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13 Mars 2025
À Moncton et à Dieppe, croissance urbaine et transports en commun vont de pair
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Les villes de Moncton et de Dieppe vont développer leurs systèmes de transport en commun grâce à un financement combiné de 11,5 millions de dollars. Il s’agissait de la dernière annonce officielle à laquelle participait Dawn Arnold en sa qualité de mairesse de Moncton avant de prendre ses fonctions de sénatrice.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Le ministre fédéral des Finances et des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, et la présidente du Conseil du Trésor et députée de Moncton-Riverview-Dieppe, Ginette Petitpas Taylor, étaient à Dieppe vendredi matin pour cette annonce conjointe.
La ville de Dieppe recevra 1,6 million de dollars sur 10 ans, de 2026 à 2036, et la ville de Moncton recevra 9,8 millions de dollars au cours de la même période. Ces montants ont pour objet d’aider les deux villes à améliorer, remplacer et moderniser leurs systèmes de transport en commun.
Conçu pour répondre aux besoins uniques des collectivités de toutes tailles, le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) fournira en moyenne 3 milliards de dollars de financement permanent par an à partir de 2026-27 pour répondre aux besoins locaux.
«Le transport en commun n'est pas seulement une priorité pour les grandes villes du Canada. C'est aussi un impératif pour les collectivités durables, progressistes et tournées vers l'avenir qui connaissent une croissance rapide, comme Dieppe et Moncton», a déclaré M. LeBlanc.
Les deux députés fédéraux de l’agglomération ont souligné la croissance rapide de Moncton et de Dieppe. À cet égard, Moncton a été désignée comme la deuxième ayant la croissance la plus rapide au Canada, juste derrière Calgary.
Dans sa dernière allocution publique à titre de mairesse de Moncton, Dawn Arnold a déclaré que le nombre d'usagers des transports en commun de sa ville avait augmenté de 88% entre 2022 et 2024. Selon Jérémie Aubé, directeur de la mobilité urbaine de Dieppe, le nombre d'usagers à Dieppe a augmenté d'environ 90% d'une année sur l'autre au cours de la même période.
Aloma Jardine, directrice intérimaire des communications de la Ville de Moncton, a indiqué que la flotte de Codiac Transpo comptait 42 autobus. De ce nombre, huit devraient être prochainement remplacés. Quatre autres devraient l’être à l’horizon 2030. Seront-ils « verts »? Rien n’est moins sûr.
«A court terme, on continue d’acheter les autobus à moteur diesel, a-t-elle fait savoir. On est en train de développer un plan pour les véhicules électriques et il y a un projet pilote qui s’en vient – Codiac Transpo a eu le soutien pour acheter un autobus électrique dans le budget de 2025. C’est un projet à long terme parce qu’il faut aussi construire l’infrastructure pour soutenir les autobus.»
Chantal Véchambre, qui réside en périphérie dans le secteur de Lakeburn, voit l’annonce d’un très bon œil. Elle utilise quotidiennement l’autobus pour se déplacer dans le Grand Moncton.
«Personnellement, ne pas avoir de voiture a été un choix quand je suis revenue à dans la région. Mais là, après avoir tenu presque quatre ans, je suis à la limite du craquage.»
Reverra-t-on un jour une seule voiture par résidence ?
L’expérience canadienne voire nord-américaine étant très différente de celle du Vieux Continent en ce domaine, certains expatriés regrettent que le maillage du réseau soit plutôt clairsemé et pas très bien signalé. Pour sa part, la Canadienne originaire de France espère que les itinéraires seront revus sur certaines lignes.
«C’est toujours le même problème, a-t-elle lâché. Dans tous les pays où la voiture est reine, les politiques ne voient pas très bien la nécessité d’avoir un bon transport en commun digne de ce nom. Après dix ans à Toronto à m’enrager sur le même sujet, je peux dire clairement que le transport en commun, ce n’est pas leur truc au Canada», a constaté Mme Véchambre.
Le maire adjoint de Dieppe, Ernest Thibodeau, a mentionné que l’un des objectifs était de réduire le parc automobile par foyer. Une voiture par résidence est souhaitable, mais est-ce réaliste ? Pour Julie Albert, relationniste de la Ville de Dieppe, cela passera par l’éducation et la sensibilisation du public.
