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29 Mars 2022
Budget 2022 : des réactions mitigées dans la région
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Plusieurs élus et acteurs ont réagi à la suite du dépôt du budget provincial 2022-2023, le 22 mars. Plusieurs secteurs, dont la santé, se voient octroyer des augmentations de financement.
Selon le communiqué du gouvernement provincial, une somme de 3,2 milliards $ est prévue pour le système de santé, «soit une augmentation de 6,4 pour cent par rapport aux prévisions du troisième trimestre».
L’économiste de l’Université de Moncton Pierre-Marcel-Desjardins mentionne qu’il est «intéressant» de voir des investissements dans le secteur de la santé. Il croit toutefois que le milieu s’attendait à une véritable réforme du système de la santé.

L’économiste de l’Université de Moncton Pierre-Marcel-Desjardins. (Crédit : Archives Le Moniteur Acadien)«On va attendre de voir l’impact du financement annoncé par le gouvernement provincial au niveau du réseau de la santé», ajoute-t-il.
Le nouveau budget prévoit aussi une somme de 5 millions $ «pour attirer les investissements de capitaux qui visent à améliorer la productivité et à générer une croissance durable à long terme».
Pierre-Marcel Desjardins s’en réjouit : «On a grandement besoin de cette initiative avec notre pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises ont besoin d’aller de l’avant avec des initiatives d’autonomisation. C’est sûr que 5 millions $ ce n’est pas beaucoup, mais c’est un bon début dans la bonne direction.»
L’AFANB soumettra des recommandations au gouvernement
En ce qui concerne les aînés, le budget compte deux mesures phares : une somme de 4,1 millions $ pour poursuivre le travail décrit dans le Plan du gouvernement pour les foyers de soins 2018-2023 et une somme de 9,7 millions $ pour augmenter les heures de soins dans les foyers de soins.
Le président de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (AFANB), Marcel Larocque, soutient que le gouvernement provincial peut faire mieux en investissant davantage dans les services aux aînés.
«On va attendre de voir si réellement les mesures annoncées par la province permettront à la rétention et à la formation du personnel travaillant avec les aînés», indique-t-il.
Il ajoute que l’AFANB présentera au gouvernement provincial un rapport avec des recommandations, sans toutefois préciser de date : «Ce rapport contiendra des recommandations pas seulement financières, mais aussi humaines. Par exemple, pourquoi il n’y a pas des comités de familles dans certains foyers de soins?»
Déception à Dieppe en infrastructures routières
Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, mentionne que les routes désignées provinciales de sa municipalité, dont les rues Champlain et Amirault, sont en mauvais état. Selon lui, l’excédent de 35,2 millions $ compris dans le budget 2022-2023 aurait dû permettre de réaliser des investissements au niveau des routes, ce qui n’est pas le cas.

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre. (Crédit : Idrissa Diakité – Le Moniteur Acadien)
Le maire Lapierre avance que cela fait cinq ans que sa municipalité n’a pas eu de financement de la province en matière d’infrastructures routières, une affirmation qui n’a pas pu être vérifiée par Le Moniteur Acadien. «D’après la formule qui est en place, la province devrait contribuer à 55 % des coûts pour arranger les routes. On est déçus parce que c’est une opportunité manquée», explique-t-il.
Selon le chef de l’opposition officielle et député de Dieppe, Roger Melanson, le gouvernement provincial «n’est plus à la table» quand on parle d’infrastructures routières, ce qui freine les municipalités lorsqu’elles tentent d’aller chercher du financement du fédéral.
«Depuis deux ans, le gouvernement provincial a laissé [sur la table] 204 millions $ en investissements d’infrastructures [du fédéral]. C’est l’argent qui était prévu qu’il n’a pas utilisé parce qu’il a préféré augmenter le surplus», déclare le député Melanson, un chiffre que n’a pas pu confirmer Le Moniteur Acadien.
D’après l’économiste Pierre-Marcel Desjardins, il faudra attendre le budget capital pour connaître les détails des investissements dans les infrastructures. Il souligne toutefois que le gouvernement provincial «a une vision à court terme».
«Que ce soit au niveau des travaux routiers dans les municipalités ou de l’élargissement de la route 11 entre Shediac et Miramichi, le gouvernement aurait dû bonifier cette catégorie d’investissement», croit-il.
Shediac a l’œil sur le budget de tourisme
Le budget provincial annonce une augmentation de 26 % du budget du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture en excluant les dépenses non récurrentes liées à la COVID-19. Cette augmentation suscite un engouement chez le maire de Shediac, Roger Caissie.
«Shediac est une des destinations prisées des touristes qui visitent la province chaque été. On souhaite que cette augmentation du budget du tourisme permette de réaliser des activités promotionnelles pour attirer plus de touristes dans la région», conclut le maire Caissie.
Idrissa Diakité
IJL - Réseau.Presse - Le Moniteur Acadien
Selon le communiqué du gouvernement provincial, une somme de 3,2 milliards $ est prévue pour le système de santé, «soit une augmentation de 6,4 pour cent par rapport aux prévisions du troisième trimestre».
L’économiste de l’Université de Moncton Pierre-Marcel-Desjardins mentionne qu’il est «intéressant» de voir des investissements dans le secteur de la santé. Il croit toutefois que le milieu s’attendait à une véritable réforme du système de la santé.

