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19 Février 2025
Rénover l’existant ou construire à neuf : quel avenir pour l’hôpital Stella-Maris ?
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Dans le cadre de sa planification stratégique, Vitalité s'intéresse à l'avenir de l'hôpital Stella-Maris-de-Kent. La régie a consulté la Première Nation d'Elsipogtog ainsi que la Commission de services régionaux de Kent (CSRK). Ensemble, ils soumettent deux options au gouvernement.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
La première option consisterait à rénover et agrandir l'hôpital actuel, un projet estimé à 242 millions de dollars qui s'étalerait sur plus de 15 ans.
Cependant, cette solution présente plusieurs défis, notamment la nécessité de mettre en place des installations temporaires pendant les travaux, les risques associés à l'ancienneté du bâtiment construit en 1966 (comme la présence d'amiante) et les coûts liés à la mise aux normes sismiques de la structure.
La seconde option propose de démolir l'hôpital existant pour reconstruire un nouvel établissement sur le même site. Cette approche nécessiterait un investissement de 366 millions de dollars et s'échelonnerait sur une période de 10 à 15 ans.
Dans les deux cas, le gouvernement devrait engager des dépenses considérables. Autant dire que ce n’est pas du tout cuit, ainsi que le reconnaît le député de la circonscription de Beausoleil-Grand-Bouctouche-Kent.
«On entre en compétition avec plein d’autres demandes concurrentielles, a-t-il dit en entrevue téléphonique vendredi dernier. Dans un monde parfait, ce ne serait pas un problème. Je vais pousser pour que cela se fasse, car c’est un investissement sur l’avenir.»
L’élu libéral peut compter sur ses confrères de Kent-Nord (Pat Finnigan) et Lyne Chantal Boudreau (Champdoré-Irishtown).
Selon M. Bourque, qui fut brièvement ministre de la Santé lors de la dernière année du gouvernement de Brian Gallant, les deux options sont intéressantes. Cependant, elles représentent une solution à long terme qui ne règle en rien les problèmes du présent.
Des avis partagés sur la question
«Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes, a-t-il affirmé. Des actions concrètes doivent être prises maintenant. En ce moment, Stella-Maris vit une situation difficile à court terme. Il faut travailler sur le rétablissement des soins aigus et renforcer la salle d’urgence de l’édifice.»
Le Moniteur acadien a organisé un vox pop sur son réseau social pour sonder l’opinion de la population. Il a recueilli des avis partagés.
Jacques Giguère, qui réside à Memramcook, s’est prononcé en faveur d’une rénovation. Une solution éco-responsable aux yeux de celui qui a porté les couleurs du Parti vert lors de la dernière élection provinciale.
«Le bâtiment est déjà là, et l’empreinte carbone sera toujours moindre, a-t-il avancé. Dans les deux hôpitaux de Moncton, on a fait des ajouts et procédé à des améliorations.»
Joël McIntosh, un résident de Bouctouche, abonde dans le même sens mais pas vraiment pour les mêmes raisons.
«La rénovation est la seule solution sensée, une reconstruction complète coûterait trop cher alors que le gouvernement essaie déjà de fermer l’hôpital», soutient-il.
Mathieu Gérald Caissie, de Cocagne, opte pour une nouvelle construction car il estime qu’une rénovation reviendrait presque aussi cher. Pour sa part, Paul Henry LeBlanc a proposé une troisième voie qui serait certainement plus coûteuse mais qui ne serait pas dénuée d’intérêt si les fonds nécessaires étaient disponibles.
«Je verrais bien un nouvel hôpital attaché à l’ancien. On pourrait utiliser ce dernier comme foyer de soins.»
Selon Benoît Bourque, un nouvel hôpital pourrait être construit pendant que l’ancien continuerait ses opérations. En revanche, dans le cadre d’une rénovation du bâtiment existant, il faudrait déménager des services, ce qui ne pourrait qu’accroître les difficultés auxquelles Stella-Maris fait déjà face pour servir sa clientèle.