«Le financement accordé aujourd’hui va nous permettre d’améliorer notre réseau actuel et de le rendre plus accessible. En rendant le réseau plus accessible, pratique et abordable, les résidents seront plus enclins à changer leurs habitudes», espère-t-elle.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Le ministre fédéral des Finances et des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, et la présidente du Conseil du Trésor et députée de Moncton-Riverview-Dieppe, Ginette Petitpas Taylor, étaient à Dieppe vendredi matin pour cette annonce conjointe.
La ville de Dieppe recevra 1,6 million de dollars sur 10 ans, de 2026 à 2036, et la ville de Moncton recevra 9,8 millions de dollars au cours de la même période. Ces montants ont pour objet d’aider les deux villes à améliorer, remplacer et moderniser leurs systèmes de transport en commun.
Conçu pour répondre aux besoins uniques des collectivités de toutes tailles, le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) fournira en moyenne 3 milliards de dollars de financement permanent par an à partir de 2026-27 pour répondre aux besoins locaux.
«Le transport en commun n'est pas seulement une priorité pour les grandes villes du Canada. C'est aussi un impératif pour les collectivités durables, progressistes et tournées vers l'avenir qui connaissent une croissance rapide, comme Dieppe et Moncton», a déclaré M. LeBlanc.
Les deux députés fédéraux de l’agglomération ont souligné la croissance rapide de Moncton et de Dieppe. À cet égard, Moncton a été désignée comme la deuxième ayant la croissance la plus rapide au Canada, juste derrière Calgary.
Dans sa dernière allocution publique à titre de mairesse de Moncton, Dawn Arnold a déclaré que le nombre d'usagers des transports en commun de sa ville avait augmenté de 88% entre 2022 et 2024. Selon Jérémie Aubé, directeur de la mobilité urbaine de Dieppe, le nombre d'usagers à Dieppe a augmenté d'environ 90% d'une année sur l'autre au cours de la même période.
Aloma Jardine, directrice intérimaire des communications de la Ville de Moncton, a indiqué que la flotte de Codiac Transpo comptait 42 autobus. De ce nombre, huit devraient être prochainement remplacés. Quatre autres devraient l’être à l’horizon 2030. Seront-ils « verts »? Rien n’est moins sûr.
«A court terme, on continue d’acheter les autobus à moteur diesel, a-t-elle fait savoir. On est en train de développer un plan pour les véhicules électriques et il y a un projet pilote qui s’en vient – Codiac Transpo a eu le soutien pour acheter un autobus électrique dans le budget de 2025. C’est un projet à long terme parce qu’il faut aussi construire l’infrastructure pour soutenir les autobus.»
Chantal Véchambre, qui réside en périphérie dans le secteur de Lakeburn, voit l’annonce d’un très bon œil. Elle utilise quotidiennement l’autobus pour se déplacer dans le Grand Moncton.
«Personnellement, ne pas avoir de voiture a été un choix quand je suis revenue à dans la région. Mais là, après avoir tenu presque quatre ans, je suis à la limite du craquage.»
Reverra-t-on un jour une seule voiture par résidence ?
L’expérience canadienne voire nord-américaine étant très différente de celle du Vieux Continent en ce domaine, certains expatriés regrettent que le maillage du réseau soit plutôt clairsemé et pas très bien signalé. Pour sa part, la Canadienne originaire de France espère que les itinéraires seront revus sur certaines lignes.
«C’est toujours le même problème, a-t-elle lâché. Dans tous les pays où la voiture est reine, les politiques ne voient pas très bien la nécessité d’avoir un bon transport en commun digne de ce nom. Après dix ans à Toronto à m’enrager sur le même sujet, je peux dire clairement que le transport en commun, ce n’est pas leur truc au Canada», a constaté Mme Véchambre.
Le maire adjoint de Dieppe, Ernest Thibodeau, a mentionné que l’un des objectifs était de réduire le parc automobile par foyer. Une voiture par résidence est souhaitable, mais est-ce réaliste ? Pour Julie Albert, relationniste de la Ville de Dieppe, cela passera par l’éducation et la sensibilisation du public.
«Le financement accordé aujourd’hui va nous permettre d’améliorer notre réseau actuel et de le rendre plus accessible. En rendant le réseau plus accessible, pratique et abordable, les résidents seront plus enclins à changer leurs habitudes», espère-t-elle.
