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20 Avril 2022
René Ephestion s’envole pour un projet humanitaire en République démocratique du Congo
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L’ex-directeur de la Maison Nazareth de Moncton, René Ephestion, a décidé de se rendre au Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’un projet humanitaire de Médecins sans frontières (MSF), pour venir en aide aux plus démunis de cette région en proie à des affrontements entre différents groupes armés.
Après avoir dirigé la Maison Nazareth qui vienne en aide aux personnes sans-abris, René Ephestion a décidé de se lancer dans l’humanitaire. Il ne se voyait pas travailler dans une entreprise qui ne fait que des profits.
«Je voulais m’engager dans une organisation humanitaire qui est indépendante. C’est ainsi que j’ai décidé de m’engager avec MSF», explique M. Ephestion.
D’après l’ex-directeur de la Maison Nazareth, c’est sa première fois de se rendre en Afrique noire. Il ajoute que le projet de MSF au Nord-Kivu est d’apporter un soutien à un centre de santé gouvernemental de 300 à 400 lits.

(René Ephestion, ancien directeur de la Maison Nazareth s’est engagé auprès de Médecins sans frontières pour un projet humanitaire au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Photo contribution)
«À notre centre de santé, on réalise beaucoup d’accouchements. Il y a des gens qui font 4 à 5 heures de route pour venir accoucher dans le centre de santé MSF à cause de la qualité des soins», raconte René Ephestion.
Le projet du Nord-Kivu a également un volet économique, indique le responsable financier et des ressources humaines.
«Il y a des retombées économiques de ce projet dans la région. MSF engage du personnel national à savoir des infirmières, des sages-femmes, ainsi que des réceptionnistes.»
Difficultés sur le terrain
Le Congo, d’après M. Ephestion est un beau pays avec un sous-sol très riche en minerais qui attise des convoitises de la part des différents groupes armés que ce soit du Congo ou des pays voisins. Il ajoute que leurs libertés sont très restreintes.
«Dans la zone où je me trouve, on a tiré sur un véhicule d’un autre projet de MSF. Il y a eu des blessés. Les déplacements en véhicules sont très limités.»
M.Ephestion poursuit «que sa famille était très inquiète avec l’insécurité dans la région. Ce n’est pas facile, mais avec le temps, j’ai pu leur rassurer que tout se passe bien.»
Sensibilisation auprès des groupes armés
«J’ai participé à plusieurs réunions de sensibilisations auprès des groupes armés. Je n’avais jamais vu autant d’armes de guerre dans ma vie. On explique aux militaires que les services de notre centre de santé sont disponibles pour tout le monde.»
Malgré ces difficultés, René Ephestion souligne que MSF ne va pas changer le monde, mais qu’ils peuvent faire changer la vie de beaucoup de personnes.
(Vue de l’extérieur du camp de Médecins sans frontière au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Photo contribution)«On est dans une région de conflits et beaucoup de femmes sont victimes de viols. On apporte des soutiens aux femmes et aux enfants.»
Pour ce qui est du recrutement des agents locaux, M. Ephestion souligne l’importance de l’impartialité de MSF.
«On a plusieurs ethnies au Congo, et il faut être prudent dans le recrutement. MSF a toujours été impartial dans le recrutement et cela évite des problèmes.»
Médecins sans frontières apporte son soutien au système de santé du Nord-Kivu depuis 17 ans , conclut René Ephestion.
Idrissa Diakité
IJL - Réseau.Presse - Le Moniteur Acadien
