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20 Février 2023
Abolition de l’immersion française : Fredericton recule
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Le projet de réforme de l’immersion française tel que le voulait Blaine Higgs est jeté aux oubliettes. Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Bill Hogan, en a fait l’annonce vendredi dernier.
«Je pensais vraiment que notre modèle qu’on avait annoncé était une bonne idée, je pense toujours que dans certaines situations, ça pourrait très bien fonctionner. Mais ce qu’on a découvert, c’est que ce n’était pas dans l’intérêt de nos enfants», a déclaré le ministre.
Dans la perspective des prochaines élections, le gouvernement progressiste-conservateur a peut-être également découvert, à la lumière des commentaires négatifs que, au cours des consultations publiques, son projet a reçus de la part des parents d’élèves et des enseignants, qu’il n’était pas non plus dans son propre intérêt de s’aliéner une partie non négligeable de son électorat. Les élections provinciales devraient avoir lieu dans un an et demi.
Aux yeux de Dominic Cardy, cette volte-face ne saurait suffire pour sauver les meubles. L’ancien ministre de l’Éducation, évincé du gouvernement pour s’être opposé au projet du premier ministre, estime que celui-ci devrait remettre sa démission «pour le bien du parti».
De son côté, la chef libérale Susan Holt a fait part de son soulagement sur les réseaux sociaux. Elle reconnaît que la partie n’a pas dû être facile pour le ministre Hogan et son entourage, mais pense que la controverse a produit des effets bénéfiques.
«Un aspect positif de ces nombreux mois d’anxiété, écrit-elle, c’est que nous avons pu voir des Néo-Brunswickoises et Néo-Brunswickois qui s’expriment et participent à notre démocratie et qui, en même temps, proposent d’excellentes idées pour l’avenir de notre système d’éducation.»