L’économiste de l’Université de Moncton Pierre-Marcel-Desjardins. (Crédit : Archives Le Moniteur Acadien)«On va attendre de voir l’impact du financement annoncé par le gouvernement provincial au niveau du réseau de la santé», ajoute-t-il.
Le nouveau budget prévoit aussi une somme de 5 millions $ «pour attirer les investissements de capitaux qui visent à améliorer la productivité et à générer une croissance durable à long terme».
Pierre-Marcel Desjardins s’en réjouit : «On a grandement besoin de cette initiative avec notre pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises ont besoin d’aller de l’avant avec des initiatives d’autonomisation. C’est sûr que 5 millions $ ce n’est pas beaucoup, mais c’est un bon début dans la bonne direction.»
L’AFANB soumettra des recommandations au gouvernement
En ce qui concerne les aînés, le budget compte deux mesures phares : une somme de 4,1 millions $ pour poursuivre le travail décrit dans le Plan du gouvernement pour les foyers de soins 2018-2023 et une somme de 9,7 millions $ pour augmenter les heures de soins dans les foyers de soins.
Le président de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (AFANB), Marcel Larocque, soutient que le gouvernement provincial peut faire mieux en investissant davantage dans les services aux aînés.
«On va attendre de voir si réellement les mesures annoncées par la province permettront à la rétention et à la formation du personnel travaillant avec les aînés», indique-t-il.
Il ajoute que l’AFANB présentera au gouvernement provincial un rapport avec des recommandations, sans toutefois préciser de date : «Ce rapport contiendra des recommandations pas seulement financières, mais aussi humaines. Par exemple, pourquoi il n’y a pas des comités de familles dans certains foyers de soins?»
Déception à Dieppe en infrastructures routières
Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, mentionne que les routes désignées provinciales de sa municipalité, dont les rues Champlain et Amirault, sont en mauvais état. Selon lui, l’excédent de 35,2 millions $ compris dans le budget 2022-2023 aurait dû permettre de réaliser des investissements au niveau des routes, ce qui n’est pas le cas.

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre. (Crédit : Idrissa Diakité – Le Moniteur Acadien)
Le maire Lapierre avance que cela fait cinq ans que sa municipalité n’a pas eu de financement de la province en matière d’infrastructures routières, une affirmation qui n’a pas pu être vérifiée par Le Moniteur Acadien. «D’après la formule qui est en place, la province devrait contribuer à 55 % des coûts pour arranger les routes. On est déçus parce que c’est une opportunité manquée», explique-t-il.
Selon le chef de l’opposition officielle et député de Dieppe, Roger Melanson, le gouvernement provincial «n’est plus à la table» quand on parle d’infrastructures routières, ce qui freine les municipalités lorsqu’elles tentent d’aller chercher du financement du fédéral.
«Depuis deux ans, le gouvernement provincial a laissé [sur la table] 204 millions $ en investissements d’infrastructures [du fédéral]. C’est l’argent qui était prévu qu’il n’a pas utilisé parce qu’il a préféré augmenter le surplus», déclare le député Melanson, un chiffre que n’a pas pu confirmer Le Moniteur Acadien.
D’après l’économiste Pierre-Marcel Desjardins, il faudra attendre le budget capital pour connaître les détails des investissements dans les infrastructures. Il souligne toutefois que le gouvernement provincial «a une vision à court terme».
«Que ce soit au niveau des travaux routiers dans les municipalités ou de l’élargissement de la route 11 entre Shediac et Miramichi, le gouvernement aurait dû bonifier cette catégorie d’investissement», croit-il.
Shediac a l’œil sur le budget de tourisme
Le budget provincial annonce une augmentation de 26 % du budget du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture en excluant les dépenses non récurrentes liées à la COVID-19. Cette augmentation suscite un engouement chez le maire de Shediac, Roger Caissie.
«Shediac est une des destinations prisées des touristes qui visitent la province chaque été. On souhaite que cette augmentation du budget du tourisme permette de réaliser des activités promotionnelles pour attirer plus de touristes dans la région», conclut le maire Caissie.
Idrissa Diakité
IJL - Réseau.Presse - Le Moniteur Acadien
