement sera progressivement supprimé et transféré au nouveau programme de Moncton. Trois places supplémentaires seront alors créées, pour un total de 12. La première cohorte recevra son diplôme en 2030.
Le nombre de places pourrait être augmenté à l'avenir en fonction de la demande, a ajouté le ministre. Denis Prud'homme a souligné qu'ils entendent parler de cette demande en discutant avec le Réseau de santé Vitalité et en consultant les données.
Bien que la province n’ait pas encore finalisé son engagement de financement, D’Amours a déclaré que le gouvernement fournirait un soutien financier pour le développement du programme et les coûts de démarrage.
Interrogé sur le coût du programme, le ministre a répondu que «le montant total est en cours d’élaboration avec l’Université de Moncton.»
Formation en français
M. Prud’homme a précisé que le nouveau programme sera élaboré en modifiant le cursus d’un programme existant à l’Université de Sherbrooke.
Pour préparer le nouveau programme, le recteur a affirmé qu’il faudra mettre en place des infrastructures, telles que des salles de classe, des salles de réunion et des laboratoires.
«À court terme, nous adapterons les infrastructures existantes », a-t-il indiqué, précisant que le programme devait coïncider avec la rénovation majeure du CEPS Louis-J.-Robichaud. «De nouveaux locaux seront disponibles d'ici trois à cinq ans.»
Dr. Prud’homme invite des physiothérapeutes qui exercent tant dans le système public que dans le système privé à s'engager dans ce nouveau programme pour dispenser la formation en laboratoire, en simulation, mais aussi lors des stages cliniques.
«L’autre bonne nouvelle, c’est que l'Université de Moncton forme ses professionnels en français, mais la grande majorité sont capables de servir dans les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Donc, on a un impact sur l'ensemble de la province», s’est-il félicité.
