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16 Novembre 2022
Un nouveau centre d’innovation en immigration francophone à Dieppe
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Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) est désormais présent au Sud-Est. Afin de contrer le déclin du français, un centre d’innovation en immigration francophone a été inauguré à Dieppe la semaine dernière. Il sera le premier du genre dont la vocation est d’attirer et de recruter les candidats francophones dont le Nouveau-Brunswick a besoin pour répondre à ses besoins en main-d’œuvre bilingue.
«Il s’agit d’une étape importante qui contribuera à rétablir le poids démographique des communautés francophones, particulièrement en milieu minoritaire» croit la ministre des Langues officielles et responsable de l’APECA, Ginette Petitpas Taylor.
La députée de Moncton-Riverview-Dieppe ajoute que cette ouverture concorde avec les objectifs d’Ottawa, tels qu’ils apparaissent dans la modernisation de la LLO fédérale.
«Dans le cadre de la modernisation de la Loi sur les langues officielles présentée en mars dernier, notre gouvernement proposait de se doter d’une politique en immigration francophone avec des objectifs, des cibles et des indicateurs précis en vue d’assurer la pérennité de notre belle langue française. Le nouveau centre permettra de concrétiser cette vision.»
L’objectif est d’atteindre une cible de 4,4% d’immigrants d’expression française à l’extérieur du Québec d’ici 2023. Certains la jugent toutefois beaucoup trop faible pour assurer la survie de la langue française face à un tsunami d’immigrants anglophones que le gouvernement Trudeau se propose d’accueillir au pays. Malgré tout, c’est mieux que rien.
Les autorités qualifiées ont fait observer que, depuis 2018, le Nouveau-Brunswick est devenu la deuxième destination la plus populaire choisie par les immigrants francophones hors Québec, avec plus de 4 000 nouveaux arrivants.
Presque tous les paliers de gouvernement étaient représentés lors de cette cérémonie, à l’exception de la province du Nouveau-Brunswick qui a brillé par son absence. Serait-ce parce qu’il s’agit d’immigration francophone et non anglophone ?
«On a dû répondre au fait que le gouvernement n’a pas envoyé de députés !» a déclaré Robert Gauvin, qui représente la circonscription de Baie-de-Shediac-Dieppe à Fredericton.

(De g. à d., Marie-France Lalonde, secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la citoyenneté ; Ginette Petitpas Taylor, Dominic LeBlanc et Yvon Lapierre. Crédit : Gracieuseté)