«Un bâtiment neuf serait préférable, mais je préférerais que l’hôpital soit rénové plutôt que de nous en tenir au statu quo», a conclu le député.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
La première option consisterait à rénover et agrandir l'hôpital actuel, un projet estimé à 242 millions de dollars qui s'étalerait sur plus de 15 ans.
Cependant, cette solution présente plusieurs défis, notamment la nécessité de mettre en place des installations temporaires pendant les travaux, les risques associés à l'ancienneté du bâtiment construit en 1966 (comme la présence d'amiante) et les coûts liés à la mise aux normes sismiques de la structure.
La seconde option propose de démolir l'hôpital existant pour reconstruire un nouvel établissement sur le même site. Cette approche nécessiterait un investissement de 366 millions de dollars et s'échelonnerait sur une période de 10 à 15 ans.
Dans les deux cas, le gouvernement devrait engager des dépenses considérables. Autant dire que ce n’est pas du tout cuit, ainsi que le reconnaît le député de la circonscription de Beausoleil-Grand-Bouctouche-Kent.
«On entre en compétition avec plein d’autres demandes concurrentielles, a-t-il dit en entrevue téléphonique vendredi dernier. Dans un monde parfait, ce ne serait pas un problème. Je vais pousser pour que cela se fasse, car c’est un investissement sur l’avenir.»
L’élu libéral peut compter sur ses confrères de Kent-Nord (Pat Finnigan) et Lyne Chantal Boudreau (Champdoré-Irishtown).
Selon M. Bourque, qui fut brièvement ministre de la Santé lors de la dernière année du gouvernement de Brian Gallant, les deux options sont intéressantes. Cependant, elles représentent une solution à long terme qui ne règle en rien les problèmes du présent.
Des avis partagés sur la question
«Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes, a-t-il affirmé. Des actions concrètes doivent être prises maintenant. En ce moment, Stella-Maris vit une situation difficile à court terme. Il faut travailler sur le rétablissement des soins aigus et renforcer la salle d’urgence de l’édifice.»
Le Moniteur acadien a organisé un vox pop sur son réseau social pour sonder l’opinion de la population. Il a recueilli des avis partagés.
Jacques Giguère, qui réside à Memramcook, s’est prononcé en faveur d’une rénovation. Une solution éco-responsable aux yeux de celui qui a porté les couleurs du Parti vert lors de la dernière élection provinciale.
«Le bâtiment est déjà là, et l’empreinte carbone sera toujours moindre, a-t-il avancé. Dans les deux hôpitaux de Moncton, on a fait des ajouts et procédé à des améliorations.»
Joël McIntosh, un résident de Bouctouche, abonde dans le même sens mais pas vraiment pour les mêmes raisons.
«La rénovation est la seule solution sensée, une reconstruction complète coûterait trop cher alors que le gouvernement essaie déjà de fermer l’hôpital», soutient-il.
Mathieu Gérald Caissie, de Cocagne, opte pour une nouvelle construction car il estime qu’une rénovation reviendrait presque aussi cher. Pour sa part, Paul Henry LeBlanc a proposé une troisième voie qui serait certainement plus coûteuse mais qui ne serait pas dénuée d’intérêt si les fonds nécessaires étaient disponibles.
«Je verrais bien un nouvel hôpital attaché à l’ancien. On pourrait utiliser ce dernier comme foyer de soins.»
Selon Benoît Bourque, un nouvel hôpital pourrait être construit pendant que l’ancien continuerait ses opérations. En revanche, dans le cadre d’une rénovation du bâtiment existant, il faudrait déménager des services, ce qui ne pourrait qu’accroître les difficultés auxquelles Stella-Maris fait déjà face pour servir sa clientèle.
«Un bâtiment neuf serait préférable, mais je préférerais que l’hôpital soit rénové plutôt que de nous en tenir au statu quo», a conclu le député.
